Des « bonbons baobab » à Zanzibar

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Un repas zanzibarite se compose généralement de poissons et de crustacés, suivis au dessert de nombreux fruits exotiques.

Ce festin frugal se termine avec un café parfois accompagné de bonbons très colorés. Dans la coupelle, leur couleur rose flashy donne l’impression d’un concentré de colorants mais ces douceurs sont pourtant 100% naturelles. La composition de la friandise est encore plus surprenante : ce sont des graines de baobab grillées.

Les « bonbons baobab » à Zanzibar
Les « bonbons baobab » à Zanzibar

Le baobab est originaire de l’Océan Indien et son nom viendrait de l’arabe bu hibab signifiant ‘’fruit à nombreuses graines’’. Dans le paysage de Zanzibar, impossible de rater ces silhouettes imposantes dont le tronc argenté atteint parfois plus de 5 mètres de diamètres et une quinzaine de hauteur. Cet arbre est aussi source de richesses alimentaires et médicinales : ses feuilles sont transformées en farine, de l’huile est extraite de ses graines et la pulpe de ses fruits souvent servie en jus est très nourrissante. Cette même pulpe serait efficace contre le paludisme.
Les graines de baobab se consomment aussi comme simples friandises. Elles sont alors grillées avec du sucre, de la vanille et de jus de lipstick, – arbre dont les fruits écrasés servent de rouge à lèvres – . Il existe plusieurs recettes et certains vous diront qu’ils ajoutent de la cannelle ou d’autres épices. Une fois préparés, ces bonbons au goût acidulé ne se croquent pas mais se sucent. Ils s’achètent chez les vendeurs d’épices des différents marchés de l’île.

Après dégustation, j’ai la langue et les lèvres roses à cause du lipstick. Je tiens enfin mon explication aux bouches colorées des enfants. Ils sont eux aussi friands des bonbons de graines de baobab.
Par Géraldine Rué

Poudre de pulpe de fruit du baobab biologique

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Le baobab africain (adansonia digita L) est un membre de la famille des Bombacacées et la plus connue des 8 espèces de baobab. Sacré pour plusieurs cultures, c’est un arbre qu’il est malvenu ou sacrilège de couper.

C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal. Il est donc largement présent dans les savanes et les régions sèches de l’Afrique mais il est également commun en Amérique, en Inde, au Sri Lanka, en Malaysie, en Chine et en Jamaique.
Le baobab est depuis très longtemps une importante source de nourriture pour les humains ainsi qu’un remède à de nombreux maux. Les autochtones utilisent aussi bien les feuilles (en bouillie, sèches ou en décoction), l’écorce (fébrifuge), les racines (consommées comme des asperges), les fruits (jus, porridge, tisanes) que les graines (consommées comme des bonbons, employées comme engrais ou dans la fabrication d’un savon).

Mais le baobab est surtout connu chez nous pour sa haute teneur en vitamine C et sa richesse en calcium facilement assimilable par le corps.

Baomix, la pulpe de fruit de Baobab Biologique AB Ecocert
Baomix, la pulpe de fruit de Baobab Biologique AB Ecocert

100 g de pulpe fraîche contient :

– plus de 300 mg de vitamine C, environ 6 fois plus que ce que contient une orange ou un citron,
– 300 mg de calcium,
– 3000 mg de potassium,
– 30 mg de phosphore.
– Ce fruit est également riche en vitamines essentielles comme la vitamine B2 (riboflavine), la vitamine B3 (niacine).
– Le fruit de baobab contribue donc à l’apport d’importants nutriments.

Sous forme de poudre, il en faut très peu pour obtenir les mêmes apports et elle est très facile à consommer en l’intégrant à vos smoothies par exemple, mais également à toutes vos préparations crulinaires telles que gâteaux, crackers, crèmes. Son petit goût acidulé fera merveille avec du cacao.

Vous pouvez également en faire une délicieuse boisson rafraichissante en ajoutant quelques cuillères dans de l’eau comme le font les sénégalais ou pour quelque chose de plus crémeux, à un lait végétal.

Ingrédients : 100 % poudre de pulpe de fruit de baobab issu de l’agriculture biologique. Sans gluten.

Le fruit du baobab bio sauvage, d'où on extrait la poudre de pain de singe
Le fruit du baobab bio sauvage, d’où on extrait la poudre de pain de singe

Origine : Sénégal

Informations nutritionnelles pour 100 g :

Valeur énergétique : 1164 Kj/280 Kcal
Protéines : 2,3 g
Hydrates de carbone : 75,6 g
Graisses : 32,5 g
Calcium : 300 mg (30% des AJR)
Potassium : 2310 mg (120% des AJR)
Manganèse : 1 mg (40% des AJR)
Fer : 2 mg (20% des AJR)
Fibres : 44 g (150 % des AJR)

Conseils d’utilisation : à ajouter dans les smoothies, les jus de fruit, les chocolats crus, les compotes, les crèmes ou tout autre dessert ou encore simplement à de l’eau de coco ou de l’eau pure. Peut également être saupoudrée sur des fruits frais pour apporter un petit zeste d’originalité à vos salades de fruits !

Au Sénégal, la pulpe des fruits du baobab, fraiche ou séchée, est mélangée à de l’eau et du sucre pour obtenir une boisson rafraichissante appelée bouye ou jus de pain de singe.

Le baobab généreux

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Fable du baobab

Leuk (le lièvre) était épuisé : il avait parcouru la brousse tout la journée sans trouver le moindre brin d’herbe pour lui et sa famille.

Son moral était au plus bas quand il aperçut un immense baobab dont l’ombre lui sembla rafraîchissante. Et effectivement, elle l’était !

Aussi, à peine allongé, s’endormit-il. Quand il se réveilla, il se sentit en pleine forme et fut empli d’un tel sentiment de gratitude qu’il s’écria : « Ô baobab ! Que ton ombre est douce, rafraichissante et reposante ! ».

A ces paroles le cœur du baobab se gonfla de joie et il répondit :

– « que dirais-tu si tu goûtais mes feuilles ! »

Leuk s’exclama :

– « Baobab, sans vouloir te manquer de respect, ne me prendrais-tu pas pour un singe ? Tes branches sont bien trop élevées pour qu’un malheureux lièvre comme moi puisse y grimper ! »

Le baobab laissa tomber sur Leuk une pluie de feuilles qu’il s’empressa de goûter.

– « Ô Baobab que tes feuilles sont toniques ! Je me sens tout revigoré, ma fatigue s’est envolée »

De nouveau le Baobab sentit son cœur se dilater de bonheur et il dit :

– « Que dirais-tu si tu goûtais mes fruits »

Leuk rétorqua en riant :

– « Ô Baobab tes fruits sont tout autant hors de portée pour moi que tes feuilles ! »

Le baobab lui en fit tomber alors entre les pattes. Leuk les goûta et s’émerveilla : « Ô ! Baobab ! Tes fruits ont fondants, moelleux, subtilement acidulés, désaltérants, jamais je n’ai rien goûté de si savoureux, délicieux, merveilleux…. »

Le baobab crut que son cœur allait exploser de joie et il s’écria joyeusement :

– «Que dirais-tu si tu voyais mon intérieur ! »

Pour le coup, Leuk retrouva son sérieux et dit sur un ton de reproche :

– « Ô Baobab, pourquoi te moques-tu de moi ? Qui a jamais vu l’intérieur d’un baobab ? »

Mais à sa grande surprise le tronc du Baobab s’ouvrit et celui-ci invita Leuk à y pénétrer et à se servir de tout ce qu’il voudrait, autant qu’il en voudrait hormis une grosse boule d’or et de pierres précieuses qui bat comme un tam-tam.

Conte, le baobab généreux
Conte, le baobab généreux

Leuk, devenu muet de stupeur, pénétra prudemment à l’intérieur du tronc ouvert et y trouva de la nourriture, des vêtements et des bijoux. Il se servit du nécessaire pour lui sa femme et ses enfants et sortit du baobab en le remerciant chaleureusement.

Le baobab en fut très satisfait et invita Leuk à revenir quand il le voulait.

Leuk rentra chez lui, bras chargés, cœur léger et donna tout à sa femme et à ses enfants.

Le lendemain, la femme de Leuk prépara un repas de fête et elle et ses enfants quittèrent leurs vieux vêtements usés pour les superbes boubous et autres pagnes offerts par le baobab. Leuk avait aussi amené de magnifiques bijoux à sa femme dont celle-ci se para avec joie.

Leuk conseilla à sa femme et à ses enfants de ne pas sortir de la case ainsi vêtus pour ne pas éveiller la jalousie et la convoitise de son plus proche voisin : Bouki (l’hyène).

Seulement voilà : l’odeur alléchante de riz et de légumes cuisinés arriva aux narines aiguisées par la faim de la femme de Bouki et celle-ci s’en étonna :

– « La faim me donne des hallucinations ou bien quelqu’un fait de la cuisine alors que mon imbécile de mari prétend qu’il s’épuise en vain à chercher de la nourriture ? »

Elle décida donc de suivre l’odeur pour en trouver l’origine et, à sa grande stupéfaction et fureur se retrouva devant la case de Leuk. Ce qui rajouta à son irritation ce fut d’entendre le bruit joyeux des rires d’enfants.

Elle plaqua un sourire hypocrite sur sa face revêche et pénétra dans la case en disant d’une voix qu’elle voulut douce :

– « Bonjour chère voisine, je passais par hasard devant chez vous quand j’ai senti une savoureuse odeur de nourriture… »

La femme de Leuk fit contre mauvaise fortune bon cœur et l’invita à venir partager leur repas. La femme de Bouki s’installa et se servit copieusement dans le plat commun. Vers la fin du repas n’y tenant plus, elle demanda à la femme de Leuk d’où provenait une telle abondance. Celle-ci lui répondit que seul Leuk le savait.

A peine sortie de la case la femme de Bouki se mit à grogner et à vociférer :

– « Mon mari, ce fainéant, ose prétendre qu’il ne trouve rien alors que ce bon à rien de Leuk ramène non seulement à manger mais aussi des bijoux pour sa laideronne de femme ! Attends qu’il revienne et il verra de quel bois je me chauffe ! »

Rentrée chez elle, elle s’empara d’une grosse bûche et attendit son mari en bouillant de rage.

Quand celui-ci rentra enfin, épuisé par une longue journée de vaines recherches le ventre vide, il se retrouve face à une furie qui le frappe sans relâche, l’insulte à la bouche.

– « Mais qu’est-ce qui te prends ? » hurla-t-il en lui bloquant le poignet.

– « Il me prend que tu es un sale menteur, un vaurien qui affame sa femme et ses enfants et se prélasse toute la journée »

– « C’est la faim qui te donne des hallucinations idiote ! Je rentre fatigué d’une longue journée et au lieu de me plaindre, tu m’accueilles à coups de bâton ? »

– « Avec ta grande bouche là, tu ne sais dire que mensonges sur mensonges. Va donc chez Leuk et si tu ne vois pas qu’ils ont à manger et que sa femme fait la coquette avec les beaux bijoux qu’il lui a ramenés, je prends mes affaires et je retourne dans ma famille. Sinon, ne reviens pas avant d’être capable de faire ce que cet imbécile de leuk a fait. N’es-tu pas plus intelligent que lui ? »

Piqué au vif Bouki courut chez Leuk, non sans avoir menacé sa femme des pires maux si elle lui avait raconté n’importe quoi.

Arrivé près de la case de Leuk, il resta bloqué sur place par une savoureuse odeur de nourriture. L’esprit embrouillé par la faim Bouki se précipita et s’installa grossièrement autour du plat commun, bousculant les enfants.

Leuk l’invita à prendre place et lui proposa de partager leur repas alors que Bouki était déjà en train de s’empiffrer.

Une fois rassasié Bouki demanda à Leuk de lui révéler son secret.

– « Je te connais, lui répondit Leuk, tu vas encore tout gâcher, c’est plus fort que toi ! »

Mais Bouki a tellement pleuré, supplié, raconté à Leuk l’accueil hargneux et les menaces de sa femme, puis mis en avant ses pauvres enfants pleurant le ventre vide que Leuk a fini par lui dire :

– Si tu me jures que tu respecteras toutes mes paroles sans rien faire d’autre que ce que je te dis, alors, pour tes enfants et pour la paix de ton foyer, je te dirai mon secret. »

– « Ah ! Mon ami, pleurniche Bouki, je vais tout faire comme tu le dis. Je te le promets. »

Le baobab
Le baobab

Leuk n’avait aucune confiance en la parole de Bouki mais il lui raconta malgré tout sa rencontre avec le baobab en insistant sur le fait qu’il ne fallait surtout pas toucher à la grosse boule d’or et de pierres précieuses qui bat comme un tam-tam.

Bouki promit et retourna chez lui annoncer à sa femme qu’il fera mieux que Leuk, bien mieux ! Celle-ci se contenta de ricaner.

Le lendemain matin Bouki se lèva plus tard que d’habitude et se rendit directement à l’endroit que Leuk lui avait indiqué, muni d’un grand pagne.

De loin il vit le baobab, ce qui accrut sa convoitise.

Il s’allongea à peine quelques secondes et cria : « Hé ! baobab ! ton ombre est agréable ! ».

Le baobab, tout content, lui répondit : « que dirais-tu si tu goutais mes feuilles ! »

Bouki cria à nouveau :

– Baobab, tu me prends pour un singe ou bien ? Comment veux-tu que j’aille les chercher ? »

Le baobab laissa tomber sur Bouki une pluie de feuilles. Celui-ci fit semblant d’en goûter une.

« Hé ! Baobab tes feuilles sont très bonnes»

Le Baobab dit :

– « Que dirais-tu si tu goûtais mes fruits »

Bouki grogna, commençant à trouver qu’il perdait du temps : « Hé ! Baobab, pas la peine d’envoyer tes fruits, je suis sûr qu’ils sont bons : ouvre-moi ton intérieur »

Le baobab fut interloqué de tant de désinvolture mais il ouvrit quand même son tronc en invitant Bouki à y pénétrer et à se servir de tout ce qu’il voudrait, autant qu’il en voudrait à l’exception de la grosse boule d’or et de pierres précieuses battant comme un tam-tam.

« Oui, je sais » grommela Bouki impatient et il se précipita à l’intérieur du tronc ouvert et y trouva tout ce que Leuk lui avait décrit. Il ne sut plus où donner de la tête, prenant bien plus que nécessaire, le déposant en vrac dans le pagne. Au bout d’un moment, il observa la boule qui faisait un bruit de tam-tam et plus il la regardait plus il avait envie de l’emporter : « si je l’amène à ma femme, cela fermera sa grande bouche toujours en train de me critiquer, sinon je la connais, elle dira que tout ce que je lui ramène ne vaut rien et que moi-même je ne vaux rien. Je n’ai pas tout fait comme Leuk a dit et le baobab m’a quand même laissé entrer dans son intérieur. Leuk est trop peureux, c’est tout. C’est normal, ce n’est qu’un misérable lièvre. Il restera toujours misérable. Alors que moi j’ose. »

Il attrapa la boule tam-tam et voulu l’arracher. Mais cela provoqua une douleur si violente au baobab qu’il se referma d’un coup.

Certains disent que Bouki est resté enfermé dans le tronc du baobab, alors que d’autres prétendent que son arrière train était resté à l’extérieur et que Leuk, inquiet de ne pas le voir revenir, étant allé aux nouvelles, a supplié le baobab de le libérer et que celui-ci a fini par accepter. Ceux-là affirme que c’est pour cela que depuis les hyènes ont l’arrière train plus bas que le poitrail.
PAR WATAYAGA

Le fruit du baobab, produit d’exportation vers l’Europe

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Agroforesterie a Tambacounda, Kolda et Kédougou : Ruée vers le fruit du baobab, produit d’exportation vers l’Europe

Le baobab adansonia digitata, arbre parrain de cette journée nationale de l’arbre et de la campagne de reboisement 2012, est une source importante de revenus pour les populations des régions de Kolda, Tamba et Kédougou. Grâce aux appuis du Programme agriculture et gestion des ressources naturelles (Usaid Wula Nafaa), ce fruit est aujourd’hui valorisé.
Avec l’autorisation de la Commission économique européenne (Cee) de commercialiser le fruit du baobab en Europe, les revenus enregistrés en 2011 sont de 274.938.555 FCfa, soit une augmentation de 77.580.770 FCfa par rapport à l’année passée et 189.206.945 FCfa en 2009. Ces données, du suivi de la commercialisation effectuée par les populations, sont disponibles auprès du Programme Usaid Wula Nafaa. Déjà cette année, au 30 juin, 158.843 kg de fruits de baobab (bouye) pour un montant de 32.322.150 francs Cfa ont été commercialisés sous forme décortiquée, en poudre, en graines et en coque. Le nombre de personnes, tirant des revenus accrus de la filière, reste dominé par les femmes qui font 1.129 sur les 2.012 intervenants, soit 56,1%. Elles représentent l’essentiel des transformateurs, c’est-à-dire 566 sur 631 acteurs, soit 89,6%.
L’amélioration de la qualité et de la présentation du produit transformé par la dotation d’emballages et thermo soudeuses, grâce au Programme Usaid Wula Nafaa, et la formation sur le contrôle de l’hygiène dans le processus de transformation, sont les appuis fournis, indique Madior Fall chargé de communication et de l’analyse des politiques de l’Usaid Wula Nafaa, en marge de la journée nationale de l’arbre.
Le programme Usaid Wula Nafaa, selon M. Fall, a mis en place une stratégie, par la formation, sur des produits à base de poudre de baobab en vue d’augmenter et de diversifier les revenus tirés de cet arbre. Le programme a formé les membres des groupements qui font de la transformation de fruits de baobab sur la production de galettes à croquer.
Dix neuf personnes issues de petites unités de transformation de fruits de baobab ont été ciblées. Dans un premier temps, les efforts ont été concentrés sur l’organisation des producteurs en groupement puis en réseaux pour bénéficier des opportunités qu’offre le marché.
Selon Madior Fall de l’Usaid Wula Nafaa, les groupements et réseaux ont été mis en relation avec des exportateurs et transformateurs de fruits de baobab, notamment les sociétés Baobab fruit Company, Bioessence, Baobab des Saveurs et Sunu Harvest. Puis à la base, des conventions locales ont été signées en vue de déterminer la période de récolte changeant, du coup, les habitudes bien ancrées de courses poursuites vers les fruits, ce qui viole les conditions optimales pour la cueillette et l’exploitation. Du reste, un arrêté du service des Eaux et forêts détermine, chaque année, les modalités de la campagne d’exploitation.

Le fruit du baobab, produit d’exportation vers l’Europe
Le fruit du baobab, produit d’exportation vers l’Europe

Identification des sources de valeur ajoutee
Des opportunités de marché ont été identifiées pour la poudre et la graine de baobab qui sont maintenant utilisées par les industries cosmétiques pour la production d’huile de baobab à forte valeur ajoutée, révèle Amath Diop chef du volet création de richesses de l’Usaid Wula Nafaa. M. Diop a salué la réactivité des groupements qui ont compris l’importance de la transformation sur la valeur ajoutée et ont mis en place des unités de transformation. Outre la mise en relation qui a permis de commercialiser le baobab en coques, les groupements ont pu commercialiser le fruit décortiqué. Les exploitants ont été formés sur les techniques de transformation et sur la gestion. Ils ont pu offrir de la poudre de baobab de grande qualité. Les formations ont porté sur la production de poudre adoptant une technique en adéquation avec les conditions d’hygiène prédéfinies en vue d’améliorer la qualité du produit, a souligné M. Diop.

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges
Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

L’appui au développement du marché a aussi porté sur la création d’un cadre de concertation et de négociation entre les différentes parties avant le démarrage de la campagne en vue d’une bonne organisation. Dans ce cadre, il est constaté la reprise de contrats entre les groupements de producteurs et Baobab Fruit Company, la formalisation des achats entre les groupements et les unités de transformation et les acheteurs “bana bana” par la signature de conventions. Aussi, il a mis l’accent sur la stimulation de l’offre et de la demande de services entre les entreprises évoluant dans la filière baobab (entre unités de transformation, entre réseaux et Gp membres). Et du coup, année après année, il est constaté l’augmentation du volume de production pour tous produits confondus et l’amélioration des prix avec la signature des contrats, la réduction des ventes en petites quantités préjudiciables aux producteurs (due surtout aux contrats signés). Amath Diop de l’Usaid Wula Nafaa note aussi la création de revenus secondaires à travers la valorisation des sous produits qui, jadis, étaient sans intérêt pour le producteur, comme la graine de baobab, les fibres. On assiste, dans les trois régions, à la création de nouvelles petites unités de transformation pour faire face à la demande de plus en plus croissante en poudre de baobab.

Par pape Demba SIDIBE

YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL

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YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL

YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL
YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL

« Martin ? C’est qui ? »
« Mais c’est le poisson-chat ! Le gros, le terrible, celui qui a la moustache qui pique… »
Brr !
Ybou, Lucien et Mimi ne sont pas au bout de leurs surprises.
Ah ! S’ils savaient ce qui les attend !
Au pays des baobabs, se débarrasser d’une barbe ensorcelée, ce n’est pas simple !
Il faut savoir déjouer les ennemis et régler ses comptes avec une vieille sorcière…
Bien sûr, s’il n’y avait pas eu cette regrettable histoire de pierre magique…
Un livre plein d’humour et d’aventures pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.
Un petit roman pour les enfants (à partir de 7 ans) aimant la lecture et les belles histoires.
Ce livre raconte les formidables aventures d’un petit baobab de Madagascar et de ses fidèles amis.
Les droits d’auteur de ce livre sont en faveur des enfants défavorisés de Madagascar pour le projet de construction d’une école de brousse à ANDRANOMENA
(projet sur www.madaquatre.be)

Baobab l’arbre à l’envers, upside down

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Scientifiquement appelé Adansonia digitata L. (Famille Bombacaceae), le baobab est également connu par une poignée d’autres noms de différentes communautés et régions-baob, arbre bouteille, arbre de la vie, l’arbre à pain de singe, il est même appelé le “arbre à l’envers.”

Il ya 8 espèces de baobabs, plupart d’entre eux atteignant des hauteurs comprises entre 16 et 98 pi avec un 23 à 33 diamètre du tronc pi. Originaires de la savane africaine se référer à l’arbre de baobab que l’arbre de vie en raison des nombreux avantages des habitants utilisés pour, et encore tirer de l’arbre; il agit comme un abri, fournit de la nourriture et l’eau à la fois pour homme et l’animal, et aussi des vêtements à partir de son liège comme l’écorce ou énorme tige résistant au feu.

Baobab l'arbre à l'envers, upside down
Baobab l’arbre à l’envers, upside down

D’autres utilisations importantes

Les fruits du baobab sont appelés “pain de singe”, car ils sont comestibles et riches en vitamine C. Au cours des périodes de sécheresse, le baobab agit comme une source d’eau pour les humains et les animaux. Baobabs plein cultivés sont généralement creux, création d’un espace qui est habituellement utilisé comme résidence, avec animal de l’homme en concurrence pour cet espace de vie naturel spéciale.

Le baobab la plupart du temps apparaît feuilles, une adaptation qui permet d’économiser l’eau et il résister au soleil brûlant. Pour cette raison, les branches ressemblent à des racines qui apparaissent à accrocher dans l’air. Cela a valu le nom de la “tête en bas” l’arbre, même si les différentes communautés ont des explications variées pourquoi l’arbre apparaît comme il le fait.

Les Légendes Upside-Down

Les Bushmen d’Afrique du Sud a estimé que cela était dû à la colère de Dieu, après qu’il a été offensé par l’arbre. Comme une punition, il déraciné et jeté à la terre la tête en bas, éventuellement en supposant que le cascadeur à l’envers. Il ya aussi une légende qui dit que la sève de l’arbre de baobab peut protéger un des crocodiles intelligents.

Les Bushmen a également estimé que la plumaison des fleurs du baobab ne ferait que conduire à être déchiré par des lions. Certains le blâme sur la hyène rusé. Il est dit que tous les animaux ont été invités à planter un arbre lors de la création. Dans son ruse, la hyène, qui a été donné le baobab ne voulait pas de croître et, partant, a planté les racines jusqu’à. L’arbre cependant réussi à croître de toute façon, atteindre sa forme actuelle.

Le fruit du baobab ou pain de singe sur l'arbre
Le fruit du baobab ou pain de singe sur l’arbre

Utilisations actuelles de l’Arbre Baobab

Le baobab est encore très utile aujourd’hui dans divers pays africains. Les gros troncs creux sont utilisés comme joints potable et des centres de relaxation. Ses fruits sont récoltés et très nutritif. Au Soudan, le palpe fruit du baobab est utilisé pour faire “gubdi,”Une boisson rafraîchissante traditionnelle. Il est considéré comme riche en calcium après une étude qui a été menée en Gambie sur les femmes enceintes. Les efforts visant à encourager les agriculteurs à planter l’arbre ont été vaines car il la croissance peut être qualifiée de “retardé”. Il est une source clé d’attraction touristique dans les différents pays et saints lieux sacrés de culte dans certaines communautés d’autres pays africains.

L’arbre Upside-down peut reposer sur sa tête, vous pouvez penser qu’il est séché jusqu’à, mais les gens vont toujours trouver et d’utiliser son utilité, pour le rendre meilleur, il n’a pas peur du soleil!

Baobab : L’arbre géant qui cache la forêt

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On croyait tout savoir sur les baobabs de Grandidier, jusqu’à leur nombre qu’on estimait à 50 000. Une exploration plus pointue à base d’images satellitaires permet d’affirmer qu’ils sont plus de trois millions sur l’ensemble du territoire.

Baobab : L’arbre géant qui cache la forêt
Baobab : L’arbre géant qui cache la forêt

Son large tronc coiffé d’une couronne de branches à une trentaine de mètres du sol fait partie intégrante du paysage malgache. L’arbre le plus emblématique de l’île, avec le ravinala. Et pour cause : sur les huit espèces de baobabs existant à travers le monde, sept se trouvent à Madagascar et six d’entre elles sont tout simplement endémiques. L’espèce la plus connue et la plus gigantesque est Adansonia Grandidieri (baobab de Grandidier) que l’on trouve sur la fameuse allée des baobabs, à Morondava, tandis que dans le bush, les spécimens sont généralement plus ventripotents.
« Un véritable arbre citerne car sa masse est constituée d’eau à 95 % », fait remarquer Cyrille Cornu, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). En poste à Madagascar depuis deux ans, il a mis au point une technique très innovante pour les étudier : l’utilisation d’images satellitaires obtenues sur Google Earth en se postant à un kilomètre d’altitude, à raison de deux heures d’observation par jour ! « Balayant un espace de 200 00 km², le satellite permet d’observer des zones jusque-là vierges de toute exploration, avec des images à très haute résolution spatiale », explique le chercheur.

C’est ainsi qu’il a pu établir qu’il existe trois millions d’Adansonia grandidieri sur l’ensemble du territoire malgache, alors qu’on estimait jusque-là leur nombre à 50 000… Un patrimoine naturel beaucoup plus riche qu’on ne le supposait, même s’il est évident que les baobabs sont menacés d’extinction, notamment par les populations qui défrichent pour cultiver. Leur disparition serait un vrai désastre pour les hommes qui ont appris à se servir de leurs vertus curatives et nutritives, et qui les nomment selon leur utilité : reniala pour le baobab de Grandidier, bozy pour le baobab de Suarez. Leurs fruits sont de grosses cabosses, dont la pulpe à la saveur acidulée, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Sans oublier la valeur culturelle et cultuelle du baobab, lié depuis toujours aux rites de la fertilité et de la fécondité des femmes.

Les travaux menés par Cyrille Cornu visent précisément à appuyer la mise en place des aires protégées où les populations locales seront appelées à développer des activités durables autour des baobabs, dans le tourisme, notamment. Un enjeu capital pour le pays.

Contact (Cyrille Cornu) : (+261)32 79 536 30
(article publié dans no comment magazine n°24 – Janvier 2012 ©nocomment éditions)

 

Fruit du baobab, un trésor de bienfaits pour la peau

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Ces dernières années de nombreux ingrédients naturels, ont été vantés pour leurs propriétés antioxydantes et cosmétiques. Le fruit du baobab a aussi beaucoup de vertus bénéfiques pour la peau.

Le fruit du Baobab est un fruit exotique qui resserre et tonifie les pores, il hydrate et favorise la régénération cellulaire de la peau.
Les Baobabs ont des caractéristiques particulières et distinctives de la savane africaine. Les arbres peuvent vivre jusqu’à 1000 ans et survivent aux sécheresses prolongées en stockant jusqu’à 110 m3 d’eau dans leur tronc fibreux, comme une éponge , ils peuvent avoir de 9 à 18 mètres de diamètre.
Pour accéder à cette eau, des Bushmen du Kalahari utilisent des herbes creuses (un peu comme une paille) pour aspirer l’eau. Les troncs creusés dans les villages sont utilisés pour stocker l’eau. Ainsi, le Baobab est également connu comme l’ “Arbre de vie».

Arbre baobab sauvage adansonia digitata
Arbre baobab sauvage adansonia digitata

Le Baobab a également été appelé «l’arbre à l’envers» parce que ses branches ressemblent étrangement à des racines. Le fruit du baobab est particulièrement attrayant pour les babouins, d’où son autre surnom «le pain de singe”.
Bien que l’arbre ne soit pas originaire d’Egypte, son fruit était connu dans les marchés d’herbes et d’épices du Caire dès 2500 avant JC .
Il a été rendu célèbre en Occident par Antoine de Saint-Exupéry écrivain français dans son livre “Le Petit Prince».
Le baobab a été approuvé par les marchés européens en 2008, et la FDA a rapidement emboîté le pas. La pulpe sèche du fruit est maintenant vendue comme ingrédient pour des smoothies et des barres de céréales .

La pulpe du fruit du baobab est classé comme un aliment, riche en nutriments spécifiques et phytochimiques, et est promue comme étant en mesure d’améliorer l’état de santé et / ou la prévention des maladies.
Le fruit est en forme de bouteille ou de concombre et il a une coque ligneuse extérieure veloutée, couverte de poils verts jaunâtre.
La pulpe du fruit est divisé en agglomérats farineux qui renferment plusieurs graines.
Le Baobab est une source alimentaire vitale pour de nombreuses tribus locales, ainsi que pour le bétail et le gibier, le fruit contient de la pulpe et des graines qui sont mangées.
La pulpe peut aussi être mélangé avec de l’eau et transformée en boisson; les graines du baobab peuvent être mangées seules ou mélangées a du millet, les semis et les jeunes feuilles sont consommées comme des asperges ou sont utilisés dans les salades.

Fruit du baobab, un trésor de bienfaits pour la peau
Fruit du baobab, un trésor de bienfaits pour la peau

Le fruit du baobab a six fois plus de vitamine C que l’orange, 50 pour cent de plus de calcium que les épinards et il est une source abondante d’antioxydants. Son activité antioxydante est quatre fois supérieure à celle d’un kiwi ou d’une pomme. Ses feuilles sont une excellente source de vitamine A, calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, molybdène et de phosphore, et les graines sont riches en protéines.
Les vitamines A et B1, B2, B3, B6 et des fibres alimentaires sont également présentes dans la pulpe du fruit du Baobab.
L’huile de baobab est claire, jaune d’or, avec une légère odeur de noisette.
L’huile est obtenue par extraction et pressage à froid des graines de baobab séchées.
L’huile de baobab contient des acides gras (oméga 3-6-9), des stérols, des protéines, du potassium, calcium et de magnésium, fer, zinc et acides aminés. L’application de cette huile antioxydante, nourrissante peut aider à soulager les peaux sèches chroniques, les ecchymoses, elle améliore l’élasticité de la peau, elle stimule et adoucit l’épiderme.

Des études récentes en Europe ont révélé une multitude d’avantages du Baobab pour la peau. Des extraits de feuilles et d’écorce resserrent les pores, tandis que l’huile des graines hydrate et favorise la régénération cellulaire de la peau avec des vitamines A, D et E.
D’autres études menées en laboratoire ont révélé que des doses comprises entre 400 et 800 mg / kg déterminent une capacité anti-inflammatoire, donc capable de réduire l’inflammation. Cette activité peut être attribuée à la présence de stérols, des saponines et triterpènes dans l’extrait aqueux.
Cliniquement, l’huile des graines de Baobab a démontré lors des soins de peau son efficacité pour combattre son vieillissement, cette huile contribue à améliorer la fermeté de la peau, en augmentant sa qualité élastique, elle diminue la profondeur des rides du visage, unifie le teint, rafraîchit et hydrate l’épiderme.

Les dérivés du fruit du Baobab ont déjà été incorporés dans plusieurs produits cosmétiques bien connus des lignes de soins de peau et ils ont aussi été utilisés dans plusieurs marques françaises, gels pour le traitement des cheveux et des baumes à lèvres.
Ainsi nous pouvons voir que les propriétés merveilleuses du Baobab récemment découvertes, sont déjà utilisées par de nombreuses sociétés spécialisées dans les soins de la peau.

Les” Tavy ” et le changement du climat assassinent les baobabs

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Parmi les circonstances qui menacent les espèces de baobabs de Madagascar comptent la pratique du défrichement par incendie, généralement connu sous les noms de “Tavy” ou “Hetsake” dans quelques régions, ainsi que changement du climat.

Ces menaces pèsent lourdement sur ces baobabs qui portent en eux des valeurs exceptionnelles, autant environnementale que culturelle; valeurs desquelles la population locale n’est pas complètement consciente. Par conséquent, l’Institut français de Madagascar (IFM), en collaboration avec le CIRAD, a eu l’idée d´organiser une exposition consacrée aux baobabs malgaches dans la semaine scientifique du 22 à 26 novembre.

Les" Tavy " et le changement du climat assassinent les baobabs
Les” Tavy ” et le changement du climat assassinent les baobabs

Les baobabs comptent parmi les espèces de flore responsable de la célébrité mondiale du pays et contribuent par leur présence à promouvoir des destinations de l’écotourisme de nord au sud et à travers l’Ouest de Madagascar. Cependant, la majorité de la population n’est pas tout a fait consciente des valeurs scientifiques de la biodiversité malgache de laquelle les baobabs font partie. Les baobabs sont classés comme un patrimoine de l´humanité dont Madagascar est le dépositaire. Les “Tavy” et le changement du climat ont causé ces dernières années des effets néfastes sur biodiversité, et menacent la survie de quelques espèces endémiques dans les parcs nationaux si aucune mesure n´est prise pour changer la situation.

C’était pour cette raison que Madagascar National Parcs (MNP) avait consulté et prié des scientifiques de CIRAD de mener des recherches sur les espèces d’arbres de baobab depuis 2006. Comme rapporté par le PDG de MNP, Guy Suzon Ramangason, “Vingt parcs nationaux abritent maintenant des espèces de baobabs alors qu’il y avait bien moins auparavant. Les baobabs sont une espèce rare de plante, flamboyante et fascinante, et autour d´elle se sont développés des rapports exceptionnels avec à cause des milliers de services qu´elle fournit aux êtres humains”. Actuellement, il y a huit espèces de baobab dans le monde dont six endémiques à Madagascar. Cette année, 34 nouvelles espèces de baobabs ont été découvertes sur les routes nationales de Madagascar.

L’arbre africain le plus connu : le baobab

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On reconnaît l’arbre africain nommé baobab par sa taille exagérée, sa hauteur démesurée, mais surtout par sa circonférence immense.

Il peut être plus large que haut, avec des branches qui ressemblent à des racines. Pendant une grande partie de l’année, celles-ci n’ont pas de feuilles. Ces arbres rares poussent uniquement dans les zones à climats chauds et secs.

L'arbre africain le plus connu : le baobab
L’arbre africain le plus connu : le baobab

1.Un patrimoine africain
On attribue le baobab à l’Afrique, et il est d’ailleurs l’emblème du Sénégal, bien qu’il existe également une variété australienne qu’on nomme «Boab». Survivant dans un climat sec et abrupt, il se compose essentiellement d’eau dans son buste, ce qui lui donne un aspect difforme. D’une allure épaisse, le baobab vit très longtemps et peut dépasser le millénaire. Cet arbre-décoration peut atteindre 25 mètres de haut pour 12 mètres de diamètre. Quant à ses branches, elles sont irrégulières et ne disposent de feuilles que trois mois sur douze.
2. Le baobab, un arbre sacré
Son tronc et ses branches échevelées font du baobab un végétal caractéristique car il est également un arbre-palabre, soit un arbre autour duquel il est bon pour les habitants du village de se retrouver en conférence pour bavarder, débattre des problèmes, de la politique ou tout simplement de la vie en société. Cet arbre de la savane est donc devenu un refuge qu’il est très mal vu de couper ou d’abîmer. Il a longtemps fait l’objet de beaucoup de légendes, de croyances et de fétichismes lui apparentant une figure d’arbre protecteur.
3. La plantation de baobab
Les particularités de ce végétal difforme aux propriétés surprenantes font beaucoup d’admirateurs et attirent des touristes des quatre coins du globe. Aujourd’hui, la plantation du baobab est rendue possible n’importe où grâce à la commercialisation de graines. Sur Baobabs.com, vendeur en ligne de différentes plantes et graines tropicales rares, on présente différentes variétés de baobabs ainsi que des méthodes de plantation.
4. La générosité de l’arbre africain
Rarement et seulement pour certaines espèces, on observe des floraisons de fleurs de baobabs blanches avachies. La robe du tronc, grâce à sa propriété souple, résistante et fibreuse, peut être récupérée pour la fabrication de cordes. Cet arbre immortel régénère perpétuellement son écorce dépouillée et peut donc être exploité indéfiniment. L’arbre produit également des fruits ovales renfermant des centaines de graines et dont on peut en tirer un délicieux jus de baobab ou fabriquer une huile parfaitement comestible.
5. Le baobab est une richesse de la flore africaine
Le baobab, cet arbre gigantesque qui a traversé les siècles, est l’exemple même de l’Afrique tropicale et en fait une de ses grandes fiertés. Le baobab est aujourd’hui planté partout ailleurs, non seulement pour son allure particulièrement remarquable, mais aussi pour ses avantages.

Nutrition et santé : Le baobab, une plante à usages multiples et à grande capacité antioxydant !

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Adansonia digitata est probablement le plus connu des arbres Africain. Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal.

D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2000 ans. Originaire d’Afrique, l’Adansonia est un arbre au tronc massif ; adulte, il est reconnaissable à son tronc renflé pouvant atteindre une circonférence impressionnante, parfois 10 m. L’appellation du genre Adansonia tire son origine du nom de Michel Adanson, qui le décrit de manière approfondie pour la première fois en 1768 à la suite d’un voyage au Sénégal. Le baobab est une plante à usages multiples.

Quelles sont les caractéristiques du baobab ?

Le baobab d’Afrique, comme son nom l’indique est originaire d’Afrique. Il croît essentiellement dans les zones arides, les savanes, les régions côtières, à proximité des habitations, du niveau de la mer jusqu’à 1200 mètres d’altitude. Il possède une croissance lente et irrégulière à cause des périodes de sécheresse. Son bois est fibreux et non ligneux. Les fibres, molles et spongieuses, servent à stocker de l’eau d’où le nom vernaculaire de « arbre bouteille ». Le baobab africain pourrait être classé dans les plantes succulentes. Le baobab africain, dont les plus vieux spécimens auraient plus de 2000 ans est un arbre sacré pour plusieurs peuples africains. Cet arbre croît de préférence sur les terres légères et sablonneuses ou parfois calcaires. Ici au Sénégal, on retrouve de très beaux peuplements aux environs de Dakar, de Thiès et dans la région de Kédougou. Ailleurs on le rencontre le plus souvent près des villages ou des anciens hameaux, mais plus rarement dans la brousse soudano guinéenne.

Arbre baobab sauvage adansonia digitata
Arbre baobab sauvage adansonia digitata

Composition chimique des différentes parties du baobab

La feuille de baobab comme le thé vert est riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc). Avec 9% de mucilage, la feuille de baobab contient aussi des tanins catéchiques et de la vitamine C. La pulpe du fruit contient elle, 30% de matières pectiques, des sucres ; des acides organiques, notamment de l’acide citrique, malique, du calcium, des vitamines et des aminoacides. Elle est très riche en acide ascorbique (vitamine C, 2500 à 3000 mg/kg), soit à volume égal 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange. L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important du point de vue nutritionnel et thérapeutique, par exemple comme solution au scorbut. La pulpe contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la Thiamine (vitamine B1), la riboflavine (vitamine B2) ou encore la niacine (vitamine B3 ou PP). Le goût acidulé de la pulpe est dû aux acides organiques tels que l’acide citrique et l’acide tartrique. Si l’on devait comparer cette acidité à l’un de nos fruits, elle est un peu plus marquée que pour celle des raisins secs. Ces acides sont par exemple utilisés par les peuples pasteurs d’Afrique pour faire coaguler le lait. Dans 100 g de pulpe du fruit du baobab, il y a 75,6% de glucides, 2,3 % de protéines et 0,27 de lipides et permet d’obtenir 300 mg de vitamine C. Enfin, elle contient des fibres dont la quantité peut atteindre 45 g pour 100 g de produit, composant essentiel du régime alimentaire. On comprend pourquoi de nombreux groupes pharmaceutiques ont depuis quelques années renforcées leurs recherches sur la pulpe de baobab.

Le fruit contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe). Les graines du baobab sont riches en phosphate.

Aspects nutritionnels et économiques du baobab

Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes. Grillées, les graines de baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons. Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme deux fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait demi écrémé. Elle dope deux fois plus que le jus d’orange, avec près de 190 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg). Sa capacité antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contient quatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal). Au Sénégal, la poudre de feuilles de baobab séchées ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporée aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil. A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donné à la pulpe blanchâtre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. Conditionnée en poudre, la pulpe est utilisée comme arôme dans les pâtisseries, comme complément alimentaire pour les femmes enceintes et comme médicament antifièvre. Ce nouveau commerce pourrait créer plusieurs milliers de nouveaux emplois. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les écorces servent à la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge.

Quelles sont les vertus thérapeutiques de l’Adansonia digitata ?

Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires. Ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie. Elles sont diurétiques, diaphorétiques, toniques et généralement utilisées contre la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, le lumbago ou l’ophtalmie, le ver de Guinée, les infections urinaires. Leur efficacité dans le traitement de l’asthme est aussi prouvée. Les écorces fébrifuges traiteraient le paludisme, l’inflammation du tube digestif, la carie dentaire, le rachitisme, l’anorexie et le lumbago. Les racines fortifiantes sont indiquées dans le traitement du paludisme. La pulpe du fruit cicatrisante et fortifiant pour l’enfant, traiterait la diarrhée, la dysenterie, l’inflammation de l’intestin et du foie. Les fibres rouges emménagogues sont utilisées pour traiter l’aménorrhée chez la femme. Les graines galactagogues sont considérées comme remèdes dans le traitement de la carie dentaire, la gingivite, le paludisme, la rougeole et la gastrite. La sève est indiquée pour stopper la carie dentaire. La gomme utilisée comme désinfectant pour les blessures, demeure efficace dans le traitement des maux de dents.

 

Hommage au baobab

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Hommage poème au baobab africain

Peinture de Denise World
Peinture de Denise World

Il y a un baobab
Pavillon de tendresse et de jeunesse
Odeur fraîche de la savane
Il y a un baobab épais et dur qui chante.

Il y a un baobab
Aurore des premiers chants du coq
Du bel horizon
Où une voix siffle sa chanson
Aux vents de la savane.

« Il y a un baobab
Enfant de la savane
Héritier des temps lointains
Il y a un baobab
Carnaval lumineux
Des nouvelles plumes
Des terres d’Afrique… »

Ô ! Voici les fleurs immortelles
Jardin d’Allah
Ô ! Voici le jardin où je rêve
Il y a un baobab
Il y a un baobab qui s’épanouit
Aux vents de la savane…

(Ugah ADA, Rêves interdits, poèmes suivis
de La révolte des Griots et de Rêves retrouvés)

———————————————–

Baobab ! je suis venu replanter mon être près de toi
Et mêler mes racines à tes racines d’ancêtre ;
Je me donne en rêve à tes bras noueux
Et je me sens raffermi quand ton sang fort
Passe dans mon sang
Baobab ! « l’homme vaut ce que valent les armes ».
C’est l’écriteau qui se balance à toute porte de ce monde.
Où vais-je puiser tant de forces pour tant de luttes
Si à ton pied je ne m’arc-boute ?
Baobab ! quand je serai tout triste
Ayant perdu l’air de toute chanson,
Agite pour moi les gosiers de tes oiseaux
Afin qu’à vivre ils m’exhortent.
Et quand faiblira le sol sous mes pas
Laisse-moi remuer la terre à ton pied :
Que doucement sur moi elle se retourne !

(Jean-Baptiste TATI-LOUTARD, Les racines congolaises)