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Arbre sacrĂ© des contes et lĂ©gendes d’Afrique, le baobab est rĂ©putĂ© pour sa grande longĂ©vitĂ© et son exceptionnelle rĂ©sistance Ă  la sĂ©cheresse.

Il existe plusieurs sorte de baobab, notamment Ă  Madagascar, mais la plus connue reste le baobab africain.
OmniprĂ©sent dans la pharmacopĂ©e traditionnelle africaine, on en utilise toutes les parties: du fruit riche en vitamine C, en passant par la pulpe, les feuilles et l’Ă©corce.

L’huile de l’arbre à palabres…l’huile de baobab biologique Arbre sacré contes et légendes

L’huile de l’arbre à palabres…l’huile de baobab biologique Arbre sacré contes et légendes

L’huile de baobab est extraite des centaines de graines contenues dans les fruits ovales de l’arbre. Cette huile regorge de protĂ©ines et d’acides gras essentiels. UtilisĂ©e dans l’art culinaire africain, elle est Ă©galement très apprĂ©ciĂ©e en cosmĂ©tique et reprĂ©sente d’ailleurs un soin de prĂ©dilection des femmes sĂ©nĂ©galaises.

Huile rare et prĂ©cieuse, l’huile de baobab est souvent comparĂ©e Ă  l’huile d’argan. De couleur jaune citron, l’huile de baobab est rĂ©putĂ©e pour lutter contre les radicaux libres et donc prĂ©venir l’apparition des rides. Emolliente et rĂ©gĂ©nĂ©rante cette huile pĂ©nètre facilement la peau qu’elle protège et assouplit. Elle est fortement recommandĂ©e dans la prĂ©vention des vergetures afin de rendre son Ă©lasticitĂ© Ă  l’Ă©piderme.

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

L’huile de baobab bio est adaptĂ©e aux peaux sensibles , dĂ©licates et irritĂ©es, mais elle est aussi un vĂ©ritable embellisseur capillaire, et un soin aux cheveux secs et fourchus auxquels elle rend brillance et souplesse. Cette huile protectrice est Ă©galement bĂ©nĂ©fique pour les problèmes d’ongles fragiles et cassants.


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Huile vierge de BAOBAB Sauvage Biologique (Adansonia digitata L.)

Le baobab est réputé pour sa longévité (estimée à 3000 ans) et pour sa grande résistance à la sécheresse.
L’huile de baobab est extraite des graines contenues dans ses fruits. Très hydratante, elle nourrit les peaux sèches et prévient l’apparition de rides.
Ses propriétés émollientes et adoucissantes en font un soin efficace pour traiter les irritations cutanées.
L’huile est extraite des graines contenues dans le fruit.Une huile biologique le respect de la nature et de l’homme.

Huile de graines de Baobab biologique AB ecocert

Huile de graines de Baobab biologique AB ecocert

Elle ne bouche pas les pores de la peau, fluide elle est rapidement absorbée, elle est dotée d’une excellente pénétration.

Cette huile est très appréciée pour ses propriétés médicinales.

Le fruit de baobab bio d'oĂą on extrait les graines pour produire l'huile de baobab bio

Le fruit de baobab bio d’oĂą on extrait les graines pour produire l’huile de baobab bio

Applications:

– L’huile de baobab Ă  un fort pouvoir anti-oxydant, et contient de nombreux tocophĂ©rols (vitamine E et en acides gras insaturĂ©s)
– L’huile de baobab protège la fibre capillaire et le cuir chevelu, apporte brillance et souplesse aux cheveux secs.
– L’huile de baobab est protectrice des cellules (assouplit et apaise la peau soulage la peau imitĂ©e)
– L’huile de baobab est recommandĂ©e aux femmes enceintes pour amĂ©liorer l’élasticitĂ© de la peau et Ă©viter ainsi les vergetures
– L’huile de baobab est rĂ©paratrice et cicatrisante (brulure, acnĂ©, gerçures, ongles cassants) elle redynamise la peau et relance des fonctions vitales des cellules.
– L’huile de baobab bio amĂ©liore l’élasticitĂ© de la peau, aide dans la prĂ©vention de vergeture
– L’huile de baobab bio soulage les affections de l’épiderme telles que l’eczĂ©ma, le psoriasis ou les petites plaies.
– L’huile de baobab bio renforce les ongles cassants
– L’huile de baobab bio se rĂ©vèle très bĂ©nĂ©fique en huile de massage pour apaiser les zones fatiguĂ©es du corps
– L’huile de baobab bio traite Ă©galement les cheveux secs et/ou fourchus mais les cheveux frisĂ©s ou crĂ©pus.(masques capilaires)
– L’huile de baobab redynamise la peau et relance les fonctions vitales des cellules, elle rĂ©gènère rapidement les tissus.
– L’huile de baobab bio est rĂ©paratrice et cicatrisante (brulure, acnĂ©)
– L’huile de baobab boi protège les cellules (assouplit et apaise la peau, soulage la peau irritĂ©e)
– L’huile de baobab bio protège la peau des agressions extĂ©rieures (soleil, froid, vent, pollution) l’adoucit et la prĂ©serve du desèchement.
– L’huile de baobab bio convient Ă©galement au soin des peaux matures.
– L’huile de baobab bio aide Ă  la cicatrisation des plaies.
– L’huile de baobab bio Ă  des propriĂ©tĂ©s antalgiques, et soulage les maux de dent, les contractures et les douleurs musculaires.
– L’huile de baobab bio est rĂ©gĂ©nĂ©rante et anti-inflammatoire elle soulage des courbatures.

Cette huile peut être utilisée à des fins culinaires

Couleur : jaune

Odeur : noisette

Mode d’obtention : L’huile de baobab est obtenue par pression mĂ©canique Ă  froid des graines du fruit. Son odeur est douce.

Composition : Acides gras : acide myristique 0.2%, acide pentadécanoïque <0.1%, acide palmitique 23.1%, acide palmitoléique 0.3%, acide margarique 0.2%, acide heptadécénoïque 0.4%, acide stéarique 4.5%, acide oléique (oméga 9) 33.1%, acide linoléique (oméga 6) 31%, acide alphalinolénique 0.3%, acide arachidique 1%, acide gadoléique 0.2%, acide béhénique 0.4%, acide tricosanoïque <0.1%, acide lignocérique 0.2%, autres acides gras 5.1%

Conservation : Garder l’huile de Baobab dans son flacon opaque protĂ©gĂ© de la lumiere, bien fermĂ© Ă  l’abri de l’air, de la chaleur (tempĂ©rature infĂ©rieure Ă  25 °C).

Certification : 100% issus de l’agriculture biologique, garantir de qualitĂ© et de traçabilitĂ©
Flacon de 50 ml

Origine: Sénégal

Conseil d’application : appliquer l’huile de baobab sur la totalitĂ© du visage ou toutes parties du corps, le film hydrolipidique se reconstitue naturellement. Ce film permet de prĂ©server l’eau contenue dans l’Ă©piderme. Souplesse et douceur assurĂ©es.


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Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix la poudre de baobab bio

Ingrédients
3 Ĺ’ufs.

2 cuillères à Soupe de Baomix.

250 grammes de Ricotta.

40 grammes de MaĂŻzena.

90 grammes de Sucre en poudre.

5 Ă  10 grammes de Beurre pour le chemisage du Plat ou du Moule.

Une pincée de Sel de Guérande.

1 Orange pour le zeste.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante
PréparationDans un récipient,Casser 1 œuf entier plus 2 Jaunes d’œufs.

Ajouter 80 grammes de Sucre en poudre.

Battre vigoureusement.

Ajouter une pincée de Sel de Guérande.

Ajouter 1 cuillère à Soupe bien pleine de Baomix.

Bien mélanger.

Rajouter une deuxième cuillère à Soupe bien pleine de Baomix.

MĂ©langer et Battre Ă©nergiquement.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Monter les 2 blancs d’Œufs en Neige (Les réserver).

Reprendre la préparation,

Ajouter les 40 gr de MaĂŻzena.

Râper les ¾ de l’Orange en Zeste, bien mélanger.

Ajouter les 250 gr de Ricotta, bien mélanger.

Râper le dernier quart de l’Orange en Zeste, bien mélanger et battre énergiquement.

Ensuite incorporer et mélanger délicatement les Blancs en Neige.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Cuisson

Au début de la préparation préchauffer le Four à 180 degrés.

Prendre un Plat ou un Moule.

Chemiser le Plat ou le Moule avec le Beurre.

Saupoudrer avec les 10 grammes de Sucre en Poudre restant.

Verser délicatement la préparation pour la cuisson.

Mettre dans le four à 180 degrés.

Faire cuire pendant 30 minutes environ.

Surveiller la cuisson après 25 minutes.

Sortir et laisser refroidir.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Il est  souhaitable de déguster ce Dessert tiède
Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Bon Appétit.

Conclusions

Ce dessert est succulent et original, nos invités ont appréciés.

Que c’est bon.


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LE BAOBAB COMMENCE Ă€ ĂŠTRE REPLANTÉ DANS PLUSIEURS PAYS D’AFRIQUE. LES BAOBABS DU GENRE ADANSONIA SUSCITENT DE NOUVEAU L’INTÉRĂŠT DE L’INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE GRĂ‚CE AUX BIENFAITS DE SON FRUIT ET PLUS PRÉCISÉMENT DE SA PULPE.

Les produits Ă  base de pulpe de baobab commencent Ă  se multiplier et Ă  trouver des dĂ©bouchĂ©s bien au-delĂ  de l’Afrique. On trouve des confitures, des chocolats, des bonbons, du jus de fruit et des yaourts, tandis qu’au Japon vient de apparaĂ®tre le « Pespi Baobab ». Contrairement Ă  certaines plantations d’espèces introduites en Afrique pour l’agroalimentaire ou Ă  l’agro carburant, le baobab est un arbre qui existe dĂ©jĂ  sur le continent et sur la Grande Ile et ne risque pas de dĂ©truire les Ă©cosystèmes.
Outre que l’arbre du baobab est un formidable rĂ©servoir d’eau pouvant retenir jusqu’Ă  100.000 litres qui peut ĂŞtre rĂ©cupĂ©rĂ© dans son tronc sans dĂ©truire l’arbre, en Afrique et Ă  Madagascar, les services rendus par le baobab sont dĂ©jĂ  connus depuis longtemps. La pulpe du fruit est utilisĂ©e dans la mĂ©decine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhĂ©e. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 Ă  3000 mg/kg, soit six fois supĂ©rieure Ă  celle contenue dans une orange. Elle contient des acides qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmĂ©tique Ă  base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brĂ»lĂ©e pour fumiger les insectes qui parasitent le bĂ©tail domestique.
Pourtant, le baobab pourrait ĂŞtre en danger.
Cet arbre gĂ©ant est gorgĂ© d’humiditĂ© et donc ne brĂ»le pas et ne peut servir de bois de chauffage. De plus, il a une forte capacitĂ© de rĂ©gĂ©nĂ©ration : il suffit qu’un petit nombre de racines soient conservĂ©es ou que quelques branches soient enterrĂ©es, pour qu’il repousse Ă  nouveau. Il n’a donc aucune raison de disparaĂ®tre, pourtant, il est en danger. Depuis des annĂ©es, en Afrique comme Ă  Madagascar, qui abrite six espèces endĂ©miques, les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et de moins en moins robustes.
Le baobab commence Ă  ĂŞtre replantĂ© dans plusieurs pays d’Afrique. Les baobabs du genre Adansonia suscitent de nouveau l’intĂ©rĂŞt de l’industrie agroalimentaire grâce aux bienfaits de son fruit et plus prĂ©cisĂ©ment de sa pulpe. Les produits Ă  base de pulpe de baobab commencent Ă  se multiplier et Ă  trouver des dĂ©bouchĂ©s bien au-delĂ  de l’Afrique. On trouve des confitures, des chocolats, des bonbons, du jus de fruit et des yaourts, tandis qu’au Japon vient de apparaĂ®tre le « Pespi Baobab ». Contrairement Ă  certaines plantations d’espèces introduites en Afrique pour l’agroalimentaire ou Ă  l’agro carburant, le baobab est un arbre qui existe dĂ©jĂ  sur le continent et sur la Grande Ile et ne risque pas de dĂ©truire les Ă©cosystèmes.
Outre que l’arbre du baobab est un formidable rĂ©servoir d’eau pouvant retenir jusqu’Ă  100.000 litres qui peut ĂŞtre rĂ©cupĂ©rĂ© dans son tronc sans dĂ©truire l’arbre, en Afrique et Ă  Madagascar, les services rendus par le baobab sont dĂ©jĂ  connus depuis longtemps. La pulpe du fruit est utilisĂ©e dans la mĂ©decine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhĂ©e. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 Ă  3000 mg/kg, soit six fois supĂ©rieure Ă  celle contenue dans une orange. Elle contient des acides qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmĂ©tique Ă  base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brĂ»lĂ©e pour fumiger les insectes qui parasitent le bĂ©tail domestique.
Pourtant, le baobab pourrait ĂŞtre en danger.Cet arbre gĂ©ant est gorgĂ© d’humiditĂ© et donc ne brĂ»le pas et ne peut servir de bois de chauffage. De plus, il a une forte capacitĂ© de rĂ©gĂ©nĂ©ration : il suffit qu’un petit nombre de racines soient conservĂ©es ou que quelques branches soient enterrĂ©es, pour qu’il repousse Ă  nouveau. Il n’a donc aucune raison de disparaĂ®tre, pourtant, il est en danger. Depuis des annĂ©es, en Afrique comme Ă  Madagascar, qui abrite six espèces endĂ©miques, les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et de moins en moins robustes.
L’Adansonia digitata, le baobab d’Afrique est prĂ©sent dans 31 pays africains dans les rĂ©gions les plus sèches du Sud Sahara jusqu’aux forĂŞts Ă  Madagascar. C’est l’espèce la plus rĂ©pandue et la mieux Ă©tudiĂ©e en Afrique. L’Adansonia grandidieri, mesurant de 30 Ă  40 mètres est le plus imposant des baobabs. C’est celui qui forme la cĂ©lèbre allĂ©e des baobabs de Morondava. Si la floraison peut se prolonger pendant 6 semaines de novembre Ă  dĂ©cembre et sporadiquement au cours de l’annĂ©e, la durĂ©e de vie des fleurs est très courte. Les fleurs commencent Ă  s’ouvrir vers la fin de l’après-midi, s’ouvrent complètement en soirĂ©e et tombent le lendemain Ă  l’aube. Elles ne durent donc que 12 heures. De plus, le nombre de fleurs par arbre peut ĂŞtre très rĂ©duit et varie de 1 Ă  50 par jour. Cette particularitĂ© donne aux animaux nocturnes un rĂ´le vital Ă  la reproduction du baobab. Les fleurs Ă©mettent une odeur qui attire en particulier les chauves-souris qui vont jouer ainsi le rĂ´le important de pollinisateur. Avec leurs griffes, elles s’accrochent quelques secondes Ă  la corolle pour recueillir le nectar. A Madagascar, en plus des chauves-souris frugivores, les lĂ©muriens jouent un rĂ´le important dans la pollinisation. La survie des baobabs va donc de paire avec celle des chauves souris et des lĂ©muriens. Ces deux animaux sont pourtant en danger Ă  cause de la dĂ©forestation, de la fragmentation et la destruction de leurs habitats et de la chasse. Un phĂ©nomène nouveau vient s’ajouter Ă  ces dangers en ce qui concerne la chauve souris : c’est la collecte de guano qui fait rage actuellement et dont on ne sait encore rien sur l’impact rĂ©el sur les Ă©cosystèmes et la survie des chauves souris.
Une nouvelle reconnaissance économique pour un arbre millénaire
La pulpe de baobab a obtenu l’agrĂ©ment « Nouvel aliment » en 2008 au sein de la CommunautĂ© EuropĂ©enne, après la dĂ©marche de l’association PhytoTrade Africa. Cet agrĂ©ment ne concerne Ă  ce jour que l’espèce Adansonia digitata. Fin juillet 2009, la FDA (Food and Drug Administration) aux Etats-Unis a accordĂ© ce statut Ă  la pulpe produite par la sociĂ©tĂ© Baobab Fruit Company Senegal. Le scientifique SĂ©bastien Garnaud s’est spĂ©cialisĂ© dans l’étude et la conservation de cet arbre en Afrique et Ă  Madagascar. Il a crĂ©Ă© l’association Inecoba (Institut pour l’Ă©tude et la conservation du baobab) et recense les nouveaux produits dĂ©rivĂ©s, qui vont peut ĂŞtre changer le destin de l’arbre. Un nouveau marchĂ©, qui rentre tout Ă  fait dans le cadre d’un dĂ©veloppement Ă©conomique local durable et la reconstruction d’Ă©cosystèmes, semble s’ouvrir et Madagascar devrait pouvoir pleinement en profiter. En effet, il n’y a aucune raison pour que dans la Grande Ile oĂą la consommation de pulpe de fruit pour faire des jus de fruits est dĂ©jĂ  largement rentrer dans les mĹ“urs, le dĂ©veloppement de l’exploitation du fruit de baobab endĂ©mique ne fasse pas l’objet de recherches plus poussĂ©es. On estime que les baobabs sont prĂŞts Ă  produire des fruits entre 8 et 23 ans. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voir mĂŞme absente certaines annĂ©es. Une technique de greffage mise au point au Mali a permis non seulement d’obtenir des plants appropriĂ©s pour la production de fruit dès la troisième annĂ©e mais elle a conduit Ă©galement Ă  des arbres plus petits, ce qui facilite la rĂ©colte des fruits. En effet la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 Ă  2 m par an.
Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe

Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe


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À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette reproduction interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s’adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu’il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.

Vidéo Cirad, Baobabs mutants

Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la rĂ©alitĂ© est toujours plus complexe qu’il n’y paraĂ®t. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congĂ©nères d’une espèce diffĂ©rente. Ce phĂ©nomène d’échange gĂ©nĂ©tique entre espèces distinctes, appelĂ© introgression, dĂ©fie la dĂ©finition mĂŞme du terme « espèce ». Il vient d’être mis en Ă©vidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab*. « Les premières Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques rĂ©alisĂ©es sur les baobabs montraient des incohĂ©rences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggĂ©rait dĂ©jĂ  l’existence d’un tel phĂ©nomène. » Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d’étude unique car la Grande Ă®le est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète. Comparaison d’ADN Après plusieurs missions de terrain pour rĂ©cupĂ©rer de l’ADN via des Ă©chantillons de feuilles ou d’écorces, les rĂ©sultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspĂ©cifique et donc l’introgression gĂ©nĂ©tique.

baobab metis baomix

Explications

Un arbre d’une espèce A peut féconder celui d’une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s’« acoquiner » aussi bien avec un « partenaire » A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs « rejetons » feront alors partie de l’espèce A, sauf qu’ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d’espèces B. Le tour est joué ! Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l’équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et

Roselyne Lumaret ont usé d’une astuce. Ils ont comparé l’ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes** qui a la propriété d’être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d’échange de gènes entre espèces.

Au-delà de la sélection naturelle Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d’introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : « leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l’a décrite Darwin, l’introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales. » Grands mais fragiles Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les projets financés par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection (voir encadré) . Par exemple, la découverte des phénomènes d’introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l’espèce. « Imaginez qu’on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu’une espèce, le phénomène d’introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d’adaptation, ce qui est loin d’être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux ! » explique Pascal Danthu.

Baobab

L’arbre aux mille surprises « Tout le monde connaĂ®t les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c’est le dĂ©sert » confie Pascal Danthu. Les projets de l’unitĂ© de recherche en partenariat « ForĂŞts et BiodiversitĂ© » Ă©tudient cet arbre sous tous les angles afin d’apporter des clĂ©s pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la gĂ©nĂ©tique aux rapports Ă©troits qu’entretiennent les sociĂ©tĂ©s avec ce gĂ©ant du règne vĂ©gĂ©tal, en passant par l’écologie pour mieux connaĂ®tre ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que « le baobab surprend quel que soit l’angle d’étude. L’anatomie du bois est extrĂŞmement complexe, l’architecture de l’arbre dĂ©fie les modèles classiques, et les relations qu’entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes. » Et puisque les baobabs ne semblent pas ĂŞtre Ă  un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre Ă©nigme : la faible prĂ©sence de petits baobabs dans les forĂŞts malgaches. Ce dĂ©ficit de rĂ©gĂ©nĂ©ration fait dire Ă  certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longĂ©vitĂ©. Le biologiste, lui, n’en est pas persuadĂ© : « ce phĂ©nomène peut ĂŞtre dĂ» Ă  des effets anthropiques, aux premières manifestations du rĂ©chauffement climatique, ou encore, Ă  une rĂ©gulation naturelle liĂ©e Ă  la très longue durĂ©e de vie. La question est Ă  l’étude. » En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, Ă  l’ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de rĂ©ponse : « dans cette rĂ©gion très peu anthropisĂ©e, la dĂ©mographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitĂ©es. » * Le projet Corus-baobab est coordonnĂ© par Roselyne Lumaret, gĂ©nĂ©ticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l’unitĂ© de recherche en partenariat «ForĂŞts et Biodiversité», un dispositif prioritaire du Cirad Ă  Madagascar.

Les partenaires du projet sont le Cirad, l’Université d’Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l’IRD, l’Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l’Université de Barcelone. ** Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l’énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse. Sources : Cirad, C. Cornu. la recherche agronomiques pour le développement www.cirad.fr