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YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL

YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL

YBOU LE BAOBAB BARBU – de Sylvie CHANTAL

« Martin ? C’est qui ? »
« Mais c’est le poisson-chat ! Le gros, le terrible, celui qui a la moustache qui pique… »
Brr !
Ybou, Lucien et Mimi ne sont pas au bout de leurs surprises.
Ah ! S’ils savaient ce qui les attend !
Au pays des baobabs, se débarrasser d’une barbe ensorcelée, ce n’est pas simple !
Il faut savoir déjouer les ennemis et régler ses comptes avec une vieille sorcière…
Bien sûr, s’il n’y avait pas eu cette regrettable histoire de pierre magique…
Un livre plein d’humour et d’aventures pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.
Un petit roman pour les enfants (à partir de 7 ans) aimant la lecture et les belles histoires.
Ce livre raconte les formidables aventures d’un petit baobab de Madagascar et de ses fidèles amis.
Les droits d’auteur de ce livre sont en faveur des enfants défavorisés de Madagascar pour le projet de construction d’une école de brousse à ANDRANOMENA
(projet sur www.madaquatre.be)


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Scientifiquement appelé Adansonia digitata L. (Famille Bombacaceae), le baobab est également connu par une poignée d’autres noms de différentes communautés et régions-baob, arbre bouteille, arbre de la vie, l’arbre à pain de singe, il est même appelé le “arbre à l’envers.”

Il ya 8 espèces de baobabs, plupart d’entre eux atteignant des hauteurs comprises entre 16 et 98 pi avec un 23 à 33 diamètre du tronc pi. Originaires de la savane africaine se référer à l’arbre de baobab que l’arbre de vie en raison des nombreux avantages des habitants utilisés pour, et encore tirer de l’arbre; il agit comme un abri, fournit de la nourriture et l’eau à la fois pour homme et l’animal, et aussi des vêtements à partir de son liège comme l’écorce ou énorme tige résistant au feu.

Baobab l'arbre à l'envers, upside down

Baobab l’arbre à l’envers, upside down

D’autres utilisations importantes

Les fruits du baobab sont appelés “pain de singe”, car ils sont comestibles et riches en vitamine C. Au cours des périodes de sécheresse, le baobab agit comme une source d’eau pour les humains et les animaux. Baobabs plein cultivés sont généralement creux, création d’un espace qui est habituellement utilisé comme résidence, avec animal de l’homme en concurrence pour cet espace de vie naturel spéciale.

Le baobab la plupart du temps apparaît feuilles, une adaptation qui permet d’économiser l’eau et il résister au soleil brûlant. Pour cette raison, les branches ressemblent à des racines qui apparaissent à accrocher dans l’air. Cela a valu le nom de la “tête en bas” l’arbre, même si les différentes communautés ont des explications variées pourquoi l’arbre apparaît comme il le fait.

Les Légendes Upside-Down

Les Bushmen d’Afrique du Sud a estimé que cela était dû à la colère de Dieu, après qu’il a été offensé par l’arbre. Comme une punition, il déraciné et jeté à la terre la tête en bas, éventuellement en supposant que le cascadeur à l’envers. Il ya aussi une légende qui dit que la sève de l’arbre de baobab peut protéger un des crocodiles intelligents.

Les Bushmen a également estimé que la plumaison des fleurs du baobab ne ferait que conduire à être déchiré par des lions. Certains le blâme sur la hyène rusé. Il est dit que tous les animaux ont été invités à planter un arbre lors de la création. Dans son ruse, la hyène, qui a été donné le baobab ne voulait pas de croître et, partant, a planté les racines jusqu’à. L’arbre cependant réussi à croître de toute façon, atteindre sa forme actuelle.

Le fruit du baobab ou pain de singe sur l'arbre

Le fruit du baobab ou pain de singe sur l’arbre

Utilisations actuelles de l’Arbre Baobab

Le baobab est encore très utile aujourd’hui dans divers pays africains. Les gros troncs creux sont utilisés comme joints potable et des centres de relaxation. Ses fruits sont récoltés et très nutritif. Au Soudan, le palpe fruit du baobab est utilisé pour faire “gubdi,”Une boisson rafraîchissante traditionnelle. Il est considéré comme riche en calcium après une étude qui a été menée en Gambie sur les femmes enceintes. Les efforts visant à encourager les agriculteurs à planter l’arbre ont été vaines car il la croissance peut être qualifiée de “retardé”. Il est une source clé d’attraction touristique dans les différents pays et saints lieux sacrés de culte dans certaines communautés d’autres pays africains.

L’arbre Upside-down peut reposer sur sa tête, vous pouvez penser qu’il est séché jusqu’à, mais les gens vont toujours trouver et d’utiliser son utilité, pour le rendre meilleur, il n’a pas peur du soleil!


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On croyait tout savoir sur les baobabs de Grandidier, jusqu’à leur nombre qu’on estimait à 50 000. Une exploration plus pointue à base d’images satellitaires permet d’affirmer qu’ils sont plus de trois millions sur l’ensemble du territoire.

Baobab : L’arbre géant qui cache la forêt

Baobab : L’arbre géant qui cache la forêt

Son large tronc coiffé d’une couronne de branches à une trentaine de mètres du sol fait partie intégrante du paysage malgache. L’arbre le plus emblématique de l’île, avec le ravinala. Et pour cause : sur les huit espèces de baobabs existant à travers le monde, sept se trouvent à Madagascar et six d’entre elles sont tout simplement endémiques. L’espèce la plus connue et la plus gigantesque est Adansonia Grandidieri (baobab de Grandidier) que l’on trouve sur la fameuse allée des baobabs, à Morondava, tandis que dans le bush, les spécimens sont généralement plus ventripotents.
« Un véritable arbre citerne car sa masse est constituée d’eau à 95 % », fait remarquer Cyrille Cornu, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). En poste à Madagascar depuis deux ans, il a mis au point une technique très innovante pour les étudier : l’utilisation d’images satellitaires obtenues sur Google Earth en se postant à un kilomètre d’altitude, à raison de deux heures d’observation par jour ! « Balayant un espace de 200 00 km², le satellite permet d’observer des zones jusque-là vierges de toute exploration, avec des images à très haute résolution spatiale », explique le chercheur.

C’est ainsi qu’il a pu établir qu’il existe trois millions d’Adansonia grandidieri sur l’ensemble du territoire malgache, alors qu’on estimait jusque-là leur nombre à 50 000… Un patrimoine naturel beaucoup plus riche qu’on ne le supposait, même s’il est évident que les baobabs sont menacés d’extinction, notamment par les populations qui défrichent pour cultiver. Leur disparition serait un vrai désastre pour les hommes qui ont appris à se servir de leurs vertus curatives et nutritives, et qui les nomment selon leur utilité : reniala pour le baobab de Grandidier, bozy pour le baobab de Suarez. Leurs fruits sont de grosses cabosses, dont la pulpe à la saveur acidulée, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Sans oublier la valeur culturelle et cultuelle du baobab, lié depuis toujours aux rites de la fertilité et de la fécondité des femmes.

Les travaux menés par Cyrille Cornu visent précisément à appuyer la mise en place des aires protégées où les populations locales seront appelées à développer des activités durables autour des baobabs, dans le tourisme, notamment. Un enjeu capital pour le pays.

Contact (Cyrille Cornu) : (+261)32 79 536 30
(article publié dans no comment magazine n°24 – Janvier 2012 ©nocomment éditions)

 


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Ces dernières années de nombreux ingrédients naturels, ont été vantés pour leurs propriétés antioxydantes et cosmétiques. Le fruit du baobab a aussi beaucoup de vertus bénéfiques pour la peau.

Le fruit du Baobab est un fruit exotique qui resserre et tonifie les pores, il hydrate et favorise la régénération cellulaire de la peau.
Les Baobabs ont des caractéristiques particulières et distinctives de la savane africaine. Les arbres peuvent vivre jusqu’à 1000 ans et survivent aux sécheresses prolongées en stockant jusqu’à 110 m3 d’eau dans leur tronc fibreux, comme une éponge , ils peuvent avoir de 9 à 18 mètres de diamètre.
Pour accéder à cette eau, des Bushmen du Kalahari utilisent des herbes creuses (un peu comme une paille) pour aspirer l’eau. Les troncs creusés dans les villages sont utilisés pour stocker l’eau. Ainsi, le Baobab est également connu comme l’ “Arbre de vie».

Arbre baobab sauvage adansonia digitata

Arbre baobab sauvage adansonia digitata

Le Baobab a également été appelé «l’arbre à l’envers» parce que ses branches ressemblent étrangement à des racines. Le fruit du baobab est particulièrement attrayant pour les babouins, d’où son autre surnom «le pain de singe”.
Bien que l’arbre ne soit pas originaire d’Egypte, son fruit était connu dans les marchés d’herbes et d’épices du Caire dès 2500 avant JC .
Il a été rendu célèbre en Occident par Antoine de Saint-Exupéry écrivain français dans son livre “Le Petit Prince».
Le baobab a été approuvé par les marchés européens en 2008, et la FDA a rapidement emboîté le pas. La pulpe sèche du fruit est maintenant vendue comme ingrédient pour des smoothies et des barres de céréales .

La pulpe du fruit du baobab est classé comme un aliment, riche en nutriments spécifiques et phytochimiques, et est promue comme étant en mesure d’améliorer l’état de santé et / ou la prévention des maladies.
Le fruit est en forme de bouteille ou de concombre et il a une coque ligneuse extérieure veloutée, couverte de poils verts jaunâtre.
La pulpe du fruit est divisé en agglomérats farineux qui renferment plusieurs graines.
Le Baobab est une source alimentaire vitale pour de nombreuses tribus locales, ainsi que pour le bétail et le gibier, le fruit contient de la pulpe et des graines qui sont mangées.
La pulpe peut aussi être mélangé avec de l’eau et transformée en boisson; les graines du baobab peuvent être mangées seules ou mélangées a du millet, les semis et les jeunes feuilles sont consommées comme des asperges ou sont utilisés dans les salades.

Fruit du baobab, un trésor de bienfaits pour la peau

Fruit du baobab, un trésor de bienfaits pour la peau

Le fruit du baobab a six fois plus de vitamine C que l’orange, 50 pour cent de plus de calcium que les épinards et il est une source abondante d’antioxydants. Son activité antioxydante est quatre fois supérieure à celle d’un kiwi ou d’une pomme. Ses feuilles sont une excellente source de vitamine A, calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, molybdène et de phosphore, et les graines sont riches en protéines.
Les vitamines A et B1, B2, B3, B6 et des fibres alimentaires sont également présentes dans la pulpe du fruit du Baobab.
L’huile de baobab est claire, jaune d’or, avec une légère odeur de noisette.
L’huile est obtenue par extraction et pressage à froid des graines de baobab séchées.
L’huile de baobab contient des acides gras (oméga 3-6-9), des stérols, des protéines, du potassium, calcium et de magnésium, fer, zinc et acides aminés. L’application de cette huile antioxydante, nourrissante peut aider à soulager les peaux sèches chroniques, les ecchymoses, elle améliore l’élasticité de la peau, elle stimule et adoucit l’épiderme.

Des études récentes en Europe ont révélé une multitude d’avantages du Baobab pour la peau. Des extraits de feuilles et d’écorce resserrent les pores, tandis que l’huile des graines hydrate et favorise la régénération cellulaire de la peau avec des vitamines A, D et E.
D’autres études menées en laboratoire ont révélé que des doses comprises entre 400 et 800 mg / kg déterminent une capacité anti-inflammatoire, donc capable de réduire l’inflammation. Cette activité peut être attribuée à la présence de stérols, des saponines et triterpènes dans l’extrait aqueux.
Cliniquement, l’huile des graines de Baobab a démontré lors des soins de peau son efficacité pour combattre son vieillissement, cette huile contribue à améliorer la fermeté de la peau, en augmentant sa qualité élastique, elle diminue la profondeur des rides du visage, unifie le teint, rafraîchit et hydrate l’épiderme.

Les dérivés du fruit du Baobab ont déjà été incorporés dans plusieurs produits cosmétiques bien connus des lignes de soins de peau et ils ont aussi été utilisés dans plusieurs marques françaises, gels pour le traitement des cheveux et des baumes à lèvres.
Ainsi nous pouvons voir que les propriétés merveilleuses du Baobab récemment découvertes, sont déjà utilisées par de nombreuses sociétés spécialisées dans les soins de la peau.


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Parmi les circonstances qui menacent les espèces de baobabs de Madagascar comptent la pratique du défrichement par incendie, généralement connu sous les noms de “Tavy” ou “Hetsake” dans quelques régions, ainsi que changement du climat.

Ces menaces pèsent lourdement sur ces baobabs qui portent en eux des valeurs exceptionnelles, autant environnementale que culturelle; valeurs desquelles la population locale n’est pas complètement consciente. Par conséquent, l’Institut français de Madagascar (IFM), en collaboration avec le CIRAD, a eu l’idée d´organiser une exposition consacrée aux baobabs malgaches dans la semaine scientifique du 22 à 26 novembre.

Les" Tavy " et le changement du climat assassinent les baobabs

Les” Tavy ” et le changement du climat assassinent les baobabs

Les baobabs comptent parmi les espèces de flore responsable de la célébrité mondiale du pays et contribuent par leur présence à promouvoir des destinations de l’écotourisme de nord au sud et à travers l’Ouest de Madagascar. Cependant, la majorité de la population n’est pas tout a fait consciente des valeurs scientifiques de la biodiversité malgache de laquelle les baobabs font partie. Les baobabs sont classés comme un patrimoine de l´humanité dont Madagascar est le dépositaire. Les “Tavy” et le changement du climat ont causé ces dernières années des effets néfastes sur biodiversité, et menacent la survie de quelques espèces endémiques dans les parcs nationaux si aucune mesure n´est prise pour changer la situation.

C’était pour cette raison que Madagascar National Parcs (MNP) avait consulté et prié des scientifiques de CIRAD de mener des recherches sur les espèces d’arbres de baobab depuis 2006. Comme rapporté par le PDG de MNP, Guy Suzon Ramangason, “Vingt parcs nationaux abritent maintenant des espèces de baobabs alors qu’il y avait bien moins auparavant. Les baobabs sont une espèce rare de plante, flamboyante et fascinante, et autour d´elle se sont développés des rapports exceptionnels avec à cause des milliers de services qu´elle fournit aux êtres humains”. Actuellement, il y a huit espèces de baobab dans le monde dont six endémiques à Madagascar. Cette année, 34 nouvelles espèces de baobabs ont été découvertes sur les routes nationales de Madagascar.


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On reconnaît l’arbre africain nommé baobab par sa taille exagérée, sa hauteur démesurée, mais surtout par sa circonférence immense.

Il peut être plus large que haut, avec des branches qui ressemblent à des racines. Pendant une grande partie de l’année, celles-ci n’ont pas de feuilles. Ces arbres rares poussent uniquement dans les zones à climats chauds et secs.

L'arbre africain le plus connu : le baobab

L’arbre africain le plus connu : le baobab

1.Un patrimoine africain
On attribue le baobab à l’Afrique, et il est d’ailleurs l’emblème du Sénégal, bien qu’il existe également une variété australienne qu’on nomme «Boab». Survivant dans un climat sec et abrupt, il se compose essentiellement d’eau dans son buste, ce qui lui donne un aspect difforme. D’une allure épaisse, le baobab vit très longtemps et peut dépasser le millénaire. Cet arbre-décoration peut atteindre 25 mètres de haut pour 12 mètres de diamètre. Quant à ses branches, elles sont irrégulières et ne disposent de feuilles que trois mois sur douze.
2. Le baobab, un arbre sacré
Son tronc et ses branches échevelées font du baobab un végétal caractéristique car il est également un arbre-palabre, soit un arbre autour duquel il est bon pour les habitants du village de se retrouver en conférence pour bavarder, débattre des problèmes, de la politique ou tout simplement de la vie en société. Cet arbre de la savane est donc devenu un refuge qu’il est très mal vu de couper ou d’abîmer. Il a longtemps fait l’objet de beaucoup de légendes, de croyances et de fétichismes lui apparentant une figure d’arbre protecteur.
3. La plantation de baobab
Les particularités de ce végétal difforme aux propriétés surprenantes font beaucoup d’admirateurs et attirent des touristes des quatre coins du globe. Aujourd’hui, la plantation du baobab est rendue possible n’importe où grâce à la commercialisation de graines. Sur Baobabs.com, vendeur en ligne de différentes plantes et graines tropicales rares, on présente différentes variétés de baobabs ainsi que des méthodes de plantation.
4. La générosité de l’arbre africain
Rarement et seulement pour certaines espèces, on observe des floraisons de fleurs de baobabs blanches avachies. La robe du tronc, grâce à sa propriété souple, résistante et fibreuse, peut être récupérée pour la fabrication de cordes. Cet arbre immortel régénère perpétuellement son écorce dépouillée et peut donc être exploité indéfiniment. L’arbre produit également des fruits ovales renfermant des centaines de graines et dont on peut en tirer un délicieux jus de baobab ou fabriquer une huile parfaitement comestible.
5. Le baobab est une richesse de la flore africaine
Le baobab, cet arbre gigantesque qui a traversé les siècles, est l’exemple même de l’Afrique tropicale et en fait une de ses grandes fiertés. Le baobab est aujourd’hui planté partout ailleurs, non seulement pour son allure particulièrement remarquable, mais aussi pour ses avantages.


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Adansonia digitata est probablement le plus connu des arbres Africain. Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal.

D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2000 ans. Originaire d’Afrique, l’Adansonia est un arbre au tronc massif ; adulte, il est reconnaissable à son tronc renflé pouvant atteindre une circonférence impressionnante, parfois 10 m. L’appellation du genre Adansonia tire son origine du nom de Michel Adanson, qui le décrit de manière approfondie pour la première fois en 1768 à la suite d’un voyage au Sénégal. Le baobab est une plante à usages multiples.

Quelles sont les caractéristiques du baobab ?

Le baobab d’Afrique, comme son nom l’indique est originaire d’Afrique. Il croît essentiellement dans les zones arides, les savanes, les régions côtières, à proximité des habitations, du niveau de la mer jusqu’à 1200 mètres d’altitude. Il possède une croissance lente et irrégulière à cause des périodes de sécheresse. Son bois est fibreux et non ligneux. Les fibres, molles et spongieuses, servent à stocker de l’eau d’où le nom vernaculaire de « arbre bouteille ». Le baobab africain pourrait être classé dans les plantes succulentes. Le baobab africain, dont les plus vieux spécimens auraient plus de 2000 ans est un arbre sacré pour plusieurs peuples africains. Cet arbre croît de préférence sur les terres légères et sablonneuses ou parfois calcaires. Ici au Sénégal, on retrouve de très beaux peuplements aux environs de Dakar, de Thiès et dans la région de Kédougou. Ailleurs on le rencontre le plus souvent près des villages ou des anciens hameaux, mais plus rarement dans la brousse soudano guinéenne.

Arbre baobab sauvage adansonia digitata

Arbre baobab sauvage adansonia digitata

Composition chimique des différentes parties du baobab

La feuille de baobab comme le thé vert est riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc). Avec 9% de mucilage, la feuille de baobab contient aussi des tanins catéchiques et de la vitamine C. La pulpe du fruit contient elle, 30% de matières pectiques, des sucres ; des acides organiques, notamment de l’acide citrique, malique, du calcium, des vitamines et des aminoacides. Elle est très riche en acide ascorbique (vitamine C, 2500 à 3000 mg/kg), soit à volume égal 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange. L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important du point de vue nutritionnel et thérapeutique, par exemple comme solution au scorbut. La pulpe contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la Thiamine (vitamine B1), la riboflavine (vitamine B2) ou encore la niacine (vitamine B3 ou PP). Le goût acidulé de la pulpe est dû aux acides organiques tels que l’acide citrique et l’acide tartrique. Si l’on devait comparer cette acidité à l’un de nos fruits, elle est un peu plus marquée que pour celle des raisins secs. Ces acides sont par exemple utilisés par les peuples pasteurs d’Afrique pour faire coaguler le lait. Dans 100 g de pulpe du fruit du baobab, il y a 75,6% de glucides, 2,3 % de protéines et 0,27 de lipides et permet d’obtenir 300 mg de vitamine C. Enfin, elle contient des fibres dont la quantité peut atteindre 45 g pour 100 g de produit, composant essentiel du régime alimentaire. On comprend pourquoi de nombreux groupes pharmaceutiques ont depuis quelques années renforcées leurs recherches sur la pulpe de baobab.

Le fruit contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe). Les graines du baobab sont riches en phosphate.

Aspects nutritionnels et économiques du baobab

Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes. Grillées, les graines de baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons. Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme deux fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait demi écrémé. Elle dope deux fois plus que le jus d’orange, avec près de 190 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg). Sa capacité antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contient quatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal). Au Sénégal, la poudre de feuilles de baobab séchées ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporée aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil. A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donné à la pulpe blanchâtre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. Conditionnée en poudre, la pulpe est utilisée comme arôme dans les pâtisseries, comme complément alimentaire pour les femmes enceintes et comme médicament antifièvre. Ce nouveau commerce pourrait créer plusieurs milliers de nouveaux emplois. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les écorces servent à la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge.

Quelles sont les vertus thérapeutiques de l’Adansonia digitata ?

Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires. Ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie. Elles sont diurétiques, diaphorétiques, toniques et généralement utilisées contre la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, le lumbago ou l’ophtalmie, le ver de Guinée, les infections urinaires. Leur efficacité dans le traitement de l’asthme est aussi prouvée. Les écorces fébrifuges traiteraient le paludisme, l’inflammation du tube digestif, la carie dentaire, le rachitisme, l’anorexie et le lumbago. Les racines fortifiantes sont indiquées dans le traitement du paludisme. La pulpe du fruit cicatrisante et fortifiant pour l’enfant, traiterait la diarrhée, la dysenterie, l’inflammation de l’intestin et du foie. Les fibres rouges emménagogues sont utilisées pour traiter l’aménorrhée chez la femme. Les graines galactagogues sont considérées comme remèdes dans le traitement de la carie dentaire, la gingivite, le paludisme, la rougeole et la gastrite. La sève est indiquée pour stopper la carie dentaire. La gomme utilisée comme désinfectant pour les blessures, demeure efficace dans le traitement des maux de dents.

 


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Hommage poème au baobab africain

Peinture de Denise World

Peinture de Denise World

Il y a un baobab
Pavillon de tendresse et de jeunesse
Odeur fraîche de la savane
Il y a un baobab épais et dur qui chante.

Il y a un baobab
Aurore des premiers chants du coq
Du bel horizon
Où une voix siffle sa chanson
Aux vents de la savane.

« Il y a un baobab
Enfant de la savane
Héritier des temps lointains
Il y a un baobab
Carnaval lumineux
Des nouvelles plumes
Des terres d’Afrique… »

Ô ! Voici les fleurs immortelles
Jardin d’Allah
Ô ! Voici le jardin où je rêve
Il y a un baobab
Il y a un baobab qui s’épanouit
Aux vents de la savane…

(Ugah ADA, Rêves interdits, poèmes suivis
de La révolte des Griots et de Rêves retrouvés)

———————————————–

Baobab ! je suis venu replanter mon être près de toi
Et mêler mes racines à tes racines d’ancêtre ;
Je me donne en rêve à tes bras noueux
Et je me sens raffermi quand ton sang fort
Passe dans mon sang
Baobab ! « l’homme vaut ce que valent les armes ».
C’est l’écriteau qui se balance à toute porte de ce monde.
Où vais-je puiser tant de forces pour tant de luttes
Si à ton pied je ne m’arc-boute ?
Baobab ! quand je serai tout triste
Ayant perdu l’air de toute chanson,
Agite pour moi les gosiers de tes oiseaux
Afin qu’à vivre ils m’exhortent.
Et quand faiblira le sol sous mes pas
Laisse-moi remuer la terre à ton pied :
Que doucement sur moi elle se retourne !

(Jean-Baptiste TATI-LOUTARD, Les racines congolaises)

 


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La finale de la Coupe du Monde de vitesse à  Chamonix, a été l’occasion d’établir un nouveau record de France de vitesse sur le mur homologué.

Le 12 juillet dernier a eu lieu la Coupe du Monde d’Escalade de Vitesse à Chamonix, c’est l’une voir LA plus grosse étape de coupe du monde qui existe actuellement dans le milieu de l’escalade avec plus de 20 000 spectateurs. Ils étaient ce jour-là  6 à représenter la France, 4 Femmes et 2 Hommes, dont Yoann Le Couster nouveau recordman de France.

Partenaire et consommateur de Baomix, la pulpe de fruit du Baobab, le grimpeur français Yoann Le Couster a amélioré le record de France d’escalade de vitesse en passant pour la première fois en dessous de la barre des 8s.

Il bat ainsi l’ancien record de France avec un temps exceptionnel de 7 sec 89.

Avec Baomix Yoann le Couster nouveau recordman de France d’escalade de vitesse

Yoann le Couster est porté par son Baobab (logo Baomix sur le bas de son short), il consomme la pulpe de son fruit pour le ressort.

Yoann et tous les participants de l’équipe de France d’escalade se sont aussi très bien placés dans l’épreuve de cette Coupe du Monde d’ Escalade de Vitesse à Chamonix :

Chez les Femmes :

4ème Anouck Jaubert

6ème Margot Heitz (nouveau record de France Féminin à 9″81)

11ème Esther Bruckner

27ème Julie Michelar

Chez les Hommes :

23ème Yoann Le Couster (nouveau record de France Masculin à 7″89)

35ème Bassa Mawem

Yoann Le Couster est en phase de progression depuis  une intervention chirurgicale subite à l’épaule cet hiver. Il consomme tous les jours de la pulpe de fruit de Baobab Baomix pour revenir à son niveau et même dépasser ces performances.

Pari réussit quand on voit qu’il a réussi à imposer ce nouveau record de vitesse en dessous des 8second. Baomix l’a aidé à récupérer au plus vite toute sa puissance dans l’effort.

Yoann : « Pour ma part, de très bonnes sensations, actuellement je suis le seul et premier Français à être descendu sous la barre des 8secondes, je me suis senti vraiment en forme et je pense que je peux faire bien mieux ! Je vais m’entrainer pour dans tous les cas ! Et continuer à consommer quotidiennement de la pulpe de fruit de Baobab Baomix, pour la préparation et la récupération»

Baomix, des ressources micronutritionnelles adaptées aux besoins du grimpeur :

Comme tout aliment déshydraté, la poudre de pulpe de fruit de baobab offre une densité micronutrionnelle (concentration en vitamines, minéraux, oligo-éléments) bien plus importante qu’un fruit frais (de fait, à poids équivalent un fruit sec contient moins d’eau, donc davantage de « matière»).

Il s’agit d’une caractéristique particulièrement intéressante pour les grimpeurs, dont les besoins micro nutritionnels sont bien plus élevés que la moyenne.

Deux propriétés vraiment distinctives sont soulignées par l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) :

Une richesse remarquable en vitamine C : 1 cuillère à soupe de pulpe (15/20g soit la quantité journalière usuelle) couvre 100% des apports journaliers recommandés en vitamine C (60mg, c’est autant que 100g de portion comestible d’orange fraîche). La vitamine C, par ses propriétés protectrices, aide à lutter contre le stress oxydatif lié à l’entraînement intense.

Une teneur équilibrée en vitamines du groupe B (B1,B2,B3,B6) : les vitamines du groupe B dites « vitamines du sportif » sont impliquées dans le métabolisme des glucides. A ce titre, elles contribuent au bon approvisionnement du muscle en énergie. Leur renouvellement par l’alimentation doit être assuré en continu (boissons, solides…)

Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe

Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe

Priorité à la récupération

Beaucoup d’autres micronutriments sont présents dans la pulpe de fruit de baobab. En quantité certes moins significative (parfois même faible). Mais c’est cette diversité qui contribue à conférer au produit son statut d’aliment « de remise en forme générale ».

Un profil nutritionnel particulièrement adapté pour la récupération de 1er niveau post entraînement, surtout lorsque les pertes sudorales ont été importantes :

– Des oligo-éléments d’abord : phosphore, manganèse, zinc, fer…(0,5mg* soit 5% des AJR)

– Des minéraux : sodium, potassium, calcium (60mg soit 10% des AJR ; c’est quand même nettement moins que le lait)

– De la vitamine A (caroténoïdes) qui renforce le potentiel antioxydant du produit (en plus des flavonoïdes et autres polyphénols…)

Des acides aminés (mais très faible aux quantités usuelles de consommation*)

– De l’acide linoléique (oméga 6)

* aux quantités usuelles de consommation soit 1 cuillère à soupe par jour (15/20g)

En connaitre plus sur Baomix la poudre de Baobab

 


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Fiche technique de la pulpe de fruit du Baobab bio, matière première de Baomix

Fiche technique de la pulpe de fruit du Baobab, matière première de Baomix

Fiche technique de la pulpe de fruit du Baobab, matière première de Baomix

Conditions de conservation : Stocker dans un endroit frais, à l’abri de l’humidité et de tout agent oxydant

Utilisations :

  • Utilisation alimentaire : La pulpe est utilisée directement comme ingrédient dans diverses préparations pour ses propriétés liante, épaississante et acidifiante : préparations céréalières telles les bouillies ou couscous (par exemple, le « m utchoyan » au Bénin ou le « ngalakh » au Sénégal), sauces ou crèmes d’accompagnement (par exemple, crème sucrée à base d’arachides grillées et pilées au Sénégal), préparations sucrées cuites à base de fruits locaux (mangue, orange, ditax, etc.).

Elle est également utilisée comme complément alimentaire, pour faire coaguler le lait, pour la fabrication de smoothies, jus, barres céréalières, confiture, compléments vitaminiques et d’autres produits du genre.

Le baobab sauvage qui produit la pain de singe bio

Le baobab sauvage qui produit la pain de singe bio

  • Utilisation en cosmétique : Du fait de ses propriétés lissantes et émollientes, la pulpe de baobab peut être utilisée sous forme de savon, de pommades ou de masques, mais aussi pour des soins anti-âges.
  • Utilisation médicinale : Des études sur son utilisation médicinale ont montré que la pulpe avait des propriétés anti-inflammatoire, antipyrétique (réduit la température), analgésique (calme la douleur), des propriétés anti-diarrhéique, anti-dysentérique, un potentiel effet hépatoprotecteur, avec un dosage adéquat.

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FRUIT DU BAOBAB BIO, ETUDE DE LA TRANSFORMATION DE LA PULPE DE BAOBAB EN NECTAR

Mots Clés : Adansonia digitata L. ; baobab ; composition ; nectar ; jus de fruit ; pain de singe.
1. RESUME
Le fruit du baobab (Adansonia digitata L.) ou pain de singe, est traditionnellement consommé dans de nombreux pays d’Afrique. Une enquête de terrain (Sénégal) a montré que la pulpe du fruit est principalement utilisée pour l’élaboration de boissons de type nectar. Elles ne sont jamais stabilisées. La caractérisation biochimique de la pulpe révèle une faible teneur en eau (6 %), une forte acidité titrable (70 meq/100g) et une teneur élevée en acide ascorbique (jusqu’à 312 mg/100g). L’analyse de 4 échantillons provenant de zones géographiques différentes montre que la composition varie peu sauf pour l’acidité et la teneur en acide ascorbique, mais elle subit une certaine variation au cours du temps. L’étude de la transformation de la pulpe en nectar et de sa stabilisation par une pasteurisation thermique classique, met en évidence une amélioration de la durée de conservation du produit qui reste encore très insuffisante. La flaveur et la couleur du nectar sont affectées par ce traitement et aussi par une  stabilisation à froid par microfiltration tangentielle.

Le fruit du baobab bio ou pain de singe sur l'arbre type adansonia digitata

Le fruit du baobab bio ou pain de singe sur l’arbre type adansonia digitata

2.  INTRODUCTION
Le baobab, Adansonia digitata L. est un arbre très ancien qui peut atteindre plus de 1000 ans. Il appartient à la famille des Bombacacées. Il est originaire d’Afrique tropicale où il est caractéristique du paysage des steppes sahéliennes et savanes soudano-sahéliennes. C’est un arbre de 20 à 30 m de haut ayant 3 à 9 m de diamètre. Le fruit ovoïde, appelé pain de singe, contient des graines noires enrobées d’une pulpe crayeuse blanche.
Les chiffres officiels mentionnent une production de plus de 3200 t/an de pain de singe au Sénégal (Institut Sénégalais de Recherche Agronomique/ Direction des eaux, forêts, chasse et conservation des sols). La pulpe du fruit est largement consommée de façon traditionnelle sous différentes formes. Elle entre notamment dans la formulation de préparations céréalières et de boissons.
Cette étude s’inscrit dans le contexte du développement de la valorisation des produits locaux au Sénégal. Les objectifs étaient de mieux caractériser le fruit et d’évaluer son potentiel pour une transformation en nectar à plus grande échelle. Un premier travail par voie d’enquête a été réalisé afin d’identifier les principales utilisations locales de la pulpe de pain de singe et de caractériser les procédés traditionnels de transformation. Sur plusieurs échantillons de diverses provenances, la composition de la pulpe a été déterminée afin d’évaluer sa variabilité. Enfin, une première approche de la transformation de la pulpe en nectar est proposée. La stabilisation de la boisson par pasteurisation classique et par microfiltration tangentielle y est évaluée.

3. MATERIEL ET METHODES
3.1.Matières premières
Quatre échantillons de fruit ont été choisis en fonction de leur provenance : 2 provenant de l’Est (Balla et Kédougou), un venant du Sud (Kolda) et le dernier de l’Ouest (Thiès).
A l’achat, les fruits étaient débarrassés de leur coque et conservés à température ambiante dans des sacs en fibres synthétiques. Avant analyse, la pulpe qui représente 16 à 28 % de la masse du fruit décoqué, est séparée des graines (67-72 %) et des fibres (4-13 %) par pilage au mortier et tamisage (mailles 0,4 mm ).
3.2. Méthodes
Afin d’identifier les différentes utilisations et de définir les procédés de transformation traditionnels du fruit, une enquête ouverte a été réalisée sur un échantillon de 87 personnes (ménagères, restaurants, marchés) en zone urbaine (Dakar) et à Saly (80 km au sud de Dakar).
Les caractéristiques biochimiques des produits ont été déterminées à l’aide des méthodes suivantes : humidité (dessiccation 103 °C), extrait sec soluble (réfractométrie), cendres (incinération 525 °C), matières grasses (Soxhlet/hexane), protéines (Kjeldahl/6,25), vitamine C (rédox 2-6DCPIP), sucres et amidon (Luff-Schoorl), acidité titrable (titrimétrie NaOH). Diverses analyses microbiologiques ont été réalisées (dénombrements) : flore mésophile aérobie totale, levures et moisissures, bactéries lactiques, coliformes totaux. Une évaluation de la qualité sensorielle des nectars, a été effectuée.
La pasteurisation du nectar a été réalisée dans un bain-marie à 70-80 °C après conditionnement en bouteilles verre de 250 mL. La stabilisation à froid du nectar par microfiltration tangentielle a été effectuée sur un pilote IMECA muni d’une membrane tubulaire en céramique de diamètre moyen de pores 0,2 µm. Les conditions opératoires sont les suivantes : pression transmembranaire de 1,0 à 2,9 bar, vitesse tangentielle de 2 m/s, température ambiante.
4. RESULTATS ET DISCUSSION
4.1.Résultats de l’enquête
L’enquête a révélé que toutes les parties du baobab sont utilisées : pulpe, graines, coque du fruits, feuilles, écorce, racines et même la sève de la plante. La pulpe du fruit est la matière première qui est la plus largement valorisée. Parmi les 5 principales utilisations traditionnelles recensées (Figure 1), les boissons de type jus de fruit sont les plus couramment consommées. Le « ngalakh » arrive en seconde position. Ce mélange liquide sucré à base de pâte d’arachide, de pulpe de pain de singe et de farine de mil roulée cuite, est surtout préparé à l’occasion de fêtes religieuses. Enfin, la pulpe est également utilisée comme acidifiant dans la cuisine traditionnelle.
L’enquête a également permis de caractériser les procédés traditionnels d’élaboration du jus de fruit qui correspond en fait à un nectar. Le schéma technologique suivi est assez constant (Figure 2). Quelques variantes ont cependant été relevées principalement lors des opérations de lavage (nombre de lavages, température de l’eau), d’extraction (durée du trempage et du malaxage, ratio eau/pulpe utilisé) et de formulation (quantité de sucre, aromatisation).
Figure 1. Principales utilisations alimentaires traditionnelles de la pulpe de fruit au Sénégal et fréquences de citation dans la population interrogée.
Ng = Ngalakh ; Uti = Utilisations culinaires diverses ; Sa = Sauces ; Co = Compléments alimentaires.
Ces boissons ne sont jamais stabilisées. Elles peuvent être conservées à l’état réfrigéré pendant quelques jours. A la suite de cette étude, un procédé standard de transformation de la pulpe en nectar a été défini. Dans ces conditions la boisson obtenue présente un extrait sec soluble d’environ 17 g/100g, un pH de 3,3 et une acidité titrable de 4 meq/100mL.
4.2.Caractérisation biochimique de la pulpe
Les principaux résultats obtenus sont présentés dans le Tableau 1. Certaines caractéristiques sont remarquablement constantes quelque soit la provenance de l’échantillon. La teneur en eau de la pulpe est très basse (6-7 %). Elle est un peu plus élevée pour l’échantillon n° 3 (7,5 %) qui provient d’une zone plus humide.
Ces valeurs sont comparables à celle trouvée par Nour et al. (1980) [7], mais faibles par rapport au 9,7 % annoncé par Ferre (1939) [8]. Compte tenu de la faible humidité de la pulpe, la teneur en glucides est très élevée. On y trouve, en accord avec [9]  plus de 40 %  d’amidon. Les sucres réducteurs sont par contre peu représentés (4 %) alors que Nour et al. (1980) [7] avaient obtenu 19 %. Cet écart considérable peut être lié à la matière première ou au différentes méthodes d‘analyse utilisées. La teneur en minéraux est très élevée pour un fruit (5 %). Celle en matière grasse oscille entre 0,5 et 0,8 % ce qui correspond aux résultats obtenus par Ferre (1939) [8] mais est plus élevé que les teneurs présentées par Nour et al. (1980) [7] (0,2 %). En accord avec Nour et al. (1980) [7], la pulpe contient environ 2 % de protéines.
Pour tous les échantillons, l’acidité titrable de la pulpe est très élevée. Elle contient également une quantité importante de vitamine C. Notons que, par rapport aux autres caractéristiques, une plus grande variabilité de composition est mise en évidence. L’échantillon n° 3 provenant de Kolda est  deux  fois moins  acide (35 meq/100g) que les autres (73 meq/100g en moyenne). Il contient également environ 2 fois moins de vitamine C (126 au lieu de 239 mg/100 en moyenne). L’incidence des conditions pédoclimatiques, du stade de maturité du fruit à la récolte et des conditions de stockage de la pulpe, sont autant de facteurs qui peuvent expliquer ces variations.

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Fruit décoqué
100 kg
Tri Lavage
0 – 3 lavages eau
30 ou 100 °C [30]
Trempage
5 – 480 min [100]
30 °C
Malaxage
5 – 15 min [7]
30 °C, manuel
Tamisage
0,4 – 0,5 mm [0,5]
30 °C
Eau
100 – 500 L [265]
Nectar
150 – 600 L [230]
Sucre
50 – 125 kg [68]
Autres
Lait, extrait vanille, jus de fruit
Conditionnement
Bouteilles plastique
Stockage
1 – 7 j [2]
4 °C
Formulation
Graines/fibres
4.3.Evolution de la composition de la pulpe au cours du stockage
Afin d’évaluer la stabilité de la pulpe et l’incidence du stockage sur sa qualité, l’évolution de sa composition au cours d’un stockage à température ambiante (30 °C) a été suivie pendant 35 j (conditionnement en poches plastique non-étanches). La teneur en eau de la pulpe augmente significativement pendant le stockage (+80% en 1 mois). Le caractère hygroscopique de la pulpe est donc mis en évidence. Durant le stockage, la teneur an vitamine C passe de 126 à 94 mg/100g (base sèche). Cette diminution résulte probablement d’une dégradation oxydative de l’acide ascorbique. Une augmentation de l’acidité titrable de la pulpe est également notée (+50 % après 35 j). Ces évolutions pourraient être d’origine biochimique. Compte tenu de la faible teneur en eau du produit, il est peu probable qu’elles soient liées à un développement microbien. Nous avons également constaté une évolution de la couleur de la pulpe : elle fonce pendant le stockage.
Ces résultats montrent que d’importantes modifications de composition peuvent intervenir pendant le stockage. Pour limiter la reprise en eau et les phénomènes oxydatifs, l’utilisation d’emballages étanches et opaques doit être envisagée.
4.4 Transformation de la pulpe en nectar
4.4.1 Préparation du nectar
Le nectar a été préparé en se basant sur la procédure présentée sur la Figure 2. La séparation de la pulpe des graines et des fibres est réalisée par trempage, puis tamisage (1kg de pulpe dans 3L d’eau). En effet, la séparation de la pulpe des graines et des fibres peut être aisément obtenue en associant un trempage à froid de 30 min, à un malaxage de 4 min.

Tableau 1. Principales caractéristiques biochimiques de la pulpe pour 100g de matière sèche.

Echan-

tillons

Humidité*

(g)

Amidon

(g)

Sucres réduc.

(g)

Acidité

titrable

(meq)

Cendres

(g)

Matières grasses

(g)

Proté-

ines

(g)

Vit. C

(mg)

N°1

Balla

6,3

41,4

3,8

77,3

6,3

0,5

2,6

195

N°2

Kédougou

6,6

42,3

3,9

69,0

5,2

0,8

2,1

209

N°3

Kolda

7,5

35,0

4,3

0,5

1,8

126

N°4

Thiès

6,2

42,1

3,6

73,1

4,7

0,7

2,3

312

* pour 100g de matière fraîche.
Pour les essais, la quantité de sucre ajouté lors de l’étape de formulation a été fixée à 47 kg pour 100 kg de fruit afin d’obtenir un nectar final à 13 % d’extrait sec soluble. Cette boisson présente un pH de 3,3, une acidité titrable de 3,8 meq/100mL, des teneurs en matière sèche totale, vitamine C, cendres et protéines respectivement de 14,6 g/100g, 13 mg/100g, 0,17 g/100g et 0,15 g/100g. Elle ne se conserve que 4 j à 4 °C car au-delà, des modifications significatives de couleur et de flaveur sont détectées.
4.4.2 Pasteurisation
Les résultats des analyses microbiologiques sont présentés dans le Tableau 2. La pulpe du fruit est peu contaminée avec une flore aérobie totale de l’ordre de 4 103 ufc/g. En terme microbiologique, l’efficacité du traitement thermique utilisé semble démontrée et le produit obtenu est conforme aux normes en vigueur pour les nectars pasteurisés. La composition du nectar est peu modifiée par la pasteurisation bien qu’une perte de 10 % soit notée pour la vitamine C. En revanche, les tests sensoriels montrent que l’arôme et la couleur du nectar sont significativement affectés par le traitement. En complément de cette étude, des tests de conservation ont été réalisés. Malgré les bons résultats des analyses microbiologiques, des modifications de flaveur du nectar pasteurisé ont été détectées après 11 j de stockage à 4 °C.
Tableau 2. Résultats des analyses microbiologiques

Analyses

Pulpe

(ufc/g)

Nectar frais

(ucf/mL)

Nectar pasteurisé

(ucf/mL)

FMAT

3,7.103

5,6.105

< 10 2

Bactéries lactiques

5.10 2

1,6.102

Absence dans 1 mL

Levures

<10

<10

Absence dans 0,1 mL

Moisissures

2,0.10 3

3,4.103

< 10 2

Coliformes

<10

<10

Absence dans 1 mL

4.4.3 Microfiltration

Compte tenu du diamètre de pores de la membrane utilisée (0,2 m), la filtration permetd’obtenir un perméat stérile. Dans les conditions testées, la densité de flux de perméat se stabilise après 30 min de filtration à 25 L/h.m². Ces performances, faibles par rapport à celles habituellement obtenues sur d’autres jus de fruit, sont probablement liées à la viscosité élevée du produit. Elles devraient néanmoins pouvoir être améliorées en optimisant les conditions de filtration (vitesse tangentielle, température) ou en y associant un traitement enzymatique. La composition en solutés du perméat n’est pas significativement différente de celle du nectar initial. La stérilité du perméat, qui est théoriquement garantie sur ce type de membrane, n’a pu être vérifiée suite à des problèmes de contamination des échantillons lors des prélèvements. L’évaluation sensorielle de nectars reconstitués à partir de perméat et de rétentat a montré que la couleur et le goût sucré du produit sont peu différents de ceux du nectar frais. Par contre, l’arôme et le caractère pulpeux semblent significativement atténués par le traitement.

5. CONCLUSION
La pulpe du fruit du baobab, caractérisée par son acidité, sa teneur en vitamine C, un taux de lipides et de protéines assez faible, donne aisément une boisson de type nectar. Certains constituants du fruit évoluent en fonction des zones de production et au cours du stockage. La stabilisation du produit par pasteurisation et microfiltration réduit la flore totale et prolonge de quelques jours la durée de conservation. Cependant des modifications organoleptiques sont constatées après traitement. Dans la perspective d’une transformation à plus grande échelle, des études complémentaires doivent être entreprises : étude de la matière première au cours du stockage, recherche d’un procédé de stabilisation du nectar affectant le moins possible sa qualité, et éventuellement réalisation  d’un prétraitement enzymatique.


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Propriétés utilisations feuilles de Baobab bio

Le Baobab, Adansonia digitata, (aussi connu sous le nom boab, boaboa, arbre bouteille et l’arbre à pain de singe) est un arbre tolérant la sécheresse, et commun à une grande partie de l’Afrique subsaharienne. Les espèces atteignent des hauteurs comprises entre 5-25 m (exceptionnellement 30 m) de hauteur, et jusqu’à 7 m (exceptionnellement 11 m) de diamètre du tronc.

Propriétés utilisations feuilles de Baobab

Propriétés utilisations feuilles de Baobab

Ils sont connus pour stocker l’eau à l’intérieur du tronc gonflé, avec la capacité de stocker jusqu’à 120.000 litres d’eau pour supporter les dures conditions de sécheresse particulière pour les régions de l’Afrique subsaharienne près de l’ Kalahari et le désert du Namib.
C’est un arbre très souple, ces jeunes feuilles peuvent être soit palmées soit simples. Les feuilles de Baobab sont souvent cueillies et consommés comme des épinards. Les feuilles sont également séchées et réduites en poudre plus ou moins fine pour des tisanes.
Comme le sassafras, la feuille de baobab est utilisée comme un épaississant dans les soupes et les ragoûts (notamment en Afrique occidentale). La plus célèbre des soupes étant kuka, soupe nigériane (KUKA est le mot nigérian pour Baobab). Les feuilles de Baobab sont également souvent utilisées à la fois comme un arôme et un épaississant pour couscous. Pour activer la croissance des baobabs, le foliaire peuvent être émondés et de grands champs de jeunes baobabs sont souvent cultivés pour leurs feuilles seulement.
La pulpe du fruit sec, après la séparation des graines et des fibres, est consommé directement ou mélangé à du gruau ou de lait. Les graines sont plus utilisés comme épaississant pour les soupes, mais peuvent être également fermentés pour l’assaisonnement, rôti, ou pilées pour en extraire l’huile végétale antioxydant. L’arbre fournit également une source de fibres, de colorant et de carburant.
Le Sénégal est un des plus grands producteurs commerciaux de poudre de feuilles de baobab et c’est un aliment de base de la cuisine sénégalaise, mais il est très difficile d’en trouver dans les grandes villes, à moins que vous alliez les grands marchés.
Les feuilles de baobab sont très riches en vitamine C , c’est ainsi un complément alimentaire important dans l’alimentation de l’ Afrique de l’Ouest.
Le baobab africain, Adansonia digitaga rend hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français qui a décrit un digitata. Le baobab est parfois appelé familièrement «l’arbre à l’envers”, un nom dérivé de la légende arabe qui prétend que le diable sorti de l’arbre et l’a planté à l’envers. Cette légende vient probablement d’un ancien conte africain. Ce mythe raconte que, après la création du monde chacun de ces animaux a reçu un arbre à planter et que la hyène a planté le baobab à l’envers.

l'arbre baobab type adansonia digitata en feuille à la saison humide au Sénégal

l’arbre baobab type adansonia digitata en feuille à la saison humide au Sénégal

L’activité antioxydante de la feuille de Baobab

Des études récentes ont montré que les feuilles du baobab ont une activité antioxydante marquée, à la fois hydrosoluble et liposoluble, la prévention et la lutte contre la formation de radicaux libres.
Orac TOTAL
Phénols
mg / g Les flavonoïdes TOTAL
mg / g ORAC
T umol
E / g
3,70 3,60 166,28
PCL (ACL) Trolox pmol / g
24,5
PCL (ACW) umol ascorbique / g
23
test DPPH IC 50 pg / ml
189,10
carotène β
blanchiment d’essai 100 pg / ml 500 pg / ml 1,000 ug / ml
29,16 43,75 55,20

COMPOSITION CHIMIQUE DE BAOBAB feuilles séchées
Exprimé en mg / 100 g
Composition Quantité Note
Calcium 2.266 Dans les feuilles fraîches
180 à 343 mg / 100 g. sur
Phosphore 26,1
La vitamine C Trace Dans les feuilles fraîches
38 à 53 mg / 100 g. sur
Thiamine 0,13
Riboflavine 0,82
Niacine 4,83 Equivalent à 4856 mcg de vitamine A

Composition de la feuilles séchées de Baobab :
Aminoacides / 1 g de Mg
de protéines Pourcentage global
L’acide aspartique 10.3 9,7%
L’acide glutamique 13.4 12,6%
Serine 4.7 4,4%
Glycine 6,0 5,6%
Histidine 2.1 2,0%
Arginine 8.5 8,0%
Thréonine 4.1 3,9%
Alanine 6.9 6,5%
Proline 5.6 5,3%
Tyrosine 4.5 4,2%
Valine 6.3 5,9%
La méthionine 2.4 2,3%
Isoleucine 6.7 6,3%
Leucine 8.7 8,2%
Phénylalanine 5.7 5,4%
Cystéique Acid 2.7 2,5%
Lysine 6.1 5,7%
Tryptophane 1.6 1,5%
Total 106.3 100,0%