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Depuis quelques années, les plantes exotiques sont de plus en plus recherchées par les amateurs et passionnés de plantes.

Elles ont fait leurs apparitions dans les jardins, balcons et maisons où les géraniums ont parfois été remisés au placard. Certaines plantes se prêtent plus ou moins bien à ces acclimations en extérieur et intérieur. Par exemple, vous trouverez maintenant sans difficulté dans toutes les jardineries des plants d’Oiseaux du paradis (Strelitzia Regina) qui offrent une floraison extraordinaire en hiver.

Le baobab est un excellent candidat pour une culture en tant que plante d’appartement.

Pourquoi ? Il ne craint pas le manque d’eau, vous pouvez l’oublier quelques mois – il est très peu exigeant sur le substrat du moment qu’il se trouve dans un mélange drainant – il n’est pas avare de soleil, bien au contraire et supportera d’être placé derrière une fenêtre bien ensoleillée. L’idéal est même de le sortir directement à l’extérieur au printemps, été et automne dès que la température nuit et jour ne descend pas en dessous de 15°C.

Vous aurez ainsi une plante originale, disons même un arbre, qui ne l’oublions pas est caduque. Ne vous étonnez donc pas de voir ses feuilles jaunir et tomber en automne ; ce n’est pas parce qu’il manque d’eau, il suffit de jeter un coup à l’extérieur pour voir que les arbres réagissent de la même manière. Votre baobab vous fait signe qu’il a besoin de repos, un arrosage très léger une fois par mois suffira et attendez patiemment la fin du printemps pour le revoir se reverdir.

Bonsaï de baobab Adansonia digitata en pot

Bonsaï de baobab Adansonia digitata en pot

Il est assez difficile de se procurer des plants de baobabs en France. Ce sont dans les jardineries que vous aurez le plus de chance d’en trouver. Dans le cadre de son programme de sauvegarde des forêts de baobab de Nguékokh au Sénégal, l’association Chênes et Baobabs vends également différents produits autour du baobab : graines, fruits, plants (voir la boutique internet). A ce titre, un premier projet intitulé Baobécole (éducation à l’environnement autour du baobab en Afrique) financé par l’IRD (Institut de Recherche et de Développement) et le Ministère des Affaires Etrangère français va être lancé dès octobre 2006.

Les baobabs vendus en France le sont en général racines nues. Ce type de conditionnement n’affecte en rien cet arbre qui peut rester ainsi plusieurs mois avant d’être rempoté. Attention toutefois, toucher systématiquement le tronc du baobab : s’il est mou et spongieux, il y a des fortes chances que ce baobab ne redémarre pas. Les prix varient de quelques euros pour les plants les plus jeunes (1 – 1,5 ans) à plusieurs dizaines d’euros pour des plants plus âgés (4-5, 7-8, 10-12 ans). Si vous n’arrivez pas à trouver des plants ou bien si vous préférez démarrer directement depuis la graine, voici quelques conseils pour réussir votre germination :

1 – Le semis

Le semis des graines est souvent caractérisé de difficile mais les passionnés de baobab vous diront le contraire ! En respectant quelques consignes simples, il n’est pas si difficile de faire germer les graines et obtenir un plant de baobab que vous pourrez garder des années voir des décennies. Les graines sont disponibles dans la plupart des jardineries; si vous avez la possibilité de récupérer un fruit ou encore directement du pain de singe, vous pouvez bien entendu y récupérer les graines à l’intérieur. Il faut également savoir que les graines de baobab se conservent de nombreuses années, de préférence dans un endroit sec et sombre. D’une manière générale, le taux de germination diminue avec les semences plus âgées.

Pour germer, tout graine a besoin d’humidité, de chaleur et d’air. Cependant, ces facteurs, s’ils sont nécessaires, ne sont pas toujours suffisants. En l’occurrence, 2 cas sont possibles: l’inhibition de la germination et la dormance véritable. Pour le baobab, il s’agit d’une inhibition due à l’extrême dureté des téguments de la graine, ce qui a pour effet de la rendre imperméable à l’air, la lumière et l’eau et rend le réveil de la graine impossible si elle est plantée sans préalable dans du terreau. Il est à observer que de nombreuses graines d’arbres et plantes sahéliennes sont soumises à ce frein. Afin de lever cette pseudo-dormance, plusieurs méthodes sont souvent adoptées : elles peuvent être scarifiées, immergées pendant plusieurs jours (3 à 7 jours) dans de l’eau tiède ou encore ébouillantées une quinzaine de minutes. Les taux de germination sont alors variables. La scarification consiste en une incision ou un râpage des graines qui permet d’éliminer en partie le tégument le plus dur. Cette méthode assure une pénétration rapide de l’eau au sein même des tissus mais exige du temps pour la préparation. Elle conviendra donc à de toutes petites quantités de graines. Un bon taux de germination est obtenu avec cette méthode si l’on n’abîme pas les tissus. L’utilisation d’acide sulfurique ou nitrique concentrés pour attaquer en partie le tégument suivi d’un rinçage à l’eau froide permet d’obtenir un taux germination supérieur à 85 %. Attention à la durée de trempage des graines qui est déterminante car il n’est pas question d’abîmer l’embryon : un trempage à l’acide sulfurique pendant trente minutes suivi immédiatement d’un rinçage à l’eau et d’un trempage (toujours dans l’eau) pendant 24 heures. Cette méthode est souvent utilisée par le centre forestier de reboisement; toutefois, afin d’éviter de manipuler de tel produit dangereux et nocif, une méthode plus simple et naturelle, permet d’obtenir un excellent taux de germination (plus de 70 %).

En Afrique, l’action des acides gastriques particulièrement puissants chez les ruminants contenus dans l’estomac, agit d’une manière tout à fait naturelle pour lever la dormance des graines de baobab en détruisant en partie le tégument.

Ce sont par exemple les éléphants de la savane africaine qui vont ainsi participer à la germination et dissémination des graines de baobab.

Culture du baobab Adansonia digitata par Pascal Ottaviani

Culture du baobab Adansonia digitata par Pascal Ottaviani

2 – Que faut-il pour réussir son semis ?

– Un bac à semis, type mini-serre, que l’on trouve facilement dans les jardineries.

– Utiliser donc un bon terreau à semis qui reposera sur un lit de pouzzolane que l’on trouve maintenant facilement dans toutes les jardineries. Un substrat bien drainé est indispensable. Vous pouvez également utiliser des billes d’argiles, perthites, ou encore du sable de rivière.

– Un pulvérisateur
– Un fongicide pour prévenir de la fonte des semis

– Des godets en plastique pour le rempotage de 5X5X5 cm environ. Ne pas utiliser des godets en tourbe qui retiennent trop l’humidité pour ce type de semis

3 – Voici les étapes pour réussir la germination des graines d’Adansonia digitata :

Plonger les graines dans l’eau pendant 48 à 72 h. Vous pouvez les laisser plus longtemps, l’essentiel est de constater un gonflement de la graine, signe que l’eau a réussi à atteindre l’embryon à l’intérieur de la graine.

* Dans le bac à semis, déposer un mélange de terreau et pouzzolane ou billes d’argiles.
* Plantez les graines à 5 cm maximum de profondeur et espacées de 5 cm.
* Arroser largement et placer la mini-serre en plein soleil derrière une fenêtre ou dehors en été. En été, les fortes températures permettent en général un démarrage rapide des graines.
* Humidifier ensuite lorsque la surface est sèche à l’aide d’un pulvérisateur.
* Au bout de 7 à 14 jours, les cotylédons commencent à sortir suivis des premières feuilles.

Pour le rempotage attention, les jeunes pousses de baobab sont fragiles. Il faut attendre que les premières paires de feuilles après les cotylédons se soient bien développées pour procéder au rempotage. Vous pouvez ensuite les transplanter en godet individuel (godets de 5X5X5cm). Pour cela, extraire délicatement les jeunes plantules de baobab de préférence avec le terreau autour. Si les racines apparaissent, vous pouvez les saupoudrer d’hormone de bouturage (dite aussi d’enracinement, poudre d’hormone) pour plantes. Vous pouvez également mélanger un peu du terreau d’origine avec le nouveau terreau, de façon à ce que le baobab ne soit pas trop “perturbé” par son nouveau substrat totalement inconnu de lui. Ne pas trop tasser dans un premier temps surtout si les racines étaient nues. Enfin, un premier arrosage abondant grâce au pulvérisateur.

Il vous faudra prévoir un rempotage régulier (par exemple tous les deux ans) qui aura lieu pendant l’été. Taillez à cette occasion les racines de 1/3 au moins. La taille des branches n’est pas nécessaire mais si vous voulez lui donner une certaine forme, vous pouvez réduire les branchages.

4 – Les éléments importants :

L’air : La lumière doit être modérée lors de la levée, et s’avérera être un facteur décisif du développement de votre baobab. Placez donc votre pot à proximité d’une fenêtre ou sous votre véranda. En ce qui concerne la température, bien qu’acceptant en période d’hivernage des nuits à 13°C, votre arbre s’épanouira véritablement à partir de 20°C. Donc n’hésitez pas à le sortir durant l’été entre mai et octobre.

L’arrosage : il devra être parcimonieux et très espacé dans le temps : une fois par mois en hiver à une fois par semaine en été. En effet, le bois mou et spongieux de l’arbre se gorge d’eau en saison des pluies afin de disposer de réserves en période sèche. Ainsi conduit, vous pourrez espérer, après une croissance rapide sur les 2 premières années, un accroissement plus raisonnable de 3 cm par an au cours des 50 prochaines années. Taillez rameaux, branches, feuilles lorsque vous les jugez trop longs.

Comment faire ensuite, une fois que la graine a germé ? Pas de panique mais tout excès d’eau risque d’entraîner la mort de votre baobab : un arrosage modéré, plutôt une pulvérisation en surface pour conserver une bonne humidité tous les 2-3 jours voir tous les jours en été. Si vous avez une mini-serre en plastique c’est l’idéal les premières semaines de sa longue vie…

5 – La coque reste collée…

Si l’atmosphère à l’intérieur de votre serre n’est pas assez humide, on observe souvent une adhérence entre la coque de la graine et les premières feuilles. Dans ce cas, augmentez l’humidité de votre serre pour que la coque s’enlève toute seule, ou bien retirer là délicatement manuellement. Si la coque ne n’arrive toutefois pas à se retirer, attendez quelques jours que les premières feuilles se soient presque complètement développées avant de l’arracher. Les deux feuilles initiales du baobab sont appelées cotylédons et sont semblables par exemple aux cotylédons des courgettes. Dès que les vraies feuilles apparaissent, les cotylédons se flétrissent en général, car ils ont assurés pleinement leurs fonctions de protection de la zone de croissance et de soutien alimentaire de la jeune plantule.

6 – Si rien ne se passe au bout de 14-21 jours :

Il est probable que la germination des graines semées ne débutera pas sans une autre intervention de votre part. Première chose à faire, retrouver les graines pour vérifier l’état de la semence. Si elles sont toujours dures au toucher, 2 solutions s’offrent à vous: soit vous arrosez de nouveau généreusement le mélange de semis ce qui devrait permettre de lever la dormance des graines au bout de quelques jours (inconvénient: si le semis est trop humide, le germe peut pourrir dès les premiers jours) soit vous procédez à un nouveau trempage des graines pendant quelques jours. Si elles sont molles, la germination va débuter sous peu, vérifier si la racine n’est pas en train de sortir.

Par  Sébastien Garnaud

Sources  www.futura-sciences.com


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Il existe huit espèces de baobabs recensées dans le monde : l’ une vit sur le continent africain, une autre pousse en Australie, et six sont présentes strictement à Madagascar.

Les baobabs malgaches sont donc uniques, à l’image de 80% de la faune et de la flore insulaire. Comme beaucoup d’espèces malgaches, ces arbres sont aujourd’hui menacés par une déforestation intensive même si, en raison du peu d’usage dont les populations autochtones en font, les baobabs ont échappé à un abattage massif. Il n’en demeure pas moins que deux espèces sont en voie d’extinction et, pour assurer leur survie, les botanistes envisagent d’en préserver les graines dans des banques.

Mal connu et menacé, le baobab mérite de l’attention

Mal connu et menacé, le baobab mérite de l’attention

Le baobab est mal connu car il a été très peu étudié et, aujourd’hui, au moment où il disparaît de son aire de répartition, on se perd en conjectures sur les causes de cette disparition. Pascal Danthu, directeur de l’Unité de Recherche en Partenariat Forêts et Biodiversité, au Cirad, animait à Madagascar, en décembre 2007, un atelier sur la préservation des baobabs. Reportage avec le concours de Jean-Michel Léong Pock Sy, généticien des baobabs, de l’Université d’Antananarivo.

Tous les baobabs appartiennent à l’espèce Adansonia (du nom de Michel Adanson -1727-1806-, botaniste et explorateur français qui a décrit l’Adansonia Digitata, le baobab africain), et à la famille des malvacées; mais les baobabs malgaches sont bien différents de leurs cousins du continent.

Depuis la séparation du super-continent préhistorique, le Gondwana, il y a quelques 160 millions d’années, l’île de Madagascar est restée isolée du continent africain. Cette situation a conduit les espèces à se différencier, en s’adaptant à des écosystèmes particuliers. Ce phénomène est accentué par l’existence de plateaux au centre de l’île, qui forment une barrière infranchissable entre la côte ouest et la côte est.

Un arbre étrange et solitaire…

Les six espèces de baobabs malgaches vivent isolées, chacune dans un écosystème bien particulier :

L’immense et magnifique Adansonia Grandidieri , qui mesure entre 30 m et 40 mètres de haut et dont le tronc atteint les 3 m de diamètre, vit dans les forêts sèches de l’ouest de l’île, dans la région de Morondava.

Le Madagascariensis a un tronc cylindrique, voire conique, et sa fleur est rouge foncé, contrairement à ses congénères dont les fleurs sont jaunes ou blanches. On le trouve dans le nord de l’île et dans la région de Majunga.

Le Pérrieri , qui peut atteindre plus de 30 mètres de hauteur, est, avec le Suarezensis, le plus menacé ; tous deux sont localisés très étroitement dans la région d’Antsirana au nord de l’île. Le plus petit des baobabs qui mesure moins de 4 m à 5 mètres de haut, à peine un arbre… – est le Rubrostipa : il ressemble vraiment à une bouteille avec son tronc tout rond, resserré au départ des branches.

Quant au Za , dont la hauteur peut varier de moins de 5 mètres jusqu’à trente de hauteur, son tronc ressemble à un gros cône posé sur le sol, comme une fusée prête à décoller.

Ses feuilles ? En dépit de racines aériennes impressionnantes, les baobabs ont peu de feuilles :  ne dit-on pas qu’ils ont l’air d’avoir été plantés à l’envers ? Ces quelques feuilles tombent pendant la saison sèche : le baobab a donc peu de surface apte à faire la photosynthèse. Mais il a trouvé la parade : quand on gratte son écorce, on constate que le tronc est recouvert d’une pellicule verte de chlorophylle ! Il peut ainsi faire de la photosynthèse toute l’année, quelque soit la saison.

Son tronc ? Il grossit ou maigrit suivant la saison : le baobab stocke l’eau dans son tronc spongieux. Ce dernier grossit donc pendant la saison des pluies, ce qui lui permet de tenir pendant la longue saison sèche, en maigrissant au fur et à mesure. Mais, malheureusement, cet avantage est un handicap pour les botanistes : la coupe du tronc ne révèle pas un nombre de cercles concentriques en relation avec l’âge, comme sur les autres arbres. Et l’on ne connaît pas l’âge exact des baobabs, même si la lenteur constatée de leur croissance permet d’évaluer qu’ils ont pour la plupart plusieurs centaines d’années d’existence !

Ses fleurs ?  Chaque espèce a un pollinisateur adapté à la forme de sa fleur. Les fleurs du genre brevitubae font appel aux lémuriens et aux chauve-souris, quand les fleurs de type longitubae requièrent la présence de papillons, d’abeilles, ou d’oiseaux.

Ouverture de la fleur d'arbre de baobab type adansonia digitata

Ouverture de la fleur d’arbre de baobab type adansonia digitata

Et les fruits ? Les baobabs produisent de gros fruits de forme oblongue –appelés Renala en malgache-. Les graines, logées dans une pulpe blanchâtre, sont protégées par une coque dure,  recouverte d’une peau marron et douce comme du velours.

Oui, le baobab peut nourrir des légendes. Pourtant, hormis quelques baobabs sacrés, c’est un arbre dont les malgaches font peu de cas. L’écorce du baobab était autrefois utilisée pour faire les toits des maisons et les cordages, mais l’usage s’en est quasiment perdu. Les fruits peuvent être consommés en jus, mais les touristes en sont les principaux amateurs. Les feuilles sont riches en vitamines A, pourtant, personne ne les consomme. Au sud de l’île, on creuse le tronc des baobabs afin de les transformer en réservoirs d’eau pour la saison sèche, mais le bois n’est d’aucun usage hormis celui-là.

C’est un mal pour un bien car, finalement, cette relative inutilité vaut au baobab d’être encore préservé dans les zones fortement déboisées. Quand on arrive à la fameuse allée des baobabs, au nord de Morondava, on est frappé par leur présence imposante. En effet, les Grandidieri dominent la savane aujourd’hui rase. Cette zone, autrefois forestière, a été déboisée par les populations qui pratiquent la culture sur défriche-brûlis, dite « tavy », puis par la construction d’une raffinerie de canne à sucre. Mais les baobabs, eux, sont restés debout malgré le passage du feu et l’accroissement de l’humidité liée aux rejets de la raffinerie. Ceci étant, ces arbres pourraient être les derniers de leur espèce, car ils ne se reproduisent plus.

Pourquoi disparaît-il ?

Dans certaines zones de Madagascar, il n’existe plus de jeunes baobabs, et ceci depuis 300 ou 400 ans. Les chercheurs  du Centre International de Recherche en Agronomie pour le Développement (le CIRAD) et de l’Université d’Antananarivo unissent leurs efforts pour essayer de comprendre comment le processus s’est interrompu.

Outre l’agriculture qui ravage les forêts, si le baobab ne se reproduit plus, c’est probablement qu’un maillon important pour la reproduction a disparu. Mais lequel ? Le baobab, à l’instar d’un certain nombre d’arbres tropicaux, aurait, en fait, une dissémination dite « zoochore » : les botanistes avancent qu’un baobab adulte secrète une substance qui empêche un jeune baobab de pousser juste à côté. Un intermédiaire serait donc nécessaire. Ainsi, certains animaux jouent ce rôle : ils mangent les fruits et les graines, et relâchent plus loin, dans leurs fescès, les graines non digérées. Certaines de ces espèces animales auraient aujourd’hui disparu : les botanistes pensent notamment à l’Aepyornis Maximus, l’oiseau-éléphant ou « vorombe », en malgache. Avec trois mètres d’envergure, cet oiseau, qui a disparu au 17ème siècle, est le plus grand volatile ayant jamais existé.

Sauvons les baobabs !

Aujourd’hui, pour sauver les deux espèces de baobabs en voie d’extinction, le Pérrieri et le Suarezensis, les botanistes ne voient qu’une solution : préserver des graines dans des banques de graines. Mais sur l’île, où la pauvreté domine et l’agriculture sur brûlis est encore la règle, les autres espèces de baobabs résisteront-elles encore longtemps ?

Peut-être faut-il penser aujourd’hui en terme d’écosystème particulier, dont l’homme fait partie au même titre que le baobab ou le rat sauteur, car si on ne peut pas toujours préjuger du rôle de chaque espèce au sein d’un écosystème, on constate néanmoins que la disparition d’un maillon entraîne inéluctablement un dysfonctionnement de l’écosystème dans son ensemble. Une raison nécessaire et suffisante, donc, pour sauver les baobabs !


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Le baobab africain (Adansonia digitata) est la plus connue des 8 espèces de Baobab.

C’est une herbe africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique. Sacré pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre à palabres qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.
Étymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.
Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau (on l’appelle pour cela “arbre bouteille”) a une allure caractéristique. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation « l’arbre à l’envers » car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.

L’écorce est fibreuse, grise et lisse, quelquefois irrégulièrement tuberculée. Elle a la particularité de pouvoir se régénérer.

Le bois est mou et spongieux.

Le fruit (pain de singe) du Baobab bio se présente sous une forme oblongue d’environ 100 mm de diamètre et 200 mm de long. Il contient des graines enrobées d’une pulpe déshydratée. On utilise la pulpe blanche séchée dans la préparation d’une boisson appelée bouye ou jus de bouye, utilisée pour le traitement des diarrhées.

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Le fruit du baobab bio ou pain de singe séché naturellement

Longévité

Cet arbre de croissance lente est exceptionnellement longévif, on peut rencontrer des spécimens âgés de près de 2 000 ans. En fait, les baobabs ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Distribution

C’est un arbre africain typique de la savane arborée sèche, où on le rencontre en compagnie d’acacias, tamariniers et albizias. Son aire de distribution va du Sahel, surtout au Sénégal[citation nécessaire], jusqu’au Transvaal, où sa sensibilité au gel limite son expansion. Il est absent des forêts ombrophiles d’Afrique centrale.
Alimentation
Fruits
Les fruits du baobab sont comestibles. Leur goût acidulé plaît aussi bien aux humains qu’aux singes (d’où leur appellation de “pain de singe”). Ils sont très riches en vitamines B1 et C et contiennent deux fois plus de calcium que le lait.

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. La pulpe des fruits frais ou séchés est utilisée pour la confection de boissons.

Depuis juillet 2008, le fruit est autorisé à la vente par la Communauté européenne (cette autorisation est obligatoire depuis 1997 pour tout produit alimentaire non déjà couramment consommé en Europe).
Racines, turions

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

Feuilles

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore, zinc, et puissant aliment antioxydant) se consomme bouillie. Au Sénégal, le “lalo” est une poudre de feuilles de baobab séchées que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.

Du côté de Kayes (au Mali), les enfants emploient parfois les graines comme bonbons en raison de la saveur acidulée de la pulpe.

La feuille d'arbre de boabab Adansonia digitata

La feuille d’arbre de boabab Adansonia digitata

Thérapeutique

En Afrique de l’Ouest, le fruit séché est utilisé en décoction en cas de diarrhées pour ses vertus astringentes. La feuille est utilisée en décoctions pour tisanes médicinales.



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Arbre sacré des contes et légendes d’Afrique, le baobab est réputé pour sa grande longévité et son exceptionnelle résistance à la sécheresse.

Il existe plusieurs sorte de baobab, notamment à Madagascar, mais la plus connue reste le baobab africain.
Omniprésent dans la pharmacopée traditionnelle africaine, on en utilise toutes les parties: du fruit riche en vitamine C, en passant par la pulpe, les feuilles et l’écorce.

L’huile de l’arbre à palabres…l’huile de baobab biologique Arbre sacré contes et légendes

L’huile de l’arbre à palabres…l’huile de baobab biologique Arbre sacré contes et légendes

L’huile de baobab est extraite des centaines de graines contenues dans les fruits ovales de l’arbre. Cette huile regorge de protéines et d’acides gras essentiels. Utilisée dans l’art culinaire africain, elle est également très appréciée en cosmétique et représente d’ailleurs un soin de prédilection des femmes sénégalaises.

Huile rare et précieuse, l’huile de baobab est souvent comparée à l’huile d’argan. De couleur jaune citron, l’huile de baobab est réputée pour lutter contre les radicaux libres et donc prévenir l’apparition des rides. Emolliente et régénérante cette huile pénètre facilement la peau qu’elle protège et assouplit. Elle est fortement recommandée dans la prévention des vergetures afin de rendre son élasticité à l’épiderme.

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

Le fruit du baobab bio ouvert laissant apparaître la pulpe et les fibres rouges

L’huile de baobab bio est adaptée aux peaux sensibles , délicates et irritées, mais elle est aussi un véritable embellisseur capillaire, et un soin aux cheveux secs et fourchus auxquels elle rend brillance et souplesse. Cette huile protectrice est également bénéfique pour les problèmes d’ongles fragiles et cassants.


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Huile vierge de BAOBAB Sauvage Biologique (Adansonia digitata L.)

Le baobab est réputé pour sa longévité (estimée à 3000 ans) et pour sa grande résistance à la sécheresse.
L’huile de baobab est extraite des graines contenues dans ses fruits. Très hydratante, elle nourrit les peaux sèches et prévient l’apparition de rides.
Ses propriétés émollientes et adoucissantes en font un soin efficace pour traiter les irritations cutanées.
L’huile est extraite des graines contenues dans le fruit.Une huile biologique le respect de la nature et de l’homme.

Huile de graines de Baobab biologique AB ecocert

Huile de graines de Baobab biologique AB ecocert

Elle ne bouche pas les pores de la peau, fluide elle est rapidement absorbée, elle est dotée d’une excellente pénétration.

Cette huile est très appréciée pour ses propriétés médicinales.

Le fruit de baobab bio d'où on extrait les graines pour produire l'huile de baobab bio

Le fruit de baobab bio d’où on extrait les graines pour produire l’huile de baobab bio

Applications:

– L’huile de baobab à un fort pouvoir anti-oxydant, et contient de nombreux tocophérols (vitamine E et en acides gras insaturés)
– L’huile de baobab protège la fibre capillaire et le cuir chevelu, apporte brillance et souplesse aux cheveux secs.
– L’huile de baobab est protectrice des cellules (assouplit et apaise la peau soulage la peau imitée)
– L’huile de baobab est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures
– L’huile de baobab est réparatrice et cicatrisante (brulure, acné, gerçures, ongles cassants) elle redynamise la peau et relance des fonctions vitales des cellules.
– L’huile de baobab bio améliore l’élasticité de la peau, aide dans la prévention de vergeture
– L’huile de baobab bio soulage les affections de l’épiderme telles que l’eczéma, le psoriasis ou les petites plaies.
– L’huile de baobab bio renforce les ongles cassants
– L’huile de baobab bio se révèle très bénéfique en huile de massage pour apaiser les zones fatiguées du corps
– L’huile de baobab bio traite également les cheveux secs et/ou fourchus mais les cheveux frisés ou crépus.(masques capilaires)
– L’huile de baobab redynamise la peau et relance les fonctions vitales des cellules, elle régènère rapidement les tissus.
– L’huile de baobab bio est réparatrice et cicatrisante (brulure, acné)
– L’huile de baobab boi protège les cellules (assouplit et apaise la peau, soulage la peau irritée)
– L’huile de baobab bio protège la peau des agressions extérieures (soleil, froid, vent, pollution) l’adoucit et la préserve du desèchement.
– L’huile de baobab bio convient également au soin des peaux matures.
– L’huile de baobab bio aide à la cicatrisation des plaies.
– L’huile de baobab bio à des propriétés antalgiques, et soulage les maux de dent, les contractures et les douleurs musculaires.
– L’huile de baobab bio est régénérante et anti-inflammatoire elle soulage des courbatures.

Cette huile peut être utilisée à des fins culinaires

Couleur : jaune

Odeur : noisette

Mode d’obtention : L’huile de baobab est obtenue par pression mécanique à froid des graines du fruit. Son odeur est douce.

Composition : Acides gras : acide myristique 0.2%, acide pentadécanoïque <0.1%, acide palmitique 23.1%, acide palmitoléique 0.3%, acide margarique 0.2%, acide heptadécénoïque 0.4%, acide stéarique 4.5%, acide oléique (oméga 9) 33.1%, acide linoléique (oméga 6) 31%, acide alphalinolénique 0.3%, acide arachidique 1%, acide gadoléique 0.2%, acide béhénique 0.4%, acide tricosanoïque <0.1%, acide lignocérique 0.2%, autres acides gras 5.1%

Conservation : Garder l’huile de Baobab dans son flacon opaque protégé de la lumiere, bien fermé à l’abri de l’air, de la chaleur (température inférieure à 25 °C).

Certification : 100% issus de l’agriculture biologique, garantir de qualité et de traçabilité
Flacon de 50 ml

Origine: Sénégal

Conseil d’application : appliquer l’huile de baobab sur la totalité du visage ou toutes parties du corps, le film hydrolipidique se reconstitue naturellement. Ce film permet de préserver l’eau contenue dans l’épiderme. Souplesse et douceur assurées.


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Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix la poudre de baobab bio

Ingrédients
3 Œufs.

2 cuillères à Soupe de Baomix.

250 grammes de Ricotta.

40 grammes de Maïzena.

90 grammes de Sucre en poudre.

5 à 10 grammes de Beurre pour le chemisage du Plat ou du Moule.

Une pincée de Sel de Guérande.

1 Orange pour le zeste.

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante
PréparationDans un récipient,Casser 1 œuf entier plus 2 Jaunes d’œufs.

Ajouter 80 grammes de Sucre en poudre.

Battre vigoureusement.

Ajouter une pincée de Sel de Guérande.

Ajouter 1 cuillère à Soupe bien pleine de Baomix.

Bien mélanger.

Rajouter une deuxième cuillère à Soupe bien pleine de Baomix.

Mélanger et Battre énergiquement.

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Monter les 2 blancs d’Œufs en Neige (Les réserver).

Reprendre la préparation,

Ajouter les 40 gr de Maïzena.

Râper les ¾ de l’Orange en Zeste, bien mélanger.

Ajouter les 250 gr de Ricotta, bien mélanger.

Râper le dernier quart de l’Orange en Zeste, bien mélanger et battre énergiquement.

Ensuite incorporer et mélanger délicatement les Blancs en Neige.

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Cuisson

Au début de la préparation préchauffer le Four à 180 degrés.

Prendre un Plat ou un Moule.

Chemiser le Plat ou le Moule avec le Beurre.

Saupoudrer avec les 10 grammes de Sucre en Poudre restant.

Verser délicatement la préparation pour la cuisson.

Mettre dans le four à 180 degrés.

Faire cuire pendant 30 minutes environ.

Surveiller la cuisson après 25 minutes.

Sortir et laisser refroidir.

Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Il est  souhaitable de déguster ce Dessert tiède
Recette du moelleux à la Ricotta et au Baomix, pulpe de fruit de baobab biologique antioxydante

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Bon Appétit.

Conclusions

Ce dessert est succulent et original, nos invités ont appréciés.

Que c’est bon.


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LE BAOBAB COMMENCE À ÊTRE REPLANTÉ DANS PLUSIEURS PAYS D’AFRIQUE. LES BAOBABS DU GENRE ADANSONIA SUSCITENT DE NOUVEAU L’INTÉRÊT DE L’INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE GRÂCE AUX BIENFAITS DE SON FRUIT ET PLUS PRÉCISÉMENT DE SA PULPE.

Les produits à base de pulpe de baobab commencent à se multiplier et à trouver des débouchés bien au-delà de l’Afrique. On trouve des confitures, des chocolats, des bonbons, du jus de fruit et des yaourts, tandis qu’au Japon vient de apparaître le « Pespi Baobab ». Contrairement à certaines plantations d’espèces introduites en Afrique pour l’agroalimentaire ou à l’agro carburant, le baobab est un arbre qui existe déjà sur le continent et sur la Grande Ile et ne risque pas de détruire les écosystèmes.
Outre que l’arbre du baobab est un formidable réservoir d’eau pouvant retenir jusqu’à 100.000 litres qui peut être récupéré dans son tronc sans détruire l’arbre, en Afrique et à Madagascar, les services rendus par le baobab sont déjà connus depuis longtemps. La pulpe du fruit est utilisée dans la médecine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhée. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 à 3000 mg/kg, soit six fois supérieure à celle contenue dans une orange. Elle contient des acides qui peuvent être utilisées pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmétique à base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique.
Pourtant, le baobab pourrait être en danger.
Cet arbre géant est gorgé d’humidité et donc ne brûle pas et ne peut servir de bois de chauffage. De plus, il a une forte capacité de régénération : il suffit qu’un petit nombre de racines soient conservées ou que quelques branches soient enterrées, pour qu’il repousse à nouveau. Il n’a donc aucune raison de disparaître, pourtant, il est en danger. Depuis des années, en Afrique comme à Madagascar, qui abrite six espèces endémiques, les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et de moins en moins robustes.
Le baobab commence à être replanté dans plusieurs pays d’Afrique. Les baobabs du genre Adansonia suscitent de nouveau l’intérêt de l’industrie agroalimentaire grâce aux bienfaits de son fruit et plus précisément de sa pulpe. Les produits à base de pulpe de baobab commencent à se multiplier et à trouver des débouchés bien au-delà de l’Afrique. On trouve des confitures, des chocolats, des bonbons, du jus de fruit et des yaourts, tandis qu’au Japon vient de apparaître le « Pespi Baobab ». Contrairement à certaines plantations d’espèces introduites en Afrique pour l’agroalimentaire ou à l’agro carburant, le baobab est un arbre qui existe déjà sur le continent et sur la Grande Ile et ne risque pas de détruire les écosystèmes.
Outre que l’arbre du baobab est un formidable réservoir d’eau pouvant retenir jusqu’à 100.000 litres qui peut être récupéré dans son tronc sans détruire l’arbre, en Afrique et à Madagascar, les services rendus par le baobab sont déjà connus depuis longtemps. La pulpe du fruit est utilisée dans la médecine traditionnelle pour combattre la fièvre, les douleurs et la diarrhée. Elle est riche en vitamine B1, B2, B3, en calcium et surtout en vitamine C : 2500 à 3000 mg/kg, soit six fois supérieure à celle contenue dans une orange. Elle contient des acides qui peuvent être utilisées pour faire coaguler le lait pour faire du yaourt. A Madagascar, elle est très connue pour ses vertus anti-rides dans le cosmétique à base de plante. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique.
Pourtant, le baobab pourrait être en danger.Cet arbre géant est gorgé d’humidité et donc ne brûle pas et ne peut servir de bois de chauffage. De plus, il a une forte capacité de régénération : il suffit qu’un petit nombre de racines soient conservées ou que quelques branches soient enterrées, pour qu’il repousse à nouveau. Il n’a donc aucune raison de disparaître, pourtant, il est en danger. Depuis des années, en Afrique comme à Madagascar, qui abrite six espèces endémiques, les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et de moins en moins robustes.
L’Adansonia digitata, le baobab d’Afrique est présent dans 31 pays africains dans les régions les plus sèches du Sud Sahara jusqu’aux forêts à Madagascar. C’est l’espèce la plus répandue et la mieux étudiée en Afrique. L’Adansonia grandidieri, mesurant de 30 à 40 mètres est le plus imposant des baobabs. C’est celui qui forme la célèbre allée des baobabs de Morondava. Si la floraison peut se prolonger pendant 6 semaines de novembre à décembre et sporadiquement au cours de l’année, la durée de vie des fleurs est très courte. Les fleurs commencent à s’ouvrir vers la fin de l’après-midi, s’ouvrent complètement en soirée et tombent le lendemain à l’aube. Elles ne durent donc que 12 heures. De plus, le nombre de fleurs par arbre peut être très réduit et varie de 1 à 50 par jour. Cette particularité donne aux animaux nocturnes un rôle vital à la reproduction du baobab. Les fleurs émettent une odeur qui attire en particulier les chauves-souris qui vont jouer ainsi le rôle important de pollinisateur. Avec leurs griffes, elles s’accrochent quelques secondes à la corolle pour recueillir le nectar. A Madagascar, en plus des chauves-souris frugivores, les lémuriens jouent un rôle important dans la pollinisation. La survie des baobabs va donc de paire avec celle des chauves souris et des lémuriens. Ces deux animaux sont pourtant en danger à cause de la déforestation, de la fragmentation et la destruction de leurs habitats et de la chasse. Un phénomène nouveau vient s’ajouter à ces dangers en ce qui concerne la chauve souris : c’est la collecte de guano qui fait rage actuellement et dont on ne sait encore rien sur l’impact réel sur les écosystèmes et la survie des chauves souris.
Une nouvelle reconnaissance économique pour un arbre millénaire
La pulpe de baobab a obtenu l’agrément « Nouvel aliment » en 2008 au sein de la Communauté Européenne, après la démarche de l’association PhytoTrade Africa. Cet agrément ne concerne à ce jour que l’espèce Adansonia digitata. Fin juillet 2009, la FDA (Food and Drug Administration) aux Etats-Unis a accordé ce statut à la pulpe produite par la société Baobab Fruit Company Senegal. Le scientifique Sébastien Garnaud s’est spécialisé dans l’étude et la conservation de cet arbre en Afrique et à Madagascar. Il a créé l’association Inecoba (Institut pour l’étude et la conservation du baobab) et recense les nouveaux produits dérivés, qui vont peut être changer le destin de l’arbre. Un nouveau marché, qui rentre tout à fait dans le cadre d’un développement économique local durable et la reconstruction d’écosystèmes, semble s’ouvrir et Madagascar devrait pouvoir pleinement en profiter. En effet, il n’y a aucune raison pour que dans la Grande Ile où la consommation de pulpe de fruit pour faire des jus de fruits est déjà largement rentrer dans les mœurs, le développement de l’exploitation du fruit de baobab endémique ne fasse pas l’objet de recherches plus poussées. On estime que les baobabs sont prêts à produire des fruits entre 8 et 23 ans. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voir même absente certaines années. Une technique de greffage mise au point au Mali a permis non seulement d’obtenir des plants appropriés pour la production de fruit dès la troisième année mais elle a conduit également à des arbres plus petits, ce qui facilite la récolte des fruits. En effet la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 à 2 m par an.
Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe

Le baobab bio sauvage du Sénégal de type adansonia digitata qui produit le pain de singe


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À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette reproduction interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s’adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu’il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.

Vidéo Cirad, Baobabs mutants

Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la réalité est toujours plus complexe qu’il n’y paraît. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congénères d’une espèce différente. Ce phénomène d’échange génétique entre espèces distinctes, appelé introgression, défie la définition même du terme « espèce ». Il vient d’être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab*. « Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l’existence d’un tel phénomène. » Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d’étude unique car la Grande île est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète. Comparaison d’ADN Après plusieurs missions de terrain pour récupérer de l’ADN via des échantillons de feuilles ou d’écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l’introgression génétique.

baobab metis baomix

Explications

Un arbre d’une espèce A peut féconder celui d’une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s’« acoquiner » aussi bien avec un « partenaire » A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs « rejetons » feront alors partie de l’espèce A, sauf qu’ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d’espèces B. Le tour est joué ! Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l’équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et

Roselyne Lumaret ont usé d’une astuce. Ils ont comparé l’ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes** qui a la propriété d’être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d’échange de gènes entre espèces.

Au-delà de la sélection naturelle Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d’introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : « leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l’a décrite Darwin, l’introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales. » Grands mais fragiles Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les projets financés par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection (voir encadré) . Par exemple, la découverte des phénomènes d’introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l’espèce. « Imaginez qu’on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu’une espèce, le phénomène d’introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d’adaptation, ce qui est loin d’être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux ! » explique Pascal Danthu.

Baobab

L’arbre aux mille surprises « Tout le monde connaît les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c’est le désert » confie Pascal Danthu. Les projets de l’unité de recherche en partenariat « Forêts et Biodiversité » étudient cet arbre sous tous les angles afin d’apporter des clés pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la génétique aux rapports étroits qu’entretiennent les sociétés avec ce géant du règne végétal, en passant par l’écologie pour mieux connaître ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que « le baobab surprend quel que soit l’angle d’étude. L’anatomie du bois est extrêmement complexe, l’architecture de l’arbre défie les modèles classiques, et les relations qu’entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes. » Et puisque les baobabs ne semblent pas être à un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches. Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité. Le biologiste, lui, n’en est pas persuadé : « ce phénomène peut être dû à des effets anthropiques, aux premières manifestations du réchauffement climatique, ou encore, à une régulation naturelle liée à la très longue durée de vie. La question est à l’étude. » En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l’ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : « dans cette région très peu anthropisée, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées. » * Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l’unité de recherche en partenariat «Forêts et Biodiversité», un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar.

Les partenaires du projet sont le Cirad, l’Université d’Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l’IRD, l’Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l’Université de Barcelone. ** Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l’énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse. Sources : Cirad, C. Cornu. la recherche agronomiques pour le développement www.cirad.fr



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