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Le baobab, une espèce si peu connue mais tellement riche

Le baobab, une espèce si peu connue mais tellement riche

Le baobab, une espèce si peu connue mais tellement riche

Les baobabs de Madagascar s’invitent Ă  la RĂ©union… Demain, sera projetĂ© en avant-première le film “Baobabs entre ciel et terre”. Pascal Danthu, chercheur au Cirad, rĂ©pond Ă  nos questions.

“Baobabs, entre ciel et terre” est un film, produit par le Cirad, qui a reçu le TrophĂ©e d’argent au festival du film scientifique de la RĂ©union en 2010. La projection sera suivie de la remise du prix au scientifique du film, chercheur au Cirad Ă  Madagascar, Pascal Danthu, de passage Ă  la RĂ©union pour cette occasion.
Zinfos974 : Pourquoi ce projet?

Pascal Danthu : L’idĂ©e est nĂ©e Ă  partir de la demande de diffĂ©rents acteurs de Madagascar qui avaient l’impression que les baobabs ne se rĂ©gĂ©nĂ©raient plus. Il faut savoir qu’Ă  Madagascar on trouve sept espèces sur les huit prĂ©sentes dans le monde. Nos recherches sont donc parties de cette perception d’un dĂ©ficit de rĂ©gĂ©nĂ©ration.

Mais votre projet est finalement plus vaste que cela…

Au final, si beaucoup de personnes connaissent le baobab, nous ne savons que peu de choses sur cet arbre. Demeurent de nombreux mystères scientifiques Ă  son sujet. Nous avons donc dĂ©cidĂ© de travailler sur trois axes majeurs : le fonctionnement biologique du baobab dans son Ă©cosystème, les usages et perceptions des populations locales sur le baobab, enfin, le baobab envisagĂ© comme source de molĂ©cules utiles (Ă©corce, fruits, graines, feuilles…)

Le fruit du baobab bio sauvage, d'oĂą on extrait la poudre de pain de singe

Le fruit du baobab bio sauvage, d’oĂą on extrait la poudre de pain de singe

Avez-vous des premiers éléments de réponse?

Après quatre ans d’Ă©tudes, nous nous apercevons d’abord que le baobab ne correspond pas au modèle biologique classique et adopte des comportements tout Ă  fait particuliers. A titre d’exemple, au-delĂ  des six espèces endĂ©miques qui existent Ă  Madagascar, nous avons constatĂ© des variants gĂ©nĂ©tiques issus de croisements entre les espèces.

Confirmez-vous le déficit de régénération du baobab à Madagascar?

Il est encore trop tĂ´t pour tirer de nettes conclusions, mais nous avons tendance Ă  penser que la prĂ©sence de baobab sur un territoire peuplĂ© favoriserait une plus lente rĂ©gĂ©nĂ©ration. Mais pour poursuivre nos recherches, nous pensons qu’il est important de s’Ă©lever en Ă©tudiant l’Ă©cosystème Ă  partir d’images satellitaires et de s’enfoncer dans les terres, lĂ  oĂą l’homme est peu prĂ©sent. A ce propos, dès mon retour Ă  Madagascar, nous partons pour dix jours au Nord de l’Ă®le, dans des zones peu peuplĂ©es.

Pourquoi venir en parler Ă  la RĂ©union?

Nous souhaitons toucher le grand public Ă  travers cette rĂ©flexion menĂ©e autour du baobab, espèce bien connue de tous, car c’est aussi une façon de sensibiliser autour des thĂ©matiques plus globales que sont la dĂ©forestation, l’Ă©cosystème, la protection des milieux naturels… Et puis, l’Ă©tude du baobab peut ĂŞtre intĂ©ressante tant sur le plan sociologique, scientifique qu’Ă©conomique.


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Conte autour du baobab

Je suis dans la cour d’une famille Camerounaise dans la ville de Garoua. Malgré ma stature imposante personne ne fait plus attention à moi. Pourtant je connais tous les secrets de la cour, j’y ai vu naître bon nombre des membres de la famille. Je participe à la vie de chacun et je partage avec eux ce qu’ils estiment de meilleur. Je suis toujours de la fête, car mariage, naissance ou funérailles je fais parti du repas. On utilise mes feuilles pour préparer la délicieuse sauce qui accompagne les plats. De mon fruit, aussi appelé pain de singe les femmes préparent une délicieuse boisson.

Une histoire de baobab…

Une histoire de baobab…

Dans cette famille, je suis arrivé discrètement sans faire de bruit et je me suis installé à proximité du mur de clôture, non loin de la cuisine. Lors de la préparation de la boisson à base du fruit du baobab. Je fus jeté et piétiné. Puis, j’ai germé, grandi et les occupants de la maison ont eu la bonne idée de me protéger. Très rapidement mon tronc s’est formé. Dès la première année, j’ai donné suffisamment de feuilles pour préparer quelques sauces enrichissant la boule de mil de la famille.

La maîtresse de la maison veille sur moi et me gratifie régulièrement de cuvettes d’eau quand elle prépare les repas. Les premières années, ce traitement de faveur a bien facilité ma croissance. C’est ainsi que j’ai pris place et grandi dans cette famille. Les uns et les autres remarquaient que je grandissais et grossissait plus vite que les autres baobabs de la brousse. Assez vite, je connu mes premières fleurs et mes premiers fruits. Alors ma frondaison généreuse était régulièrement et violemment plumée de mes feuilles tendres et n’épargnant pas mes petites branches. Néanmoins, je reverdissais joyeusement dès les premières pluies.

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Un jour, un jeune enfant de la maison ne pu s’empêcher de poser une question à son père « Dis pourquoi papa notre baobab ne donne-t-il plus de belles fleurs et de gros fruits ? » Le père fut surpris de la question et répondit « ce que tu dis c’est la vérité » « Nous coupons trop les petites branches de notre baobab et nous devrions toujours en laisser quelques unes. Ainsi, il pourrait refleurir et donner à nouveau des fruits » Le soir même, à la lueur de la lune, le chef de la famille a rassemblé toutes les personnes de la concession. Il leur demanda faire silence et de me regarder. Alors toutes les têtes se levèrent et tous les yeux se tournèrent vers moi. Ce soir là, j’étais devenu important.

Le chef de famille déclara « Ce baobab est pour nous une grande richesse, il nous donne chaque année beaucoup de feuilles pour la sauce que nous aimons tant. Mais le baobab ne donne plus de fleurs, ni de fruits car nous coupons toutes ses petites branches « « Nous devons jardiner notre baobab et les fleurs et les fruits reviendront. Pour moi, jardiner vous dire prendre soin de notre baobab» Désormais, je vous demande de ne plus couper les branches sur un coté ainsi les fleurs et fruits reviendront »

La consigne fut bien respectée et les années qui suivirent je portais à nouveau beaucoup de fleurs et de fruits. Puisse cette nouvelle se répandre dans tout le Sahel. Les baobabs seront tous jardinés et porteront beaucoup de fruits.

Jean Yves CLAVREUL


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Barre avoine orge pécan noisette chocolat Baomix pulpe de baobab bio

INGREDIENTS

Pour 6 personne(s)
– 30g de crème liquide
– 70g de chocolat noir
– 60g de pulpe de baobab Baomix
– 6 cĂ s de miel
– 40g de noix de pĂ©can et de noisettes concassĂ©es
– 10g de flocons d’avoine
– 10g de flocons d’orge
– 15g de riz soufflĂ©
PREPARATION
1 Faire fondre le chocolat, la crème et le miel.
2 Mettre tous les autres ingrédients dans un saladier. Verser dessus le mélange chocolat fondu, bien mélanger
3 Disposer dans des moules en silicone en forme de barres. Mettre 1 nuit au frigo. Emballer dans de l’aluminium
4 Elles se conservent facilement 2 semaines au frais

Pour 6 personne(s)

– 30g de crème liquide

– 70g de chocolat noir

– 60g de pulpe de baobab Baomix

– 6 cĂ s de miel

– 40g de noix de pĂ©can et de noisettes concassĂ©es

– 10g de flocons d’avoine

– 10g de flocons d’orge

– 15g de riz soufflĂ©

PREPARATION

1 Faire fondre le chocolat, la crème et le miel.

2 Mettre tous les autres ingrédients dans un saladier. Verser dessus le mélange chocolat fondu, bien mélanger

3 Disposer dans des moules en silicone en forme de barres. Mettre 1 nuit au frigo. Emballer dans de l’aluminium

4 Elles se conservent facilement 2 semaines au frais .