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 Baobab du Sénégal, arbre africain à caudex du genre Adansonia digitata

Apparemment les Sterculiacées, les Bombacacées Tiliacées et Malvacées feraient tous partie de la famille des Malvacées.
Dans les Sterculiacées il y a Theobroma et Herrania.

Dans les Bombacacées il y a l’arbre ” provision ” (Pachira aquatica Aube) le durian (D. zibethinus), le kapok (ceiba pentandra L.) et le baobab (Adansonia digitalis L.)
Ce qui fait du baobab un parent lointain du cacao.

Le baobab africain est la plus connue des 8 espèces de Baobab. C’est un arbre africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique. Sacré pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre à palabre qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.

Le fruit du baobab bio sauvage, d'où on extrait la poudre de pain de singe

Le fruit du baobab bio sauvage, d’où on extrait la poudre de pain de singe

Etymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.

Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau a une allure caractéristique et vit longtemps. Certains sont millénaires. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation ” l’arbre à l’envers ” car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.
L’écorce fibreuse grise et lisse sert à confectionner cordes et cordages. Le Baobab a la particularité de pouvoir régénérer celle-ci. La sève entre dans la fabrication du papier.

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc) se consomme bouillie. Elle est utilisée en décoctions pour tisanes médicinales. Elle sert de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.

Le fruit du Baobab se présente sous une forme oblongue d’environ 10 cm. de diamètre et 20 cm. de long. Il contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe).

Longévité

Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal. D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2 000 ans. En fait, ces arbres ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Sénégal, Baobab, arbre africain à caudex du genre Adansonia

Sénégal, Baobab, arbre africain à caudex du genre Adansonia

Utilisation alimentaire et médicinale

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons, riches en vitamines B1 et C.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.
Au Sénégal, le lalo est une poudre de feuilles de baobab séchées, riches en calcium et en fer, que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.
En Afrique de l’Ouest, le fruit, séché, est appelé “pain de singe” : en décoction, cette boisson est préconisée en cas de constipation pour ses vertus astringentes (=qui assure un resserrement).

Les gens du pays parlent d’imodium local.
Dans plusieurs des villages visités le baobab est présenté comme arbre sacré.

Soit dans le cadre de pratiques païennes, soit christianisé.
En vieillissant le tronc devient creux. Cette cavité servait autrefois de sépulture pour les griots. Les griots étaient/sont des poètes musiciens ambulants, dépositaires de la culture orale.


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Le Bouye – jus de pulpe de baobab bio, pain de singe

Au Sénégal, il y a – déjà! 2 ans, j’ai découvert le bouye, le jus de pain de singe.
Les enfants et moi-même adorions en boire… un peu partout en ville, on pouvait en trouver, en vente dans des sachets plastiques, que l’on percait à l’aide d’une paille… c’était un vrai bonheur, bien frais, sous le soleil de Dakar.

graines_baobab
Alors quand ma belle-soeur m’a rapporté du Sénégal, un petit sachet de pulpe de pain de singe, j’ai immédiatement voulu faire du jus pour les enfants… même sous le soleil de Bordeaux, ce fut un plaisir!
Le pain de singe est le terme commun pour le fruit du baobab, le baobab, emblème du Sénégal. Les singes en raffolent – d’où son nom – et il est très utilisé dans la médecine traditionnelle africaine*. Le pain de singe a une saveur acidulée – il aide à faire cailler le lait…

Le fruit du baobab ou pain de singe sur l'arbre

Le fruit du baobab ou pain de singe sur l’arbre

* Les feuilles sont notamment utilisées comme antidiarrhéique, fébrifuge, anti-inflammatoire et antifilarien.
La poudre de feuilles desséchées est antianémique, antirachitique, tonique, émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique et antirhumatismal.
La pulpe peut combattre la diarrhée, la dysenterie, la variole et la rougeole.
L’écorce est fébrifuge et anti-inflammatoire pour le tube digestif. La fibre du fruit (en décoction) est emménagogue et antidiarrhéique (source: http://www.senegal-online.com)
bouye – jus de pain de singe (pour 1 litre)
250g de pulpe de pain de singe + 100g de sucre semoule + 1 sachet de sucre vanillé + 1 càc d’eau de fleur d’oranger + 1 litre d’eau
> faire ramollir la pulpe de pain de singe dans l’eau pendant 15 minutes
> écraser à la main jusque la chair des fruits soit détachée des pépins – laisser macérer 2 heures
> presser le mélange à la main pour en extraire tout le jus, puis le passer au chinois
> récupérer le liquide dans un saladier, ajouter le sucre, la fleur d’oranger, le sucre vanillé
> mélanger, goûter – ajuster en sucre selon son goût et verser dans une jolie bouteille, mettre au réfrigérateur
> servir bien frais

Sources auntiejofunnykitchen


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 Recette du bouye la Boisson à base de fruit du baobab, pain de singe

– 200g de poudre de pain de singe

– 1l de lait entier ou semi-écrémé (ou encore du lait frais de vache)

– 25g de crème fraîche (facultatif)

– Sucre

– Vanille

Mouiller la farine de pain de singe, essorer ensuite dans un récipient. Ajouter le lait, la crème fraîche pour une meilleure saveur. Sucrer à votre goût et la consistance à votre choix. Plus concentré, ce jus s’apparente au yogourt yoplait. Le pain de singe est le fruit du baobab, de son scientifique l’adansonia digitata. Lire à la suite les multiples usages de cet arbre.

Les vertus du baobab (extrait)

Le baobab d’Afrique figure parmi les espèces fruitières de cueillette les plus appréciées par les populations sahélo-soudaniennes et la multiplicité de ses usages en fait l’une des espèces les plus utiles du Sahel. Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires.

La pulpe du fruit est largement utilisée dans la medecine traditionnelle comme fébrifuge, analgésique, anti-diarrhéique, anti-dysentérique et dans le traitement de la variole et de la rougeole. La pulpe des fruits, généralement blanchâtre, mais pouvant être jaune ou rosée, appelée “pain de singe”, est très riche en acide ascorbique (vitamine C, 2500 à 3000 mg/kg), soit à volume égal 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange. L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important du point de vue nutritionnel et thérapeutique, par exemple comme solution au scorbut.

Le fruit du baobab bio sauvage, d'où on extrait la poudre de pain de singe

Le fruit du baobab bio sauvage, d’où on extrait la poudre de pain de singe

La pulpe contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la thiamine (vitamine B1), la riboflavine (vitamine B2) ou encore la niacine (vitamine B3 ou PP). Le goût acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique et l’acide tartrique. Si l’on devait comparer cette acidité à l’un de nos fruits, elle est un peu plus marquée que pour celle des raisins secs. Ces acides sont par exemple utilisés par les peuples pasteurs d’Afrique pour faire coaguler le lait. Dans 100 g de pulpe du fruit du baobab, il y a 75,6% de glucides, 2,3 % de protéines et 0,27 de lipides et permet d’obtenir 300 mg de vitamine C.

Les feuilles sont très riches en calcium et fer, en effet 33 grammes de feuilles sèches couvrent les besoins journaliers en calcium d’un individu: 100 g de feuilles fraîches (correspondant à 23 g de matière sèche) contient de 400 à 2600 mg de calcium. Dans la pharmacopée traditionnelle, les feuilles sont employées en compresses ou en tisanes.

Enfin, les baobabs sont habités par des colonies d’abeilles qui se nourrissent de nectar de ses fleurs Elles produisent un miel fin et apprécié qui rappelle le miel de châtaigner ou encore le sirop d’érable.

Depuis quelques années, différents produits issus du baobab ont fait leur apparition sur le marché européen, principalement en Italie mais également en France. Les laboratoires pharmaceutiques se sont intéressés depuis de nombreuses années à cet arbre et ont peu à peu intégré ses diverses propriétés dans différents produits cosmétiques comme les crèmes, lotions, ou masques.

Une société strasbourgeoise distribue même du nectar de baobab “boisson énergisante, vitaminée” fabriquée à partir du pain de singe. Une entreprise horticole sénégalaise propose à destination de la France des baobabs produits sous le label “commerce équitable” en forme de plants-bonsaï de 1 à 30 ans pour une culture en pot sous nos climats.

Arbre le baobab sauvage adansonia digitata

Arbre le baobab sauvage adansonia digitata

Les graines contiennent 15% d’une huile riche en acides gras essentiels (oléique, linoléique et linolénoique) qui est utilisée dans l’alimentation humaine et en cosmétique. Cette huile est plus riche en protéines que celle d’arachide. Elles sont également consommées fraîches ou grillées voir même torréfiées comme substitue du café. La farine obtenue à partir des graines peut contenir jusqu’à 48 % de protéines et 2 % de vitamine B1; elle mériterait d’être utilisée pour la fabrication d’aliments infantiles comme l’est la farine de caroubier en Algérie. La graine contient un alcaloïde, l’adansonine, qui est aussi utilisée comme contre-poison. D’un point de vue thérapeutique, l’huile soulage par exemple les douleurs provoquées par les brûlures.

Les coques des fruits une fois vidées de la pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, plateaux ou encore transformées en colliers, bracelets ou bagues.


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LA VALEUR SOCIALE DU BAOBAB, LA PALABRE EST UNE COUTUME DE RENCONTRE ET DE CRÉATION OU DE MAINTIEN DE LIEN SOCIAL

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Elle apparaît comme une véritable institution sociale à laquelle participe toute la population ou une partie de la communauté d’un village. Cette coutume permet également de régler un contentieux sans que les protagonistes ne soient lésés. En Afrique, on se réunit au pied de l’arbre à palabre, généralement le baobab, pour discuter des décisions importantes à prendre pour l’avenir d’une communauté.

Le baobab ou l’adansonia digitata, est un arbre qui a beaucoup d’importance en Afrique sub-saharienne. Il a une durée de vie qui peut dépasser 1000 ans. Le mot baobab vient de l’arabe buhibab qui veut dire «nombreuses graines». En effet le baobab produit un fruit que l’on appelle Pain de singe . Il possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique car il est l’arbre sous lequel les griots s’installaient pour conter à l’ombre, mais également l’endroit idéal où se réunissent les anciens. On l’appelle d’ailleurs l’arbre à palabre et il fait office de “détecteur de mensonges” car il est le gardien de la vérité. Ainsi, des personnes peuvent jurer sous l’arbre quand on met en doute une de leurs affirmations. Selon les croyances,  cet arbre reste un arbre très mystique. Il a inspiré plusieurs légendes africaines, certains disent qu’un démon a arraché l’arbre, planté ses branches dans le sol et laissé ses racines en l’air.

Le baobab Adansonia digitata

Le baobab Adansonia digitata

Au Sénégal, les griots y sont enterrés. Le griot occupe en pays sérère, comme dans une bonne partie de l’Afrique noire, le bas de l’échelle sociale. Méprisés et redoutés, les griots, mais aussi leurs femmes et enfants, n’étaient pas enterrés en pleine terre. En effet, s’ils l’étaient, le sol serait rendu stérile pour toujours. Lors du cérémonial funéraire, le griot revêtu de ses plus beaux vêtements, était porté jusqu’au baobab creux. A l’arrivée devant le baobab, les jeunes gens se précipitaient pour entrer les premiers, en se livrant à une lutte armée acharnée. Le combat ne cessait que lorsqu’un deuxième combattant a vaincu le premier : tous deux faisaient alors entrer le griot dans l’arbre sous les applaudissements et les chants d’éloges des femmes. Les deux vainqueurs étaient considérés comme des héros pour les jeunes filles, tandis que les autres jeunes hommes, vaincus au cours de cette lutte, avaient perdu leur honneur et avili leur famille. Au Burkina Faso, dans la région de Dakoro, on retrouve ce même mode de sépulture, exclusivement réservé aux lépreux et pratiqué par tous les Dogon de la plaine. Toutefois, ce sont les baobabs ayant une seule ouverture vers le haut qui étaient privilégiés ; les corps étaient alors descendus verticalement dans le creux. Ce mode de sépulture était provoqué par la crainte de cette maladie et le fait que si le cadavre était mis en pleine terre, la pluviométrie deviendrait insuffisante et que le sol, les céréales cultivées, les puits seraient souillés.


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Préparation du jus de pulpe de fruit de baobab , le bouye (Sénégal) Préparation : 20 mn
Cuisson : 0

Ingrédients (pour 5 litres) :

– 1,5 l de jus d’ananas
– 1 kg de pain de singe (fruit du Baobab)
– 1 kg de sucre de canne
– 15 cl de nectar de banane
– 8 sachets de sucre vanillé
– 300 g de lait en poudre
– 4 l d’eau

Préparation :

Laver le pain de singe (rapidement car sinon, il fond).

Faire bouillir de l’eau (4l) puis ajouter le pain de singe (fruit du baobab).
Quelques minutes après, le pain de singe se dissout, puis il ne reste plus que les graines.
Bien remuer pour détacher le reste de pain de singe sur les graines.

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

Retirer les graines, puis filtrer l’eau.

Ajouter les 300 g de lait en poudre. Bien mélanger. Rajouter le sucre de canne, le nectar de banane, le jus d’ananas et enfin le sucre vanillé, toujours en mélangeant.

Une fois cette opération réalisée, votre jus est prêt! L’embouteiller puis le mettre au frais.

Petit conseil : avec les graines, vous pouvez composer de jolis colliers ou bien les planter après les avoir fait chauffer dans l’eau.


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Préparation du bouye à base de fruit du baobab

– 0.5 litre d’eau
– 4 cuillers à soupe de pain de singe  moulu
– 50 g de sucre en poudre

Verser le pain de singe  moulu dans l’eau et laisser reposer 6 heures au réfrigérateur. Filtrer, puis ajouter le sucre.
A partir de cette base, parfumer le jus de pain de singe  en y ajoutant votre note personnelle : feuilles de menthe, nectar d’ananas, nectar de goyave, nectar de fruit de la passion, sirop de bissap, sirop de mangue…

En option, ajouter du lait en poudre ou un peu de lait de coco.
Remuer avant de servir.
Se conserve 3 jours au réfrigérateur.

Recette d’Afrique de l’Ouest.


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J’ai eu jusqu’à présent assez peu de réussites avec les colorants artificiels, j’ai donc décidé de me pencher sur les résultats que pouvaient avoir des poudres alimentaires de chez moi dans des savons.

Le pain de singe est le fruit du baobab. On peut consommer les petites gousses en les suçant, ou en tirer une poudre de couleur beige avec laquelle on prépare des boissons ( il suffit de la délayer dans de l’eau, on ajoute ensuite de la menthe, de la cannelle, de la muscade du citron ou des arômes au goût). Le goût est légèrement acidulé et très rafraîchissant. Selon la masse d’eau que l’on ajoute à la poudre, elle forme une pâte ou un liquide assez épais qui se consomme tel quel, et qui peut constiper en excès.
Il est réputé être riche en vitamines du groupe B et en minéraux, d’après un ouvrage de botanique que j’avais consulté en Afrique et dont je ne retrouve plus le titre. A noter que ce produit devrait être diffusé sous peu en Europe sous forme de complément alimentaire.

EDIT: La pulpe serait riche en mucilage, pectine, acide tartrique et tartrates. Elle contient du calcium, des vitamines B et C (2,7 mg aux 100G) et puissant aliment antioxydant.  Ces infos proviennent d’un article de Anthony C weck sur les plantes médicinales africaines.

Le fruit du baobab bio sauvage, d'où on extrait la poudre de pain de singe

Le fruit du baobab bio sauvage, d’où on extrait la poudre de pain de singe

Comment:
J’ai préparé une pâte avec 30 grammes de poudre de pain de singe que j’ai délayé dans 60 Ml d’eau ( je ne l’ai pas compté dans le volume d’eau nécessaire à la dissolution de la soude car j’obtenais une pâte assez épaisse). Je l’ai ensuite mixé dans les huiles fondues, et j’ai ajouté la soude. Le mélange s’est fait sans encombre, bien que j’ai eu quelques grumeaux avant d’ajouter la soude, ils se sont dilués très vite.

Déco:
Je voulais voir les propriétés qu’apportait le pain de singe au savon, pour ne pas nuire à cette visée, j’ai simplement versé une couche de pâte incolore, puis une fine couche colorée à la cannelle sur laquelle j’ai réalisé des dessins.

Observations:
Phase de gel incomplète sans isolation.
La couleur est d’abord vert avocat. AU contact de l’air elle devient rose pâle. Sur le fond ( pas au contact de l’air), elle est vert kaki et devient rouge bordeaux quand on l’y expose.
Pour le moment j’ai un savon bordeaux dont la surface contient des motifs rose pâle, je vous dirai comment cela évolue. Je suis ravie d’avoir une couleur aussi franche naturellement!!! Je m’attendais plutôt à obtenir un beige pâle, voire un jaune.Reste à savoir si ce savon a des propriétés particulières, j’espère qu’il ne déteindra pas.
Le savon durcit vite ( une dizaine d’heures).




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caractéristique de l’Afrique. Ce que l’on ignore le plus souvent, c’est que l’Afrique ne connaît qu’une seule variété de baobab, l’Australie deux ou trois, et Madagascar en comporte 7 espèces dont le très élégant adansonia grandidieri.

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C’est un véritable monument historique que ce baobab, avec 30 à 40 mètres de haut. Il nous contemple du haut de ses six siècles d’existence. On appelle aussi ces baobabs, les racines du ciel, car des légendes au sujet de cet arbre ne manquent pas

Sa localisation géographique nous le fait rencontrer uniquement à l’ouest de l’île entre la rivière Mananbolo et Belo sur mer, avec une forte densité autour de Moroundava. La plupart sont des arbres endémiques avec un tronc et des branches renflés. Le tronc est généralement cylindrique, en forme de bouteille, de cigare ou irrégulièrement noueux. L’écorce est molle, grisâtre ou rougeâtre. Le bois est fibreux et contient beaucoup d’eau. Ce n’est qu’à Madagascar qu’on retrouve des forêts de baobabs, surtout le long de la côte de Beheloka à Moroundave. Dans le sud, les plus gros spécimens sont parfois évidés et transformé en château d’eau.

Le baobab a été introduit depuis 1767 à la Réunion et il en reste quelques échantillons çà et là.

Le genre comprend au total 10 espèces. Le baobab le plus courant a pour nom scientifique adansonia digitata, et fait partie de la famille des bombacacées.

A Madagascar on rencontre surtout l’espèce A. Madagascariensis, A. digitata, A. suarezensis, A. Za, A. Perrieri, A. Grandidieri, A. Rubrostipa. C’est cette dernière espèce qui a le tronc le plus en forme de bouteille.

Le baobab est un arbre pouvant atteindre 12 à 15 mètres de haut alors qu’une espèce de Madagascar peut aller jusqu’à 30 à 40 mètres comme il est dit plus haut. Cet arbre tropical possède un tronc énorme : 30 mètres de circonférence pour un arbre de 15 mètres de haut !!! Ses branchages sont à couronne large.

Le baobab (digitata) est difforme, et possède un bois tendre dont les branches peu nombreuses on souvent la forme de planche. C’est un arbre originaire d’Afrique tropicale, spécialement des régions semi arides au sud du Sahara. Particulièrement résistant à la sécheresse, il prospère avec des précipitations comprises entre 250 et 1500 mm/an. Les espèces endémiques ne peuvent être confondues avec l’espèce digitata.

Les baobabs de Grandidier ou de Suarez fleurissent pendant la saison sèche, avant l’apparition des feuilles. Eh oui !!!

Les autres espèces produisent leurs fleurs au cours de la saison des pluies. La pollinisation des grandes fleurs est généralement assurée par des papillons nocturnes, et le grand fruit produit peut mesurer jusqu’à 40 cm de long et 15 cm de diamètre. Ces fruits contiennent plusieurs dizaines de graines.

Le baobab est un des arbres les plus utiles du Sahel. Tout se mange ou se transforme. Ce qui lui vaut traditionnellement la protection et la vénération des populations. Presque toutes les parties du baobab sont utilisées intensivement en Afrique et à Madagascar. De nombreux usages sont connus. Les feuilles, les plantules et les racines se consomment comme légumes, la pulpe du fruit, riche en vitamine C et B1 sert à préparer des boissons. Oui, on en tire une boisson rafraîchissante à partir de cette pulpe aigre douce. Les graines noires dont l’enveloppe est épaisse, fournissent une huile comestible et servent à fabriquer du vernis.

Les jeunes feuilles sont consommées en tant que légumes. A partir de l’écorce on fabrique l’alcaloïde Adansomin contre poison du curare, provenant des espèces Strophanthus. Les indigènes utilisent l’écorce de façon médicinale. Les feuilles sont employées contre les coliques, l’écorce contre la fièvre, la gomme désinfecte les blessures.

Dans certains peuples, les graines sont employées en remplacement du café. Celles-ci étaient consommées par les navigateurs à l’époque, qui les affectionnaient et les consommaient comme préventif du scorbut.

Avec son tronc à l’aspect boursouflé, le baobab fait partie des arbres les plus étranges et les plus énormes du règne végétal. Il peut atteindre un grand âge. Son bois tendre emmagasine l’eau. Lors des saisons sèches, ces arbres sont souvent percés par les éléphants.

Les fruits du baobab atteignirent l’Europe par les marchands et l’italien Alpino le décrivait à la fin du 15ème siècle, en l’appelant Bahobab, probablement dérivé de l’arabe « Buhibab » signifiant fruit à multiples graines.

Les baobabs de Madagascar, A. madagascariensis, avec leur tronc épais en forme de bouteille et leurs couronnes très petites ont un aspect encore plus étrange que a.digitata.


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DU FAIT DE SA SITUATION ISOLÉE AU MILIEU DE L’OCÉAN INDIEN DURANT UN PEU PLUS DE 100 MILLIONS D’ANNÉE, MADAGASCAR A DÉVELOPPÉ UNE FLORE TRÈS DIFFÉRENTE DE TOUTES LES FLORES DU MONDE ENTIER.

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Elle présente un fort taux d’endémicité en matière de végétations. Plus de 75% des espèces végétales qu’elle présente ne se rencontrent que sur l’île elle-même. Autrement dit elles ne subsistent nulle part ailleurs que dans la Grande île.

La distinction de Madagascar lui a valu même le nom du « sanctuaire de la nature ou de paradis des naturalistes ». Les scientifiques l’ont classé comme le pays à « mégabiodiversité » qui veut simplement dire que presque toutes les espèces végétales qui subsistent à Madagascar constituent des ressources rares qui méritent la protection et l’estime de toute la planète.

La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou « Reniala » qui signifie littéralement « mère de la forêt » en malgache. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île, qui enregistre à elle seule des forêts de baobab. Les baobabs sont des arbres séculaires. Il présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs ; il peut être grisâtre, rougeâtre,… Le tronc de baobabs est, pour certaines espèces, de 9m diamètre et 30m de circonférence. Il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom « d’arbre bouteille ».

Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de la réserve. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées, qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre. Pour avoir les gros fruits marron (40 cm de long et 15 cm de diamètre) qui peut contenir de dizaine de graine, la pollinisation de baobab est généralement assurée par les chauves-souris, des papillons,… qui sont tous des nectarivores.

Le lieu idéal pour admirer les baobabs et prendre des photos souvenirs se trouve à Morondava : l’ allée des baobabs. On peut aussi en voir ailleurs comme à Majunga , à Tuléar… Les autres espèces qui font le bonheur des visiteurs qui arrivent à Madagascar sont aussi les Ravinala, l’arbre de voyageur ou ravenala. Cette espèce, actuellement répandue dans de nombreux pays, est originaire de la Grande île où elle s’étale en toute beauté et de toutes ses splendeurs. Actuellement, l’arbre de voyageur prend le relais des forêts secondaires ou primaires tristement détruites par les feux ou de défrichement. Il déploie ses feuilles étalées à l’extrémité des tiges et confère à de collines et de montagnes dépourvues de couvertures forestières un aspect très attrayant. Ses feuilles s’attachant harmonieusement autour de sa grosse tige offrent une forme d’éventail géant. La base de ces feuilles est un véritable réservoir d’eau très limpide qui peut vous secourir dans les forêts malgaches où les sources font défaut. C’est en raison de l’existence de cette accumulation d’eau dans son pétiole que cet arbre a été baptisé « arbre du voyageur ». Du fait de sa qualité qui n’a d’égal que sa beauté naturelle, l’arbre de voyageur offre à des jardins ou parcs malgaches une apparence décorative très prisée qui fait la cible de millier d’objectif venu de quatre coins du monde. On le voit surtout dans l’ Est de l’ île.

En dehors de l’arbre de voyageur, plus de 120 palmiers de différentes formes, de la plus simple à la plus insolite, subsistent dans les forêts malgaches. Une grande majorité de ces palmiers n’existent nulle part ailleurs qu’à Madagascar. Parmi les espèces de palmier existant dans la Grande île, on note les Dypsis acuminum, Dypsis baronii, Dypsis occidentalis, Dypsis onilahensis, Dypsis lokohoensis, Dypsis perrieri, Dypsis decaryi, Chrysolidocarpus lutescens, Marojejya insignis, Dypsis bonsai et Dypsis pumila,…

Les espèces sont très réparties à travers Madagascar. Certaines d’entre elles sont endémiques de certaines régions. Les palmiers malgaches, surtout ceux endémiques régionales, sont actuellement représentés dans les aires protégées.

L’espèce Dypsis decaryi, appelé également palmier triangle est très singulière. Les palmes de cette espèce se dressent sur trois axes opposés pour donner un triangle équilatéral. Cette forme est visible depuis que les plantes aient une taille plus petite. Ce palmier présente des feuilles pennées assez longues et fines avec des folioles harmonieusement réparties sur un pétiole. La liste des plantes endémiques qui font le charme et l’originalité de Madagascar est interminable.

Ainsi, on note également une plante singulière appelée Katrafay. Celui-ci est une plante d’une taille très moyenne (12 à 15m). Il se répand surtout dans les forêts épineuses de la partie sud de l’île et dans les forêts sèches de l’occidentale malgache. Il appartient à la famille des Ptaeroxylacées. L’écorce grisâtre et rugueuse de katrafay est finement traversé par de sillons et de crevasses. Cette plante a un arome très singulier et elle est surtout réputée pour sa vertu thérapeutique. Elle est utilise traditionnellement pour guérir beaucoup de maladie ou apaiser les douleurs, surtout dans le milieu rural. On considère également que le Katrafay est stimulante et aphrodisiaque.

Madagascar présente aussi de nombreuses espèces de palissandre ou bois de rose appartenant à la famille Papilionacées et des genres Dalbergia, Pterocarpus. Ces espèces font l’objet actuellement d’une réglementation stricte dans leur préservation car elles se raréfient. Ils sont extrêmement interdits d’exportation. Ces plantes qui produisent de bois de qualité pour l’ébénisterie ou la menuiserie ont une croissance très lente. Par conséquent, leur régénération peut prendre plusieurs années à la suite d’un défrichement. A l’heure actuelle, elles sont de plus en plus rares dans les forêts libres mais elles restent encore très visibles dans les parcs de Madagascar.


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A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …

Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.
> Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.
On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.
> Des Baobabs & des hommes …

Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.
Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.
Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.
On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.
La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

La flore de Madagascar comporte 80% d’espèces endémiques. Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d’années. L’isolation de l’île, l’absence de certains prédateurs, a contribué à l’évolution originale des espèces actuelles.
Baobab de Madagascar

Madagascar possède une flore endémique unique au monde, avec notamment plus de mille espèces d’orchidées.

* Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète
o Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier
o Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar
o Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)
o Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony
o Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)
o Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.