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 Recette du bouye la Boisson à base de fruit du baobab, pain de singe

– 200g de poudre de pain de singe

– 1l de lait entier ou semi-écrémé (ou encore du lait frais de vache)

– 25g de crème fraîche (facultatif)

– Sucre

– Vanille

Mouiller la farine de pain de singe, essorer ensuite dans un récipient. Ajouter le lait, la crème fraîche pour une meilleure saveur. Sucrer à votre goût et la consistance à votre choix. Plus concentré, ce jus s’apparente au yogourt yoplait. Le pain de singe est le fruit du baobab, de son scientifique l’adansonia digitata. Lire à la suite les multiples usages de cet arbre.

Les vertus du baobab (extrait)

Le baobab d’Afrique figure parmi les espèces fruitières de cueillette les plus appréciées par les populations sahélo-soudaniennes et la multiplicité de ses usages en fait l’une des espèces les plus utiles du Sahel. Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires.

La pulpe du fruit est largement utilisée dans la medecine traditionnelle comme fébrifuge, analgésique, anti-diarrhéique, anti-dysentérique et dans le traitement de la variole et de la rougeole. La pulpe des fruits, généralement blanchâtre, mais pouvant être jaune ou rosée, appelée “pain de singe”, est très riche en acide ascorbique (vitamine C, 2500 à 3000 mg/kg), soit à volume égal 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange. L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important du point de vue nutritionnel et thérapeutique, par exemple comme solution au scorbut.

Le fruit du baobab bio sauvage, d'où on extrait la poudre de pain de singe

Le fruit du baobab bio sauvage, d’où on extrait la poudre de pain de singe

La pulpe contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la thiamine (vitamine B1), la riboflavine (vitamine B2) ou encore la niacine (vitamine B3 ou PP). Le goût acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique et l’acide tartrique. Si l’on devait comparer cette acidité à l’un de nos fruits, elle est un peu plus marquée que pour celle des raisins secs. Ces acides sont par exemple utilisés par les peuples pasteurs d’Afrique pour faire coaguler le lait. Dans 100 g de pulpe du fruit du baobab, il y a 75,6% de glucides, 2,3 % de protéines et 0,27 de lipides et permet d’obtenir 300 mg de vitamine C.

Les feuilles sont très riches en calcium et fer, en effet 33 grammes de feuilles sèches couvrent les besoins journaliers en calcium d’un individu: 100 g de feuilles fraîches (correspondant à 23 g de matière sèche) contient de 400 à 2600 mg de calcium. Dans la pharmacopée traditionnelle, les feuilles sont employées en compresses ou en tisanes.

Enfin, les baobabs sont habités par des colonies d’abeilles qui se nourrissent de nectar de ses fleurs Elles produisent un miel fin et apprécié qui rappelle le miel de châtaigner ou encore le sirop d’érable.

Depuis quelques années, différents produits issus du baobab ont fait leur apparition sur le marché européen, principalement en Italie mais également en France. Les laboratoires pharmaceutiques se sont intéressés depuis de nombreuses années à cet arbre et ont peu à peu intégré ses diverses propriétés dans différents produits cosmétiques comme les crèmes, lotions, ou masques.

Une société strasbourgeoise distribue même du nectar de baobab “boisson énergisante, vitaminée” fabriquée à partir du pain de singe. Une entreprise horticole sénégalaise propose à destination de la France des baobabs produits sous le label “commerce équitable” en forme de plants-bonsaï de 1 à 30 ans pour une culture en pot sous nos climats.

Arbre le baobab sauvage adansonia digitata

Arbre le baobab sauvage adansonia digitata

Les graines contiennent 15% d’une huile riche en acides gras essentiels (oléique, linoléique et linolénoique) qui est utilisée dans l’alimentation humaine et en cosmétique. Cette huile est plus riche en protéines que celle d’arachide. Elles sont également consommées fraîches ou grillées voir même torréfiées comme substitue du café. La farine obtenue à partir des graines peut contenir jusqu’à 48 % de protéines et 2 % de vitamine B1; elle mériterait d’être utilisée pour la fabrication d’aliments infantiles comme l’est la farine de caroubier en Algérie. La graine contient un alcaloïde, l’adansonine, qui est aussi utilisée comme contre-poison. D’un point de vue thérapeutique, l’huile soulage par exemple les douleurs provoquées par les brûlures.

Les coques des fruits une fois vidées de la pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, plateaux ou encore transformées en colliers, bracelets ou bagues.


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