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Depuis quelques années, les plantes exotiques sont de plus en plus recherchées par les amateurs et passionnés de plantes.

Elles ont fait leurs apparitions dans les jardins, balcons et maisons oĂą les gĂ©raniums ont parfois Ă©tĂ© remisĂ©s au placard. Certaines plantes se prĂŞtent plus ou moins bien Ă  ces acclimations en extĂ©rieur et intĂ©rieur. Par exemple, vous trouverez maintenant sans difficultĂ© dans toutes les jardineries des plants d’Oiseaux du paradis (Strelitzia Regina) qui offrent une floraison extraordinaire en hiver.

Le baobab est un excellent candidat pour une culture en tant que plante d’appartement.

Pourquoi ? Il ne craint pas le manque d’eau, vous pouvez l’oublier quelques mois – il est très peu exigeant sur le substrat du moment qu’il se trouve dans un mĂ©lange drainant – il n’est pas avare de soleil, bien au contraire et supportera d’ĂŞtre placĂ© derrière une fenĂŞtre bien ensoleillĂ©e. L’idĂ©al est mĂŞme de le sortir directement Ă  l’extĂ©rieur au printemps, Ă©tĂ© et automne dès que la tempĂ©rature nuit et jour ne descend pas en dessous de 15°C.

Vous aurez ainsi une plante originale, disons mĂŞme un arbre, qui ne l’oublions pas est caduque. Ne vous Ă©tonnez donc pas de voir ses feuilles jaunir et tomber en automne ; ce n’est pas parce qu’il manque d’eau, il suffit de jeter un coup Ă  l’extĂ©rieur pour voir que les arbres rĂ©agissent de la mĂŞme manière. Votre baobab vous fait signe qu’il a besoin de repos, un arrosage très lĂ©ger une fois par mois suffira et attendez patiemment la fin du printemps pour le revoir se reverdir.

BonsaĂŻ de baobab Adansonia digitata en pot

BonsaĂŻ de baobab Adansonia digitata en pot

Il est assez difficile de se procurer des plants de baobabs en France. Ce sont dans les jardineries que vous aurez le plus de chance d’en trouver. Dans le cadre de son programme de sauvegarde des forĂŞts de baobab de NguĂ©kokh au SĂ©nĂ©gal, l’association ChĂŞnes et Baobabs vends Ă©galement diffĂ©rents produits autour du baobab : graines, fruits, plants (voir la boutique internet). A ce titre, un premier projet intitulĂ© BaobĂ©cole (Ă©ducation Ă  l’environnement autour du baobab en Afrique) financĂ© par l’IRD (Institut de Recherche et de DĂ©veloppement) et le Ministère des Affaires Etrangère français va ĂŞtre lancĂ© dès octobre 2006.

Les baobabs vendus en France le sont en gĂ©nĂ©ral racines nues. Ce type de conditionnement n’affecte en rien cet arbre qui peut rester ainsi plusieurs mois avant d’ĂŞtre rempotĂ©. Attention toutefois, toucher systĂ©matiquement le tronc du baobab : s’il est mou et spongieux, il y a des fortes chances que ce baobab ne redĂ©marre pas. Les prix varient de quelques euros pour les plants les plus jeunes (1 – 1,5 ans) Ă  plusieurs dizaines d’euros pour des plants plus âgĂ©s (4-5, 7-8, 10-12 ans). Si vous n’arrivez pas Ă  trouver des plants ou bien si vous prĂ©fĂ©rez dĂ©marrer directement depuis la graine, voici quelques conseils pour rĂ©ussir votre germination :

1 – Le semis

Le semis des graines est souvent caractĂ©risĂ© de difficile mais les passionnĂ©s de baobab vous diront le contraire ! En respectant quelques consignes simples, il n’est pas si difficile de faire germer les graines et obtenir un plant de baobab que vous pourrez garder des annĂ©es voir des dĂ©cennies. Les graines sont disponibles dans la plupart des jardineries; si vous avez la possibilitĂ© de rĂ©cupĂ©rer un fruit ou encore directement du pain de singe, vous pouvez bien entendu y rĂ©cupĂ©rer les graines Ă  l’intĂ©rieur. Il faut Ă©galement savoir que les graines de baobab se conservent de nombreuses annĂ©es, de prĂ©fĂ©rence dans un endroit sec et sombre. D’une manière gĂ©nĂ©rale, le taux de germination diminue avec les semences plus âgĂ©es.

Pour germer, tout graine a besoin d’humiditĂ©, de chaleur et d’air. Cependant, ces facteurs, s’ils sont nĂ©cessaires, ne sont pas toujours suffisants. En l’occurrence, 2 cas sont possibles: l’inhibition de la germination et la dormance vĂ©ritable. Pour le baobab, il s’agit d’une inhibition due Ă  l’extrĂŞme duretĂ© des tĂ©guments de la graine, ce qui a pour effet de la rendre impermĂ©able Ă  l’air, la lumière et l’eau et rend le rĂ©veil de la graine impossible si elle est plantĂ©e sans prĂ©alable dans du terreau. Il est Ă  observer que de nombreuses graines d’arbres et plantes sahĂ©liennes sont soumises Ă  ce frein. Afin de lever cette pseudo-dormance, plusieurs mĂ©thodes sont souvent adoptĂ©es : elles peuvent ĂŞtre scarifiĂ©es, immergĂ©es pendant plusieurs jours (3 Ă  7 jours) dans de l’eau tiède ou encore Ă©bouillantĂ©es une quinzaine de minutes. Les taux de germination sont alors variables. La scarification consiste en une incision ou un râpage des graines qui permet d’Ă©liminer en partie le tĂ©gument le plus dur. Cette mĂ©thode assure une pĂ©nĂ©tration rapide de l’eau au sein mĂŞme des tissus mais exige du temps pour la prĂ©paration. Elle conviendra donc Ă  de toutes petites quantitĂ©s de graines. Un bon taux de germination est obtenu avec cette mĂ©thode si l’on n’abĂ®me pas les tissus. L’utilisation d’acide sulfurique ou nitrique concentrĂ©s pour attaquer en partie le tĂ©gument suivi d’un rinçage Ă  l’eau froide permet d’obtenir un taux germination supĂ©rieur Ă  85 %. Attention Ă  la durĂ©e de trempage des graines qui est dĂ©terminante car il n’est pas question d’abĂ®mer l’embryon : un trempage Ă  l’acide sulfurique pendant trente minutes suivi immĂ©diatement d’un rinçage Ă  l’eau et d’un trempage (toujours dans l’eau) pendant 24 heures. Cette mĂ©thode est souvent utilisĂ©e par le centre forestier de reboisement; toutefois, afin d’Ă©viter de manipuler de tel produit dangereux et nocif, une mĂ©thode plus simple et naturelle, permet d’obtenir un excellent taux de germination (plus de 70 %).

En Afrique, l’action des acides gastriques particulièrement puissants chez les ruminants contenus dans l’estomac, agit d’une manière tout Ă  fait naturelle pour lever la dormance des graines de baobab en dĂ©truisant en partie le tĂ©gument.

Ce sont par exemple les éléphants de la savane africaine qui vont ainsi participer à la germination et dissémination des graines de baobab.

Culture du baobab Adansonia digitata par Pascal Ottaviani

Culture du baobab Adansonia digitata par Pascal Ottaviani

2 – Que faut-il pour rĂ©ussir son semis ?

– Un bac Ă  semis, type mini-serre, que l’on trouve facilement dans les jardineries.

– Utiliser donc un bon terreau Ă  semis qui reposera sur un lit de pouzzolane que l’on trouve maintenant facilement dans toutes les jardineries. Un substrat bien drainĂ© est indispensable. Vous pouvez Ă©galement utiliser des billes d’argiles, perthites, ou encore du sable de rivière.

– Un pulvĂ©risateur
– Un fongicide pour prĂ©venir de la fonte des semis

– Des godets en plastique pour le rempotage de 5X5X5 cm environ. Ne pas utiliser des godets en tourbe qui retiennent trop l’humiditĂ© pour ce type de semis

3 – Voici les Ă©tapes pour rĂ©ussir la germination des graines d’Adansonia digitata :

Plonger les graines dans l’eau pendant 48 Ă  72 h. Vous pouvez les laisser plus longtemps, l’essentiel est de constater un gonflement de la graine, signe que l’eau a rĂ©ussi Ă  atteindre l’embryon Ă  l’intĂ©rieur de la graine.

* Dans le bac Ă  semis, dĂ©poser un mĂ©lange de terreau et pouzzolane ou billes d’argiles.
* Plantez les graines à 5 cm maximum de profondeur et espacées de 5 cm.
* Arroser largement et placer la mini-serre en plein soleil derrière une fenêtre ou dehors en été. En été, les fortes températures permettent en général un démarrage rapide des graines.
* Humidifier ensuite lorsque la surface est sèche Ă  l’aide d’un pulvĂ©risateur.
* Au bout de 7 à 14 jours, les cotylédons commencent à sortir suivis des premières feuilles.

Pour le rempotage attention, les jeunes pousses de baobab sont fragiles. Il faut attendre que les premières paires de feuilles après les cotylĂ©dons se soient bien dĂ©veloppĂ©es pour procĂ©der au rempotage. Vous pouvez ensuite les transplanter en godet individuel (godets de 5X5X5cm). Pour cela, extraire dĂ©licatement les jeunes plantules de baobab de prĂ©fĂ©rence avec le terreau autour. Si les racines apparaissent, vous pouvez les saupoudrer d’hormone de bouturage (dite aussi d’enracinement, poudre d’hormone) pour plantes. Vous pouvez Ă©galement mĂ©langer un peu du terreau d’origine avec le nouveau terreau, de façon Ă  ce que le baobab ne soit pas trop “perturbĂ©” par son nouveau substrat totalement inconnu de lui. Ne pas trop tasser dans un premier temps surtout si les racines Ă©taient nues. Enfin, un premier arrosage abondant grâce au pulvĂ©risateur.

Il vous faudra prĂ©voir un rempotage rĂ©gulier (par exemple tous les deux ans) qui aura lieu pendant l’Ă©tĂ©. Taillez Ă  cette occasion les racines de 1/3 au moins. La taille des branches n’est pas nĂ©cessaire mais si vous voulez lui donner une certaine forme, vous pouvez rĂ©duire les branchages.

4 – Les Ă©lĂ©ments importants :

L’air : La lumière doit ĂŞtre modĂ©rĂ©e lors de la levĂ©e, et s’avĂ©rera ĂŞtre un facteur dĂ©cisif du dĂ©veloppement de votre baobab. Placez donc votre pot Ă  proximitĂ© d’une fenĂŞtre ou sous votre vĂ©randa. En ce qui concerne la tempĂ©rature, bien qu’acceptant en pĂ©riode d’hivernage des nuits Ă  13°C, votre arbre s’Ă©panouira vĂ©ritablement Ă  partir de 20°C. Donc n’hĂ©sitez pas Ă  le sortir durant l’Ă©tĂ© entre mai et octobre.

L’arrosage : il devra ĂŞtre parcimonieux et très espacĂ© dans le temps : une fois par mois en hiver Ă  une fois par semaine en Ă©tĂ©. En effet, le bois mou et spongieux de l’arbre se gorge d’eau en saison des pluies afin de disposer de rĂ©serves en pĂ©riode sèche. Ainsi conduit, vous pourrez espĂ©rer, après une croissance rapide sur les 2 premières annĂ©es, un accroissement plus raisonnable de 3 cm par an au cours des 50 prochaines annĂ©es. Taillez rameaux, branches, feuilles lorsque vous les jugez trop longs.

Comment faire ensuite, une fois que la graine a germĂ© ? Pas de panique mais tout excès d’eau risque d’entraĂ®ner la mort de votre baobab : un arrosage modĂ©rĂ©, plutĂ´t une pulvĂ©risation en surface pour conserver une bonne humiditĂ© tous les 2-3 jours voir tous les jours en Ă©tĂ©. Si vous avez une mini-serre en plastique c’est l’idĂ©al les premières semaines de sa longue vie…

5 – La coque reste collĂ©e…

Si l’atmosphère Ă  l’intĂ©rieur de votre serre n’est pas assez humide, on observe souvent une adhĂ©rence entre la coque de la graine et les premières feuilles. Dans ce cas, augmentez l’humiditĂ© de votre serre pour que la coque s’enlève toute seule, ou bien retirer lĂ  dĂ©licatement manuellement. Si la coque ne n’arrive toutefois pas Ă  se retirer, attendez quelques jours que les premières feuilles se soient presque complètement dĂ©veloppĂ©es avant de l’arracher. Les deux feuilles initiales du baobab sont appelĂ©es cotylĂ©dons et sont semblables par exemple aux cotylĂ©dons des courgettes. Dès que les vraies feuilles apparaissent, les cotylĂ©dons se flĂ©trissent en gĂ©nĂ©ral, car ils ont assurĂ©s pleinement leurs fonctions de protection de la zone de croissance et de soutien alimentaire de la jeune plantule.

6 – Si rien ne se passe au bout de 14-21 jours :

Il est probable que la germination des graines semĂ©es ne dĂ©butera pas sans une autre intervention de votre part. Première chose Ă  faire, retrouver les graines pour vĂ©rifier l’Ă©tat de la semence. Si elles sont toujours dures au toucher, 2 solutions s’offrent Ă  vous: soit vous arrosez de nouveau gĂ©nĂ©reusement le mĂ©lange de semis ce qui devrait permettre de lever la dormance des graines au bout de quelques jours (inconvĂ©nient: si le semis est trop humide, le germe peut pourrir dès les premiers jours) soit vous procĂ©dez Ă  un nouveau trempage des graines pendant quelques jours. Si elles sont molles, la germination va dĂ©buter sous peu, vĂ©rifier si la racine n’est pas en train de sortir.

Par  Sébastien Garnaud

Sources  www.futura-sciences.com


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Il existe huit espèces de baobabs recensées dans le monde : l’ une vit sur le continent africain, une autre pousse en Australie, et six sont présentes strictement à Madagascar.

Les baobabs malgaches sont donc uniques, à l’image de 80% de la faune et de la flore insulaire. Comme beaucoup d’espèces malgaches, ces arbres sont aujourd’hui menacés par une déforestation intensive même si, en raison du peu d’usage dont les populations autochtones en font, les baobabs ont échappé à un abattage massif. Il n’en demeure pas moins que deux espèces sont en voie d’extinction et, pour assurer leur survie, les botanistes envisagent d’en préserver les graines dans des banques.

Mal connu et menacé, le baobab mérite de l’attention

Mal connu et menacé, le baobab mérite de l’attention

Le baobab est mal connu car il a Ă©tĂ© très peu Ă©tudiĂ© et, aujourd’hui, au moment oĂą il disparaĂ®t de son aire de rĂ©partition, on se perd en conjectures sur les causes de cette disparition. Pascal Danthu, directeur de l’UnitĂ© de Recherche en Partenariat ForĂŞts et BiodiversitĂ©, au Cirad, animait Ă  Madagascar, en dĂ©cembre 2007, un atelier sur la prĂ©servation des baobabs. Reportage avec le concours de Jean-Michel LĂ©ong Pock Sy, gĂ©nĂ©ticien des baobabs, de l’UniversitĂ© d’Antananarivo.

Tous les baobabs appartiennent à l’espèce Adansonia (du nom de Michel Adanson -1727-1806-, botaniste et explorateur français qui a décrit l’Adansonia Digitata, le baobab africain), et à la famille des malvacées; mais les baobabs malgaches sont bien différents de leurs cousins du continent.

Depuis la séparation du super-continent préhistorique, le Gondwana, il y a quelques 160 millions d’années, l’île de Madagascar est restée isolée du continent africain. Cette situation a conduit les espèces à se différencier, en s’adaptant à des écosystèmes particuliers. Ce phénomène est accentué par l’existence de plateaux au centre de l’île, qui forment une barrière infranchissable entre la côte ouest et la côte est.

Un arbre étrange et solitaire…

Les six espèces de baobabs malgaches vivent isolées, chacune dans un écosystème bien particulier :

L’immense et magnifique Adansonia Grandidieri , qui mesure entre 30 m et 40 mètres de haut et dont le tronc atteint les 3 m de diamètre, vit dans les forêts sèches de l’ouest de l’île, dans la région de Morondava.

Le Madagascariensis a un tronc cylindrique, voire conique, et sa fleur est rouge foncé, contrairement à ses congénères dont les fleurs sont jaunes ou blanches. On le trouve dans le nord de l’île et dans la région de Majunga.

Le PĂ©rrieri , qui peut atteindre plus de 30 mètres de hauteur, est, avec le Suarezensis, le plus menacĂ© ; tous deux sont localisĂ©s très Ă©troitement dans la rĂ©gion d’Antsirana au nord de l’île. Le plus petit des baobabs qui mesure moins de 4 m Ă  5 mètres de haut, Ă  peine un arbre… – est le Rubrostipa : il ressemble vraiment Ă  une bouteille avec son tronc tout rond, resserrĂ© au dĂ©part des branches.

Quant au Za , dont la hauteur peut varier de moins de 5 mètres jusqu’à trente de hauteur, son tronc ressemble à un gros cône posé sur le sol, comme une fusée prête à décoller.

Ses feuilles ? En dépit de racines aériennes impressionnantes, les baobabs ont peu de feuilles :  ne dit-on pas qu’ils ont l’air d’avoir été plantés à l’envers ? Ces quelques feuilles tombent pendant la saison sèche : le baobab a donc peu de surface apte à faire la photosynthèse. Mais il a trouvé la parade : quand on gratte son écorce, on constate que le tronc est recouvert d’une pellicule verte de chlorophylle ! Il peut ainsi faire de la photosynthèse toute l’année, quelque soit la saison.

Son tronc ? Il grossit ou maigrit suivant la saison : le baobab stocke l’eau dans son tronc spongieux. Ce dernier grossit donc pendant la saison des pluies, ce qui lui permet de tenir pendant la longue saison sèche, en maigrissant au fur et à mesure. Mais, malheureusement, cet avantage est un handicap pour les botanistes : la coupe du tronc ne révèle pas un nombre de cercles concentriques en relation avec l’âge, comme sur les autres arbres. Et l’on ne connaît pas l’âge exact des baobabs, même si la lenteur constatée de leur croissance permet d’évaluer qu’ils ont pour la plupart plusieurs centaines d’années d’existence !

Ses fleurs ?  Chaque espèce a un pollinisateur adapté à la forme de sa fleur. Les fleurs du genre brevitubae font appel aux lémuriens et aux chauve-souris, quand les fleurs de type longitubae requièrent la présence de papillons, d’abeilles, ou d’oiseaux.

Ouverture de la fleur d'arbre de baobab type adansonia digitata

Ouverture de la fleur d’arbre de baobab type adansonia digitata

Et les fruits ? Les baobabs produisent de gros fruits de forme oblongue –appelés Renala en malgache-. Les graines, logées dans une pulpe blanchâtre, sont protégées par une coque dure,  recouverte d’une peau marron et douce comme du velours.

Oui, le baobab peut nourrir des légendes. Pourtant, hormis quelques baobabs sacrés, c’est un arbre dont les malgaches font peu de cas. L’écorce du baobab était autrefois utilisée pour faire les toits des maisons et les cordages, mais l’usage s’en est quasiment perdu. Les fruits peuvent être consommés en jus, mais les touristes en sont les principaux amateurs. Les feuilles sont riches en vitamines A, pourtant, personne ne les consomme. Au sud de l’île, on creuse le tronc des baobabs afin de les transformer en réservoirs d’eau pour la saison sèche, mais le bois n’est d’aucun usage hormis celui-là.

C’est un mal pour un bien car, finalement, cette relative inutilitĂ© vaut au baobab d’être encore prĂ©servĂ© dans les zones fortement dĂ©boisĂ©es. Quand on arrive Ă  la fameuse allĂ©e des baobabs, au nord de Morondava, on est frappĂ© par leur prĂ©sence imposante. En effet, les Grandidieri dominent la savane aujourd’hui rase. Cette zone, autrefois forestière, a Ă©tĂ© dĂ©boisĂ©e par les populations qui pratiquent la culture sur dĂ©friche-brĂ»lis, dite « tavy », puis par la construction d’une raffinerie de canne Ă  sucre. Mais les baobabs, eux, sont restĂ©s debout malgrĂ© le passage du feu et l’accroissement de l’humiditĂ© liĂ©e aux rejets de la raffinerie. Ceci Ă©tant, ces arbres pourraient ĂŞtre les derniers de leur espèce, car ils ne se reproduisent plus.

Pourquoi disparaît-il ?

Dans certaines zones de Madagascar, il n’existe plus de jeunes baobabs, et ceci depuis 300 ou 400 ans. Les chercheurs  du Centre International de Recherche en Agronomie pour le Développement (le CIRAD) et de l’Université d’Antananarivo unissent leurs efforts pour essayer de comprendre comment le processus s’est interrompu.

Outre l’agriculture qui ravage les forêts, si le baobab ne se reproduit plus, c’est probablement qu’un maillon important pour la reproduction a disparu. Mais lequel ? Le baobab, à l’instar d’un certain nombre d’arbres tropicaux, aurait, en fait, une dissémination dite « zoochore » : les botanistes avancent qu’un baobab adulte secrète une substance qui empêche un jeune baobab de pousser juste à côté. Un intermédiaire serait donc nécessaire. Ainsi, certains animaux jouent ce rôle : ils mangent les fruits et les graines, et relâchent plus loin, dans leurs fescès, les graines non digérées. Certaines de ces espèces animales auraient aujourd’hui disparu : les botanistes pensent notamment à l’Aepyornis Maximus, l’oiseau-éléphant ou « vorombe », en malgache. Avec trois mètres d’envergure, cet oiseau, qui a disparu au 17ème siècle, est le plus grand volatile ayant jamais existé.

Sauvons les baobabs !

Aujourd’hui, pour sauver les deux espèces de baobabs en voie d’extinction, le Pérrieri et le Suarezensis, les botanistes ne voient qu’une solution : préserver des graines dans des banques de graines. Mais sur l’île, où la pauvreté domine et l’agriculture sur brûlis est encore la règle, les autres espèces de baobabs résisteront-elles encore longtemps ?

Peut-être faut-il penser aujourd’hui en terme d’écosystème particulier, dont l’homme fait partie au même titre que le baobab ou le rat sauteur, car si on ne peut pas toujours préjuger du rôle de chaque espèce au sein d’un écosystème, on constate néanmoins que la disparition d’un maillon entraîne inéluctablement un dysfonctionnement de l’écosystème dans son ensemble. Une raison nécessaire et suffisante, donc, pour sauver les baobabs !


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Le baobab africain (Adansonia digitata) est la plus connue des 8 espèces de Baobab.

C’est une herbe africain Ă  caudex du genre Adansonia et de la famille des BombacacĂ©es, selon la classification classique, ou des MalvacĂ©es, selon la classification phylogĂ©nĂ©tique. SacrĂ© pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre Ă  palabres qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du SĂ©nĂ©gal.
Étymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.
Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgĂ© d’eau (on l’appelle pour cela “arbre bouteille”) a une allure caractĂ©ristique. Il est gĂ©nĂ©ralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrĂ©gulières et dĂ©pourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications Ă  son appellation « l’arbre Ă  l’envers » car il parait avoir Ă©tĂ© retournĂ© tĂŞte en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.

L’écorce est fibreuse, grise et lisse, quelquefois irrégulièrement tuberculée. Elle a la particularité de pouvoir se régénérer.

Le bois est mou et spongieux.

Le fruit (pain de singe) du Baobab bio se prĂ©sente sous une forme oblongue d’environ 100 mm de diamètre et 200 mm de long. Il contient des graines enrobĂ©es d’une pulpe dĂ©shydratĂ©e. On utilise la pulpe blanche sĂ©chĂ©e dans la prĂ©paration d’une boisson appelĂ©e bouye ou jus de bouye, utilisĂ©e pour le traitement des diarrhĂ©es.

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Longévité

Cet arbre de croissance lente est exceptionnellement longévif, on peut rencontrer des spécimens âgés de près de 2 000 ans. En fait, les baobabs ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Distribution

C’est un arbre africain typique de la savane arborĂ©e sèche, oĂą on le rencontre en compagnie d’acacias, tamariniers et albizias. Son aire de distribution va du Sahel, surtout au SĂ©nĂ©gal[citation nĂ©cessaire], jusqu’au Transvaal, oĂą sa sensibilitĂ© au gel limite son expansion. Il est absent des forĂŞts ombrophiles d’Afrique centrale.
Alimentation
Fruits
Les fruits du baobab sont comestibles. Leur goĂ»t acidulĂ© plaĂ®t aussi bien aux humains qu’aux singes (d’oĂą leur appellation de “pain de singe”). Ils sont très riches en vitamines B1 et C et contiennent deux fois plus de calcium que le lait.

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. La pulpe des fruits frais ou séchés est utilisée pour la confection de boissons.

Depuis juillet 2008, le fruit est autorisé à la vente par la Communauté européenne (cette autorisation est obligatoire depuis 1997 pour tout produit alimentaire non déjà couramment consommé en Europe).
Racines, turions

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

Feuilles

La feuille de baobab riche en protĂ©ines et minĂ©raux (calcium, fer, potassium, magnĂ©sium, manganèse, phosphore, zinc, et puissant aliment antioxydant) se consomme bouillie. Au SĂ©nĂ©gal, le “lalo” est une poudre de feuilles de baobab sĂ©chĂ©es que l’on incorpore aux cĂ©rĂ©ales ou aux sauces, notamment lors de la prĂ©paration du couscous de mil.

Du côté de Kayes (au Mali), les enfants emploient parfois les graines comme bonbons en raison de la saveur acidulée de la pulpe.

La feuille d'arbre de boabab Adansonia digitata

La feuille d’arbre de boabab Adansonia digitata

Thérapeutique

En Afrique de l’Ouest, le fruit sĂ©chĂ© est utilisĂ© en dĂ©coction en cas de diarrhĂ©es pour ses vertus astringentes. La feuille est utilisĂ©e en dĂ©coctions pour tisanes mĂ©dicinales.



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Arbre sacrĂ© des contes et lĂ©gendes d’Afrique, le baobab est rĂ©putĂ© pour sa grande longĂ©vitĂ© et son exceptionnelle rĂ©sistance Ă  la sĂ©cheresse.

Il existe plusieurs sorte de baobab, notamment Ă  Madagascar, mais la plus connue reste le baobab africain.
OmniprĂ©sent dans la pharmacopĂ©e traditionnelle africaine, on en utilise toutes les parties: du fruit riche en vitamine C, en passant par la pulpe, les feuilles et l’Ă©corce.

L’huile de l’arbre à palabres…l’huile de baobab biologique Arbre sacré contes et légendes

L’huile de l’arbre à palabres…l’huile de baobab biologique Arbre sacré contes et légendes

L’huile de baobab est extraite des centaines de graines contenues dans les fruits ovales de l’arbre. Cette huile regorge de protĂ©ines et d’acides gras essentiels. UtilisĂ©e dans l’art culinaire africain, elle est Ă©galement très apprĂ©ciĂ©e en cosmĂ©tique et reprĂ©sente d’ailleurs un soin de prĂ©dilection des femmes sĂ©nĂ©galaises.

Huile rare et prĂ©cieuse, l’huile de baobab est souvent comparĂ©e Ă  l’huile d’argan. De couleur jaune citron, l’huile de baobab est rĂ©putĂ©e pour lutter contre les radicaux libres et donc prĂ©venir l’apparition des rides. Emolliente et rĂ©gĂ©nĂ©rante cette huile pĂ©nètre facilement la peau qu’elle protège et assouplit. Elle est fortement recommandĂ©e dans la prĂ©vention des vergetures afin de rendre son Ă©lasticitĂ© Ă  l’Ă©piderme.

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

L’huile de baobab bio est adaptĂ©e aux peaux sensibles , dĂ©licates et irritĂ©es, mais elle est aussi un vĂ©ritable embellisseur capillaire, et un soin aux cheveux secs et fourchus auxquels elle rend brillance et souplesse. Cette huile protectrice est Ă©galement bĂ©nĂ©fique pour les problèmes d’ongles fragiles et cassants.


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Huile vierge de BAOBAB Sauvage Biologique (Adansonia digitata L.)

Le baobab est réputé pour sa longévité (estimée à 3000 ans) et pour sa grande résistance à la sécheresse.
L’huile de baobab est extraite des graines contenues dans ses fruits. Très hydratante, elle nourrit les peaux sèches et prévient l’apparition de rides.
Ses propriétés émollientes et adoucissantes en font un soin efficace pour traiter les irritations cutanées.
L’huile est extraite des graines contenues dans le fruit.Une huile biologique le respect de la nature et de l’homme.

Huile de graines de Baobab biologique AB ecocert

Huile de graines de Baobab biologique AB ecocert

Elle ne bouche pas les pores de la peau, fluide elle est rapidement absorbée, elle est dotée d’une excellente pénétration.

Cette huile est très appréciée pour ses propriétés médicinales.

Le fruit de baobab bio d'oĂą on extrait les graines pour produire l'huile de baobab bio

Le fruit de baobab bio d’oĂą on extrait les graines pour produire l’huile de baobab bio

Applications:

– L’huile de baobab Ă  un fort pouvoir anti-oxydant, et contient de nombreux tocophĂ©rols (vitamine E et en acides gras insaturĂ©s)
– L’huile de baobab protège la fibre capillaire et le cuir chevelu, apporte brillance et souplesse aux cheveux secs.
– L’huile de baobab est protectrice des cellules (assouplit et apaise la peau soulage la peau imitĂ©e)
– L’huile de baobab est recommandĂ©e aux femmes enceintes pour amĂ©liorer l’élasticitĂ© de la peau et Ă©viter ainsi les vergetures
– L’huile de baobab est rĂ©paratrice et cicatrisante (brulure, acnĂ©, gerçures, ongles cassants) elle redynamise la peau et relance des fonctions vitales des cellules.
– L’huile de baobab bio amĂ©liore l’élasticitĂ© de la peau, aide dans la prĂ©vention de vergeture
– L’huile de baobab bio soulage les affections de l’épiderme telles que l’eczĂ©ma, le psoriasis ou les petites plaies.
– L’huile de baobab bio renforce les ongles cassants
– L’huile de baobab bio se rĂ©vèle très bĂ©nĂ©fique en huile de massage pour apaiser les zones fatiguĂ©es du corps
– L’huile de baobab bio traite Ă©galement les cheveux secs et/ou fourchus mais les cheveux frisĂ©s ou crĂ©pus.(masques capilaires)
– L’huile de baobab redynamise la peau et relance les fonctions vitales des cellules, elle rĂ©gènère rapidement les tissus.
– L’huile de baobab bio est rĂ©paratrice et cicatrisante (brulure, acnĂ©)
– L’huile de baobab boi protège les cellules (assouplit et apaise la peau, soulage la peau irritĂ©e)
– L’huile de baobab bio protège la peau des agressions extĂ©rieures (soleil, froid, vent, pollution) l’adoucit et la prĂ©serve du desèchement.
– L’huile de baobab bio convient Ă©galement au soin des peaux matures.
– L’huile de baobab bio aide Ă  la cicatrisation des plaies.
– L’huile de baobab bio Ă  des propriĂ©tĂ©s antalgiques, et soulage les maux de dent, les contractures et les douleurs musculaires.
– L’huile de baobab bio est rĂ©gĂ©nĂ©rante et anti-inflammatoire elle soulage des courbatures.

Cette huile peut être utilisée à des fins culinaires

Couleur : jaune

Odeur : noisette

Mode d’obtention : L’huile de baobab est obtenue par pression mĂ©canique Ă  froid des graines du fruit. Son odeur est douce.

Composition : Acides gras : acide myristique 0.2%, acide pentadécanoïque <0.1%, acide palmitique 23.1%, acide palmitoléique 0.3%, acide margarique 0.2%, acide heptadécénoïque 0.4%, acide stéarique 4.5%, acide oléique (oméga 9) 33.1%, acide linoléique (oméga 6) 31%, acide alphalinolénique 0.3%, acide arachidique 1%, acide gadoléique 0.2%, acide béhénique 0.4%, acide tricosanoïque <0.1%, acide lignocérique 0.2%, autres acides gras 5.1%

Conservation : Garder l’huile de Baobab dans son flacon opaque protĂ©gĂ© de la lumiere, bien fermĂ© Ă  l’abri de l’air, de la chaleur (tempĂ©rature infĂ©rieure Ă  25 °C).

Certification : 100% issus de l’agriculture biologique, garantir de qualitĂ© et de traçabilitĂ©
Flacon de 50 ml

Origine: Sénégal

Conseil d’application : appliquer l’huile de baobab sur la totalitĂ© du visage ou toutes parties du corps, le film hydrolipidique se reconstitue naturellement. Ce film permet de prĂ©server l’eau contenue dans l’Ă©piderme. Souplesse et douceur assurĂ©es.


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Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix la poudre de baobab bio

Ingrédients
3 Ĺ’ufs.

2 cuillères à Soupe de Baomix.

250 grammes de Ricotta.

40 grammes de MaĂŻzena.

90 grammes de Sucre en poudre.

5 Ă  10 grammes de Beurre pour le chemisage du Plat ou du Moule.

Une pincée de Sel de Guérande.

1 Orange pour le zeste.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante
PréparationDans un récipient,Casser 1 œuf entier plus 2 Jaunes d’œufs.

Ajouter 80 grammes de Sucre en poudre.

Battre vigoureusement.

Ajouter une pincée de Sel de Guérande.

Ajouter 1 cuillère à Soupe bien pleine de Baomix.

Bien mélanger.

Rajouter une deuxième cuillère à Soupe bien pleine de Baomix.

MĂ©langer et Battre Ă©nergiquement.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Monter les 2 blancs d’Œufs en Neige (Les réserver).

Reprendre la préparation,

Ajouter les 40 gr de MaĂŻzena.

Râper les ¾ de l’Orange en Zeste, bien mélanger.

Ajouter les 250 gr de Ricotta, bien mélanger.

Râper le dernier quart de l’Orange en Zeste, bien mélanger et battre énergiquement.

Ensuite incorporer et mélanger délicatement les Blancs en Neige.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Cuisson

Au début de la préparation préchauffer le Four à 180 degrés.

Prendre un Plat ou un Moule.

Chemiser le Plat ou le Moule avec le Beurre.

Saupoudrer avec les 10 grammes de Sucre en Poudre restant.

Verser délicatement la préparation pour la cuisson.

Mettre dans le four à 180 degrés.

Faire cuire pendant 30 minutes environ.

Surveiller la cuisson après 25 minutes.

Sortir et laisser refroidir.

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Il est  souhaitable de déguster ce Dessert tiède
Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Recette du moelleux Ă  la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Bon Appétit.

Conclusions

Ce dessert est succulent et original, nos invités ont appréciés.

Que c’est bon.


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LE BAOBAB COMMENCE Ă€ ĂŠTRE REPLANTÉ DANS PLUSIEURS PAYS D’AFRIQUE. LES BAOBABS DU GENRE ADANSONIA SUSCITENT DE NOUVEAU L’INTÉRĂŠT DE L’INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE GRĂ‚CE AUX BIENFAITS DE SON FRUIT ET PLUS PRÉCISÉMENT DE SA PULPE.

Les produits Ă  base de pulpe de baobab commencent Ă  se multiplier et Ă  trouver des dĂ©bouchĂ©s bien au-delĂ  de l’Afrique. On trouve des confitures, des chocolats, des bonbons, du jus de fruit et des yaourts, tandis qu’au Japon vient de apparaĂ®tre le « Pespi Baobab ». Contrairement Ă  certaines plantations d’espèces introduites en Afrique pour l’agroalimentaire ou Ă  l’agro carburant, le baobab est un arbre qui existe dĂ©jĂ  sur le continent et sur la Grande Ile et ne risque pas de dĂ©truire les Ă©cosystèmes.
Outre que l’arbre du baobab est un formidable rĂ©servoir d’eau pouvant retenir jusqu’Ă  100.000 litres qui peut ĂŞtre rĂ©cupĂ©rĂ© dans son tronc sans dĂ©truire l’arbre, en Afrique et Ă  Madagascar, les services rendus par le baobab sont dĂ©jĂ  connus depuis longtemps. La pulpe du fruit est utilisĂ©e dans la mĂ©decine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhĂ©e. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 Ă  3000 mg/kg, soit six fois supĂ©rieure Ă  celle contenue dans une orange. Elle contient des acides qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmĂ©tique Ă  base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brĂ»lĂ©e pour fumiger les insectes qui parasitent le bĂ©tail domestique.
Pourtant, le baobab pourrait ĂŞtre en danger.
Cet arbre gĂ©ant est gorgĂ© d’humiditĂ© et donc ne brĂ»le pas et ne peut servir de bois de chauffage. De plus, il a une forte capacitĂ© de rĂ©gĂ©nĂ©ration : il suffit qu’un petit nombre de racines soient conservĂ©es ou que quelques branches soient enterrĂ©es, pour qu’il repousse Ă  nouveau. Il n’a donc aucune raison de disparaĂ®tre, pourtant, il est en danger. Depuis des annĂ©es, en Afrique comme Ă  Madagascar, qui abrite six espèces endĂ©miques, les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et de moins en moins robustes.
Le baobab commence Ă  ĂŞtre replantĂ© dans plusieurs pays d’Afrique. Les baobabs du genre Adansonia suscitent de nouveau l’intĂ©rĂŞt de l’industrie agroalimentaire grâce aux bienfaits de son fruit et plus prĂ©cisĂ©ment de sa pulpe. Les produits Ă  base de pulpe de baobab commencent Ă  se multiplier et Ă  trouver des dĂ©bouchĂ©s bien au-delĂ  de l’Afrique. On trouve des confitures, des chocolats, des bonbons, du jus de fruit et des yaourts, tandis qu’au Japon vient de apparaĂ®tre le « Pespi Baobab ». Contrairement Ă  certaines plantations d’espèces introduites en Afrique pour l’agroalimentaire ou Ă  l’agro carburant, le baobab est un arbre qui existe dĂ©jĂ  sur le continent et sur la Grande Ile et ne risque pas de dĂ©truire les Ă©cosystèmes.
Outre que l’arbre du baobab est un formidable rĂ©servoir d’eau pouvant retenir jusqu’Ă  100.000 litres qui peut ĂŞtre rĂ©cupĂ©rĂ© dans son tronc sans dĂ©truire l’arbre, en Afrique et Ă  Madagascar, les services rendus par le baobab sont dĂ©jĂ  connus depuis longtemps. La pulpe du fruit est utilisĂ©e dans la mĂ©decine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhĂ©e. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 Ă  3000 mg/kg, soit six fois supĂ©rieure Ă  celle contenue dans une orange. Elle contient des acides qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmĂ©tique Ă  base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brĂ»lĂ©e pour fumiger les insectes qui parasitent le bĂ©tail domestique.
Pourtant, le baobab pourrait ĂŞtre en danger.Cet arbre gĂ©ant est gorgĂ© d’humiditĂ© et donc ne brĂ»le pas et ne peut servir de bois de chauffage. De plus, il a une forte capacitĂ© de rĂ©gĂ©nĂ©ration : il suffit qu’un petit nombre de racines soient conservĂ©es ou que quelques branches soient enterrĂ©es, pour qu’il repousse Ă  nouveau. Il n’a donc aucune raison de disparaĂ®tre, pourtant, il est en danger. Depuis des annĂ©es, en Afrique comme Ă  Madagascar, qui abrite six espèces endĂ©miques, les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et de moins en moins robustes.
L’Adansonia digitata, le baobab d’Afrique est prĂ©sent dans 31 pays africains dans les rĂ©gions les plus sèches du Sud Sahara jusqu’aux forĂŞts Ă  Madagascar. C’est l’espèce la plus rĂ©pandue et la mieux Ă©tudiĂ©e en Afrique. L’Adansonia grandidieri, mesurant de 30 Ă  40 mètres est le plus imposant des baobabs. C’est celui qui forme la cĂ©lèbre allĂ©e des baobabs de Morondava. Si la floraison peut se prolonger pendant 6 semaines de novembre Ă  dĂ©cembre et sporadiquement au cours de l’annĂ©e, la durĂ©e de vie des fleurs est très courte. Les fleurs commencent Ă  s’ouvrir vers la fin de l’après-midi, s’ouvrent complètement en soirĂ©e et tombent le lendemain Ă  l’aube. Elles ne durent donc que 12 heures. De plus, le nombre de fleurs par arbre peut ĂŞtre très rĂ©duit et varie de 1 Ă  50 par jour. Cette particularitĂ© donne aux animaux nocturnes un rĂ´le vital Ă  la reproduction du baobab. Les fleurs Ă©mettent une odeur qui attire en particulier les chauves-souris qui vont jouer ainsi le rĂ´le important de pollinisateur. Avec leurs griffes, elles s’accrochent quelques secondes Ă  la corolle pour recueillir le nectar. A Madagascar, en plus des chauves-souris frugivores, les lĂ©muriens jouent un rĂ´le important dans la pollinisation. La survie des baobabs va donc de paire avec celle des chauves souris et des lĂ©muriens. Ces deux animaux sont pourtant en danger Ă  cause de la dĂ©forestation, de la fragmentation et la destruction de leurs habitats et de la chasse. Un phĂ©nomène nouveau vient s’ajouter Ă  ces dangers en ce qui concerne la chauve souris : c’est la collecte de guano qui fait rage actuellement et dont on ne sait encore rien sur l’impact rĂ©el sur les Ă©cosystèmes et la survie des chauves souris.
Une nouvelle reconnaissance économique pour un arbre millénaire
La pulpe de baobab a obtenu l’agrĂ©ment « Nouvel aliment » en 2008 au sein de la CommunautĂ© EuropĂ©enne, après la dĂ©marche de l’association PhytoTrade Africa. Cet agrĂ©ment ne concerne Ă  ce jour que l’espèce Adansonia digitata. Fin juillet 2009, la FDA (Food and Drug Administration) aux Etats-Unis a accordĂ© ce statut Ă  la pulpe produite par la sociĂ©tĂ© Baobab Fruit Company Senegal. Le scientifique SĂ©bastien Garnaud s’est spĂ©cialisĂ© dans l’étude et la conservation de cet arbre en Afrique et Ă  Madagascar. Il a crĂ©Ă© l’association Inecoba (Institut pour l’Ă©tude et la conservation du baobab) et recense les nouveaux produits dĂ©rivĂ©s, qui vont peut ĂŞtre changer le destin de l’arbre. Un nouveau marchĂ©, qui rentre tout Ă  fait dans le cadre d’un dĂ©veloppement Ă©conomique local durable et la reconstruction d’Ă©cosystèmes, semble s’ouvrir et Madagascar devrait pouvoir pleinement en profiter. En effet, il n’y a aucune raison pour que dans la Grande Ile oĂą la consommation de pulpe de fruit pour faire des jus de fruits est dĂ©jĂ  largement rentrer dans les mĹ“urs, le dĂ©veloppement de l’exploitation du fruit de baobab endĂ©mique ne fasse pas l’objet de recherches plus poussĂ©es. On estime que les baobabs sont prĂŞts Ă  produire des fruits entre 8 et 23 ans. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voir mĂŞme absente certaines annĂ©es. Une technique de greffage mise au point au Mali a permis non seulement d’obtenir des plants appropriĂ©s pour la production de fruit dès la troisième annĂ©e mais elle a conduit Ă©galement Ă  des arbres plus petits, ce qui facilite la rĂ©colte des fruits. En effet la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 Ă  2 m par an.
Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe

Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe


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À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette reproduction interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s’adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu’il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.

Vidéo Cirad, Baobabs mutants

Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la rĂ©alitĂ© est toujours plus complexe qu’il n’y paraĂ®t. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congĂ©nères d’une espèce diffĂ©rente. Ce phĂ©nomène d’échange gĂ©nĂ©tique entre espèces distinctes, appelĂ© introgression, dĂ©fie la dĂ©finition mĂŞme du terme « espèce ». Il vient d’être mis en Ă©vidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab*. « Les premières Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques rĂ©alisĂ©es sur les baobabs montraient des incohĂ©rences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggĂ©rait dĂ©jĂ  l’existence d’un tel phĂ©nomène. » Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d’étude unique car la Grande Ă®le est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète. Comparaison d’ADN Après plusieurs missions de terrain pour rĂ©cupĂ©rer de l’ADN via des Ă©chantillons de feuilles ou d’écorces, les rĂ©sultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspĂ©cifique et donc l’introgression gĂ©nĂ©tique.

baobab metis baomix

Explications

Un arbre d’une espèce A peut féconder celui d’une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s’« acoquiner » aussi bien avec un « partenaire » A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs « rejetons » feront alors partie de l’espèce A, sauf qu’ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d’espèces B. Le tour est joué ! Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l’équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et

Roselyne Lumaret ont usé d’une astuce. Ils ont comparé l’ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes** qui a la propriété d’être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d’échange de gènes entre espèces.

Au-delà de la sélection naturelle Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d’introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : « leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l’a décrite Darwin, l’introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales. » Grands mais fragiles Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les projets financés par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection (voir encadré) . Par exemple, la découverte des phénomènes d’introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l’espèce. « Imaginez qu’on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu’une espèce, le phénomène d’introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d’adaptation, ce qui est loin d’être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux ! » explique Pascal Danthu.

Baobab

L’arbre aux mille surprises « Tout le monde connaĂ®t les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c’est le dĂ©sert » confie Pascal Danthu. Les projets de l’unitĂ© de recherche en partenariat « ForĂŞts et BiodiversitĂ© » Ă©tudient cet arbre sous tous les angles afin d’apporter des clĂ©s pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la gĂ©nĂ©tique aux rapports Ă©troits qu’entretiennent les sociĂ©tĂ©s avec ce gĂ©ant du règne vĂ©gĂ©tal, en passant par l’écologie pour mieux connaĂ®tre ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que « le baobab surprend quel que soit l’angle d’étude. L’anatomie du bois est extrĂŞmement complexe, l’architecture de l’arbre dĂ©fie les modèles classiques, et les relations qu’entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes. » Et puisque les baobabs ne semblent pas ĂŞtre Ă  un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre Ă©nigme : la faible prĂ©sence de petits baobabs dans les forĂŞts malgaches. Ce dĂ©ficit de rĂ©gĂ©nĂ©ration fait dire Ă  certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longĂ©vitĂ©. Le biologiste, lui, n’en est pas persuadĂ© : « ce phĂ©nomène peut ĂŞtre dĂ» Ă  des effets anthropiques, aux premières manifestations du rĂ©chauffement climatique, ou encore, Ă  une rĂ©gulation naturelle liĂ©e Ă  la très longue durĂ©e de vie. La question est Ă  l’étude. » En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, Ă  l’ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de rĂ©ponse : « dans cette rĂ©gion très peu anthropisĂ©e, la dĂ©mographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitĂ©es. » * Le projet Corus-baobab est coordonnĂ© par Roselyne Lumaret, gĂ©nĂ©ticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l’unitĂ© de recherche en partenariat «ForĂŞts et Biodiversité», un dispositif prioritaire du Cirad Ă  Madagascar.

Les partenaires du projet sont le Cirad, l’Université d’Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l’IRD, l’Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l’Université de Barcelone. ** Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l’énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse. Sources : Cirad, C. Cornu. la recherche agronomiques pour le développement www.cirad.fr



 

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