[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Originaire de l’océan Indien, le baobab ou pain de singe est parti à la conquête de toute l’Afrique Noire où il est devenu inséparable d’une bonne partie du décor villageois.

Il tire son nom de l’arabe « bu hibab » (fruit qui donne beaucoup de graines) en référence à ses gros fruits secs, les « pains de singes », qui contiennent des graines très appréciées des enfants comme friandises.

Aux Comores, ils sont reconnaissables à leurs troncs ventrus et boursouflés ainsi qu’à leur écorce plissée qui les font ressembler à des pachydermes. D’après les botanistes, leurs rondeurs avantageuses leur permettent de stocker le maximum d’eau à l’abri de l’évaporation et d’être ainsi adaptés aux régions les plus sèches. Une curiosité : ses fleurs blanches sont fécondées par les chauves-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes.

Le fruit du baobab bio sauvage, d'où on extrait la poudre de pain de singe

Le fruit du baobab bio sauvage, d’où on extrait la poudre de pain de singe

 

Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. De plus, ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie, et ses feuilles donnent le henné pour le maquillage des femmes, Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*