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Madagascar abrite la plus grande variété au monde de ces arbres mythiques, menacés par la déforestation.

Une expédition franco-malgache est allée étudier de près le devenir de ces phénomènes du règne végétal.
Selon la croyance malgache, c’est dans un baobab qu’Imbelo, le premier homme, a sculpté sa compagne. Pour toucher et photographier ces créatures mythiques, leurs admirateurs sont prêts à franchir des océans. Au détour de la célèbre “Allée des baobabs” de Morondava, dans l’ouest de Madagascar, il n’est pas rare d’apercevoir un Japonais ou un Américain en pleine extase, le visage posé sur l’arbre magique, les bras tendus, comme s’il cherchait à l’enlacer. Comme si c’était possible… La circonférence de ces splendeurs peut dépasser 20 mètres. Il se murmure même que, quelque part dans le pays, celle de l’un d’eux dépasserait 35 mètres.
Ce ne sont pourtant pas les mensurations de ces géants du règne végétal qui excitent les chercheurs, ce sont leurs singularités biologiques. Voilà deux siècles et demi que les botanistes étudient le genre Adansonia, du nom de l’explorateur français Michel Adanson, qui fit la connaissance de son premier baobab un jour d’août 1749, au Sénégal. Mais il y a seulement une quinzaine d’années -autrement dit hier pour les scientifiques- que le taxinomiste américain David Baum a enfin mis (provisoirement?) tout le monde d’accord sur le nombre d’espèces de baobabs: il y en a huit, dont six n’existent qu’à Madagascar.
Sur les images satellitaires, ils se distinguent des autres arbres
La région du fleuve Mangoky, dans l’ouest de l’île -loin des baobabs à touristes, loin de tout- figure parmi les moins bien connues des spécialistes, qui sillonnent pourtant le pays à longueur d’année. En mai dernier, six chercheurs malgaches et français du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) ont décidé de s’y aventurer, en s’orientant grâce à la carte réalisée par le biogéographe du groupe, Cyrille Cornu. A partir des images satellitaires à haute résolution que Google Earth propose sur Internet, le scientifique a identifié des zones à forte densité de baobabs: ces arbres sont en effet si imposants que, vus du ciel, ils se distinguent des autres.
Progressant en pirogues, l’équipe de spécialistes observe les baobabs grandidieri, les plus élancés de tous, en pleine floraison à cette époque de l’année. Protégé par son large chapeau et par son foulard rouge pare-soleil, armé de ses jumelles, Pascal Danthu, patron de la mission, est aux aguets. A plusieurs reprises, il arrête le cortège: “Il faut absolument que l’on aille prélever un peu d’écorce de ces baobabs-là.” Aussitôt, les piroguiers tâchent de gagner le banc de sable le plus proche. Puis tout le monde descend et des groupes se forment.
Lorsqu’un arbre est particulièrement difficile d’accès, c’est Wilfried Ramahafaly qui s’y colle, sourire aux lèvres, son inséparable hache en équilibre sur l’épaule. Ce phénoménal marcheur des bois parcourt chaque année 4000 kilomètres à pied dans la campagne. A la nuit tombée, sa consoeur, l’entomologiste Tantelinirina Rakotoarimihaja, pose ses pièges -drap blanc et projecteur- à proximité des baobabs. Un sphinx (papillon de nuit), pollinisateur éventuel, l’intéresse? Elle l’attrape dans son filet, le pique à l’ammoniac puis le classe dans ses petites boîtes pour identification ultérieure.
Les rares villageois installés sur les rives fabriquent de la corde avec l’écorce des baobabs. Ils vouent aussi une vénération absolue à certains spécimens remarquables, placés sous la garde vigilante d’un sage. Ils savent aussi que la culture sur brûlis qu’ils pratiquent a des effets redoutables. Au moins 10 000 hectares de forêts partiraient chaque année en fumée. Déjà, les jeunes plants se font rares, et certaines espèces seraient menacées. “Il est grand temps de mettre en place sur l’île un plan de préservation acceptable sociologiquement, souligne Pascal Danthu. Il faut accompagner les villageois pour qu’ils profitent davantage des ressources forestières et prennent conscience de leur valeur.”
Certains baobabs volent du matériel génétique à d’autres espèces
Pour l’heure, sur le Mangoky, le temps est au travail… Et aux surprises. Perchés à 15 mètres du sol sur ces arbres pachydermiques, les “accrobranchistes” (grimpeurs d’arbres) de l’association Madarbres recrutés pour récolter des fleurs intriguent les piroguiers de l’expédition. Lesquels, à leur tour, épatent les vazaha (étrangers) en piégeant un jeune crocodile, qui sera dégusté le soir même au camp.

Le majestueux baobab sauvage

Le majestueux baobab sauvage

Les chercheurs du Cirad associés à leurs homologues de l’université d’Antananarivo ont constaté que certaines espèces malgaches présentaient un étonnant mode d’évolution. Pour s’adapter à un nouvel environnement, elles n’attendent pas que la sélection naturelle “classique” suive son cours, génération après génération… Elles “volent” du matériel génétique à d’autres espèces de baobabs bien établies, un phénomène appelé “introgression”. Leur stratagème est au point: elles titillent le pollinisateur de leur cible, un sphinx par exemple (le papillon) et lui soutirent un fécond baiser… Un peu comme si, souhaitant quitter l’hémisphère Sud pour le Nord, des manchots venaient frayer avec des pingouins afin de favoriser leur descendance! Efficace. Mais aussi très déstabilisant pour Jean-Michel Leong Pock Tsy, le généticien du groupe, qui tombe parfois sur d’improbables hybrides. De quoi compliquer encore la carte de répartition des espèces sur l’île, qu’il peaufine depuis des années.
Aujourd’hui de retour à Antananarivo, l’équipe a commencé le travail d’analyse. Dans les années qui viennent, les spécimens de baobabs aux profils ADN les plus étranges auront droit à une nouvelle visite. Les chercheurs, qui ont noté les coordonnées GPS de tous les arbres observés, tenteront alors de saisir ce qui, dans l’environnement, pourrait expliquer ces anomalies. “Il reste encore tant de choses à comprendre sur la génétique, l’histoire biologique et les liens que les hommes entretiennent avec ces arbres fabuleux”, s’enthousiasme Pascal Danthu.
L’arbre aux merveilles
Il vit longtemps
Les plus vieux pourraient dépasser 1 000 ans. Une aubaine: grâce aux tissus d’anciens spécimens, les chercheurs du Cirad et leurs partenaires comptent retracer l’histoire climatique de Madagascar.

Ses fruits sont à tomber
La pulpe du pain de singe, le fruit du baobab, est dix fois plus riche en vitamine C que l’orange. En la mélangeant avec de l’eau, on obtient un délicieux breuvage acidulé. Depuis deux ans, la commercialisation du fruit et de son jus est autorisée dans l’Union européenne.

Il se remet de tout
Coupez un arbre : à l’intérieur, le bois est mort. Coupez un baobab : le coeur est vivant. Un atout qui lui permet de cicatriser des pires blessures en quelques mois. Quitte à repousser parfois bizarrement, sous la forme d’une théière, par exemple.

Il intéresse l’industrie cosmétique
Sur les rives du Mangoky, l’équipe du Cirad a prélevé des échantillons pour les laboratoires de la marque Yves Rocher, qui a participé aux frais de la mission. L’entreprise n’est pas la seule à s’intéresser aux fruits, aux feuilles et aux graines du géant des forêts, qui pourrait bien devenir une vedette des rayons beauté.

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L’ASSOCIATION ‘’LES AMIS DU BAOBAB’’ EST NÉE. La salle Soweto de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar a abrité l’Assemblée générale constitutive de l’Association ‘’Les Amis du Baobab’’ (LAB).

La rencontre s’est tenue le samedi 22 mars 2014 en présence d’ingénieurs, d’enseignants, de pharmaciens, d’artistes, de professeurs d’université, d’acteurs culturels, de journalistes, de géologue, de banquiers, d’entrepreneurs, de consultants, de spécialistes en environnement, en responsabilité sociétale d’entreprise, d’acteurs du mouvement associatif, d’étudiants… et du grand public.

Les membres de l'association "les amis du baobab"

Les membres de l’association “les amis du baobab”

Le Ministère des Sports et de la Vie Associative était également représenté.

Allocutions, projection de photographies de baobabs (ville de Dakar), lecture du poème de Henri Michaux sur les baobabs par Khalil Wayzani, prestation théâtrale de la troupe du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), échanges, élection du bureau et du Comité directeur ont rythmé l’Assemblée générale.

A l’issue de l’assemblée générale constitutive, Mr Jean Michel Seck, ingénieur pétrolier a été élu Président des Amis du Baobab. Il sera épaulé par le vice-président Charles Forster, artiste-comédien. Le poste de Secrétaire Général est allé à la pharmacienne le Dr Aisha Conté et son adjointe Océane Harati. Mangoné Diène, Secrétaire permanent de l’Association ‘’Mémoires scientifiques du Sénégal’’ s’adjuge le poste de trésorier avec comme adjoint Ibrahima Ndaw, Ingénieur Informaticien

L’artiste-peintre Kalidou Kassé, membre du Comité directeur, a expliqué le concept du ‘’baobab qui marche…’’, une œuvre réalisée en 1991.

L’artiste-peintre El Hadj SY (ELSY) a offert à l’Association ‘’les Amis du Baobab’’ deux œuvres sur le thème du Baobab.

L’Association ‘’les Amis du Baobab’’ poursuit plusieurs objectifs, entre autres :

1- obtenir pour le Baobab (Adansonia Digitata) le statut ‘’d’espèce intégralement protégée’’ dans le Code Forestier du Sénégal ;

2- participer à l’élaboration du ‘’plan baobab’’ national (conservation et sauvegarde de l’espèce) ;

3- contribuer à forger l’indicateur de la densité de baobab au Km2 (recensement national) dans le cadre des politiques de préservation de l’environnement mises en œuvre ;

4- participer à la recherche sur les origines des espèces recensées à travers le monde (Australie, Inde, Madagascar, Brésil, Pays du Sahel, DOM-TOM, etc.)

5- collaborer avec toutes les organisations de défense et protection des baobabs à travers le monde ;

6- promouvoir au Sénégal et dans le monde les activités économiques tirées du baobab (médicinales, alimentaires, textiles, cosmétiques, etc.)

7- participer activement à l’éducation de la jeunesse (connaissance et respect de la nature et de la biodiversité)

8- participer à l’animation culturelle et touristique des régions du Sénégal par la création de circuits touristiques : ‘’le chemin des baobabs’’

9- soutenir les politiques de Développement Durable et assurer la promotion de l’éco culture

10- contribuer à la conservation de la tradition et du patrimoine immatériel

Arbre le baobab sauvage adansonia digitata

Arbre le baobab sauvage adansonia digitata

Contact-presse Alassane CISSE

77 515 18 80 baobabcommunication@yahoo.fr

La liste des membres du Bureau et du Comité directeur ci-dessous

1-Président : Jean Michel SECK
2- Vice-président : Charles FORSTER
3- Secrétaire Générale : Dr Aisha CONTE
4- Secrétaire Générale Adjoint : Océane HARATI
5- Trésorier : Mangoné DIENE
6- Trésorier Adjoint : Ibrahima NDAW
7- Chargé de Communication : Alassane CISSE
8- Chargé des Affaires Culturelles : Omar DIACK
9- Chargé des Programmes : Sidya NYAFOUNA
10- Chargé des Relations Extérieures : Amadou SOW

Conseiller Scientifique : Bachirou GUEYE
Conseiller RSE/Développement Durable : Philippe BARRY
Conseiller Artistique : Kalidou KASSE
Conseiller Artistique : Pap BA
Conseiller touristique Seyfoulaye BA
Conseiller Technique : Khafe DIALLO

Président du Comité Baobab de la Région de Kaolack : Amadou SOW
Président du Comité Baobab de la Région de Thiès : Babacar DIEYE
Président du Comité Baobab de la Région de Diourbel : Seyni THIAM